Agriculture

  • Un nouveau légume sur le marché belge: le «Yacon»

    La Belgique dispose désormais d’un nouveau légume. Il s’agit du « Yacon », qui provient de Kinrooi, dans le Limbourg. Cette nouvelle variété de tubercule, originaire à la base des Andes, a en effet été présentée mardi au public, à l’issue d’une année de tests.

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    La Poire de terre, ou Yacón, est une plante vivace tubéreuse de la famille des Astéracées, originaire d'Amérique du Sud, parfois cultivée pour ses tubercules comestibles croquants et au goût sucré. Wikipédia

    capture ecran 2017-11-16 à 15.40.15.jpgLe yacon est une culture neuve pour la Belgique, où ce légume était inconnu jusqu’à présent. Également appelé poire de terre, c’est un proche de la famille des topinambours et des tournesols. Il est cultivé sans l’intervention de produits phytopharmaceutiques. D’après un cultivateur limbourgeois, on peut le comparer au niveau de sa structure à une poire Conférence.

    Même lorsqu’il est cuit, le Yacon reste dur. Et plus on le conserve longtemps, plus son goût sera fruité. Il peut aussi être mangé cru. Il est d’ailleurs très savoureux en carpaccio.
    Près de 40.000 euros ont été investis, notamment via un programme de financement de la Flandre et de la province de Limbourg, afin de pouvoir mettre ce légume sur le marché. Où le trouver? La suite à lire dans le Sillon Belge

     

  • GAL Pays des Condruses: journée de visite 'Agriculture et bois-énergie' à Gembloux

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  • Modave,Tinlot. Rallye du Condroz «3.000€ de dégâts dans mes champs!»

    Pour assister à l’une des étapes les plus spectaculaires du Rallye du Condroz, certains n’hésitent pas à laisser leur respect à la maison! De multiples conducteurs de quads et de 4X4 ont ainsi traversé des champs semés: Philippe Collinge, agriculteur de Tinlot, évalue à deux terrains de football la superficie des récoltes détruites par ces incivilités.

    «  Ce qui m’attriste le plus, ce n’est pas tant le côté financier… Cela ne va pas compromettre mon année. Mais c’est sur le plan du respect du travail de l’autre que cela me touche beaucoup.  »

    Philippe Collinge, agriculteur à Tinlot, est dépité face à la situation qu’il traverse chaque année, lors du Rallye du Condroz. «  Cela a été un peu mieux quelques années, maintenant ça recommence… Cette édition, c’est la totale. Ça devient vraiment insupportable  », confie-t-il.

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    Les quads et les 4X4 ont traversé les champs entre la N636 (Route de Dinant) et la carrière

    En ce week-end de course, malgré la présence de panneaux de signalisation placés spécialement pour l’événement, «  ainsi qu’un engin agricole que j’avais stationné au milieu du chemin, avec l’accord de la commune  », de multiples véhicules se sont servis de ses champs (sur les entités de Strée et de Tinlot) comme d’une voie publique. Des dizaines de 4X4 et de quads ont bravé l’interdiction de circuler près de la course et, sans aucun respect pour les récoltes semées, ont allégrement traversé les récoltes, entre la N636 et la carrière de Strée. «  Les gens ne se posent pas 36 questions : si la route est barrée, pour avoir accès à l’une des étapes les plus spectaculaires, ils roulent à travers les champs !  » Résultat : une importante partie des récoltes de colza et de froment, surtout, a été détruite. «  On ne pouvait pas ignorer que les cultures étaient en place. Le colza fait bien 25-30 cm de haut, le froment a commencé à pousser et le champ est déjà tout vert !  » Au total, les dégâts s’avoisinent sur une superficie de deux terrains de football. «  Il faut se rendre compte que, pour cette année, c’est irrécupérable ! C’est trop tard pour ressemer  », explique Philippe Collinge qui, comble de la situation, avait d’ailleurs laissé une partie de l’un de ses champs sans semence, pour permettre le stationnement de véhicules. «  Une dizaine seulement s’y est garée  », déplore-t-il.

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    En bordure du champs, les véhicules se sont créé un chemin à travers les cultures, sur plus d'un km, entre 5 et 15 m de large, pour rejoindre la carrière de Strée ou se déroulait la spéciale.

    Ce dimanche, un hélicoptère de la police a survolé la zone afin de filmer les lieux, notamment pour relever les plaques d’immatriculation des véhicules présents (6 à ce moment-là), mais aussi pour visualiser l’ensemble des ornières et dégâts orchestrés dans les récoltes.

    La zone de police du Condroz va rédiger des procès-verbaux à l’encontre de ces propriétaires de véhicules, notamment pour destruction de cultures et non-respect des arrêtés de police. Pour rappel, il était en effet tout à fait interdit de circuler en quads ou en 4X4 à moins de 250 mètres de l’événement.

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    Il ne reste rien des semis!

    De son côté, Philippe Collinge espère vraiment obtenir des dédommagements. «  Je réclame 3.000 euros  », dit-il. «  Je ne fais pas ça pour l’argent ni pour embêter pour le plaisir, je suis moi-même amateur de sports moteurs. Mais il est temps que le public, tout comme les organisateurs, soient conscientisés sur cette problématique  », conclut-il.

    Voir l'article complet d'Emilie Depoorter, avec la réaction de Roger Jamoul, dans la Meuse digitale et la Meuse Huy-Waremme du 7 novembre. Photos AL.

  • Tinlot, Projet de poulailler. L'échange d'arguments se poursuit

    Le délais pour la consultation du dossier soumis à l'enquête publique étant très court (il se termine le le mardi 7 novembre à 9h) les promoteurs de la pétition ont réagi à la lettre de Jérôme Hartog qui apporte  des précisions sur son projet de poulailler à Tinlot:

    Suite aux explications données par Monsieur Jérôme HARTOG sur le blog on est un peu rassuré sur le projet.  Toutefois, il y a bien un riverain qui a étudié le dossier déposé à la commune et voici ces conclusions.

    "Après une lecture attentive du dossier déposé auprès des services de la Commune de Tinlot, je me permets de vous écrire pour vous transmettre mon désaccord dans le cadre de cette enquête publique en vue d’obtenir un permis d’environnement de classe 2. Les raisons en sont multiples.

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    Tout d’abord, au niveau de la forme : dans le texte, il est fait référence, en matière d’eaux usées, de consulter la « page 7 » de « l’Annexe II A ». Or, « l’Annexe II A » ne comprend que les pages 1 à 6 sur les 17 qui devraient la constituer, et ce, dans les 2 exemplaires que possèdent vos services. Que doit-on en penser ?

    Ensuite en tournant les pages une à une, le dossier mentionne qu’une étude d’incidence sur l’environnement n’est pas justifiée alors que celui-ci aborde, pour les minimiser, un certain nombre de nuisances sur celui-ci en faisant appel à notions théoriques qui auraient dû et pu être vérifiées par des prises de mesures sur le terrain. Cette attitude me laisse perplexe et ne relève pas d’une attitude saine et objective.

    Concernant les extracteurs à basse vitesse du pignon et à haute vitesse du toit, il n’est pas fait mention de l’usage de différents filtres en vue de réduire la contamination de l’air rejeté dans l’atmosphère tant du point de vue bactériologique, odeurs et poussières diverses, alors qu’il y est fait allusion de leur usage dans d’autres circonstances et en d’autres lieux. La faisabilité de la chose doit être obligatoirement envisagée !

    L’impact du prélèvement de l’eau par le puits de forage sur la nappe aquifère n’a pas été envisagé ni à court ni à long terme que ce soit en période d’abondance ou de sécheresse. Dans l’avenir, la disponibilité en eau saine sera un challenge pour l’humanité. L’avis de la Société des Eaux, responsable de l’approvisionnement des communes avoisinantes, n’a pas été demandé !

    Les mesures de sécurité liée à l’existence d’une citerne de gaz d’une capacité de 9.100 Litres n’ont pas été abordées, les risques d’incendie et d’explosion n’étant pas nuls.

    La description sommaire décrite de l’élimination des eaux usées ne met pas à l’abri d’une erreur humaine qui, lors d’une manœuvre contraire, permettrait un déversement des eaux usées vers les eaux de surface proches, notamment vers le ruisseau « La Bonne » ou vers la mare de récupération avec sa dispersion vers les eaux souterraines. En ce domaine, les différentes actions liées aux manipulations de ces eaux avec les mesures correctrices à apporter en cas de problème ne sont nullement envisagées.

    Même, si en Région Wallonne, les normes en matière de nuisances olfactives sont peu contraignantes, la notion de « gêne acceptable » est trop subjective. Je n’en veux pour preuve que l’argument avancé « d’une ventilation dynamique performante » ne fait aucune référence à l’usage de filtres anti-odeur et que la méthode d’entretien du poulailler est présentée comme « bonne » alors que, pendant celui-ci, le statut des ventilateurs, en arrêt ou fonctionnant, n’est pas spécifié, l’impact étant tout autre.
    Les nuisances olfactives liées aux fientes entreposées au bord des champs en attente d’épandage n’ont guère été abordées : leurs lieux d’entrepôts par rapport à l’habitat, leurs positions en fonction des vents dominants, leurs durées moyennes d’entreposage, … .

    De nouveau, les nuisances sonores sont minimisées. Si l’intensité des bruits est spécifiée, la fréquence de ceux-ci n’est pas décrite. Or, un bruit aigu est plus stressant et moins bien toléré qu’un grave. De même, l’impact de la propagation des sons en fonction du relief, du moment du nycthémère (la nuit, la propagation augmente), de la direction ainsi que de l’intensité des vents, n’est nullement abordé. Une simulation sur le terrain aurait pu et dû être envisagée. Les vibrations ainsi que le bruit lié au passage du charroi sont des éléments également peu pris en compte alors que bien réels. Bref, le calme, tant recherché à l’heure actuelle, risque de ne plus être bientôt une réalité.

    Une nuisance bien plus insidieuse est l’impact des poussières de fientes des poulets sur la santé des êtres humains car, chez certains d’entre nous, l’exposition au long cours à ce type de molécules peut entraîner la survenue d’une altération irréversible de la fonction pulmonaire conduisant au développement d’une insuffisance respiratoire chronique. Plus fréquemment, peut se développer un état allergique se manifestant principalement par des crises d’asthme. De même, l’usage de désinfectants variés et, certainement, d’antibiotiques divers, peut également être à la base de la survenue de résistances bactériennes croisées démontrées en milieu hospitalier malgré les précautions prises et de réactions allergiques induites par le contact de ces molécules véhiculées par l’air ambiant ou l’alimentation. Or, le développement d’allergie est, dans notre société actuelle, un fléau qui prend de plus en plus d’importance. Comme « prévenir vaut mieux que guérir », il faut éviter de créer des situations potentiellement dangereuses d’autant plus qu’en matière de santé publique, les autorités administratives portent une responsabilité. Dès lors le principe de précaution doit absolument prévaloir.

    Un tel type d’exploitation, à différents moments du processus, va générer une quantité importante de poussières malodorantes et chargées notamment de diverses molécules nocives, comme de l’ammoniaque, des désinfectants ou des antibiotiques. La grandeur de l’aire de dispersion de ces poussières dépendra de l’orientation et de la force des vents ainsi que de la taille des particules mises en suspension. Dès lors, des données météorologiques auraient dû se trouver dans ce dossier pour faciliter l’établissement d’une carte de dispersion. La pose de filtres adéquats aux ventilateurs aurait permis d’en réduire la quantité à la source. Toutes ces poussières nocives finiront par se déposer dans nos jardins, sur nos voitures, bref partout et tout le temps, sur nos biens comme le sable du Sahara à certaines périodes.

    La description détaillée du processus d’engraissement est enrichissante car elle fait apparaître une non-prise en compte du bien-être animal et démontre que le projet vise à atteindre une certaine quantité et non, ce qui est la tendance actuelle dans notre société, une meilleure qualité dans le cadre d’un circuit court. Le mode d’élevage décrit va à l’encontre de la tradition agricole de notre région et dénote un manque de transparence ne spécifiant pas l’origine des poussins, la destination des poulets, les lieux et les modalités d’abattage et, enfin de compte, la trace carbone de l’intégralité du processus.

    L’impact de cette activité humaine sur l’environnement (homme, faune, flore, climat, paysage, biens matériels, patrimoine culturel, …) a été balayé d’un coup de revers de la main affirmant que la surveillance des émissions ne se justifiait aucunement. Or, comment faire la preuve de cette innocuité sans mesure de surveillance ? Ce mode de raisonnement ne relève pas d’un comportement éclairé et responsable et est à l’encontre des tendances politiques actuelles de notre société qui proclame, partout, haut et fort : « Il faut arrêter de mutualiser les nuisances et privatiser les bénéfices » et encore « Les pollueurs doivent être les payeurs »."


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    Pour toutes ces raisons, nous vous invitons:
    A envoyer rapidement (avant le 6 novembre prochain !!) à la commune de TINLOT (Collège échevinal - rue du Centre 19 - 4557 TINLOT) une lettre d'opposition à ce projet (modèles, page facebook)

    Pour rappel: la commune est fermée de mercredi à dimanche soir, mais vous pouvez déposer votre courrier dans la boîte aux lettres)
    A signer cette pétition en ligne :
    https://www.petitions24.net/non_aux_poulets_industriels_sur_la_commune_de_tinlot

  • Tinlot, projet de poulailler: Jérôme Hartog explique le projet en détail

    Afin de permettre à chacun un accès facile aux différentes informations sur ce projet de poulailler, vous trouverez l'inventaire des articles et des liens regroupés sur une page dans l'ordre chronologique. L'icône de cette page se trouve dans la colonne de droite ou cliquez ici

     

    Photo.jpgBonjour à toutes et à tous,

             Afin de clarifier la situation sur le projet de poulailler venant d’être lancé dans la campagne entre Soheit-Tinlot et Fraiture par la « SAGR Pol Hartog », voici toute une série d’informations pouvant vous être utiles afin de vous forger votre opinion de manière objective et sans propagande partisane :

             Comme déjà indiqué dans la presse, notre société exploite une ferme « conventionnelle » sur une superficie de 220ha. L’évolution actuelle du marché agricole contraint de plus en plus d’exploitations à se diversifier afin de sécuriser ses sources de revenus. Ce projet de poulailler s’intègre dans cette optique mais a également pour but de permettre à la jeune génération de s’investir dans la ferme familiale. Ce projet n’est aucunement un projet industriel mais s’inscrit dans une optique de transmission, de pérennité et de diversification de l’activité agricole familiale.

             La question du « bien-être animal » a été soulevée à de nombreuses reprises. Notre projet respecte les normes en vigueur en Région Wallonne et en UE. Il va même plus loin et s’inscrit dans le changement de mentalité qui s’opère actuellement dans le secteur. Ce type de bâtiment permettra la production de volailles « bien-être ». Il se démarquera des bâtiments classiques par toute une série d’aménagements et une philosophie d’élevage adaptée (le cahier des charges est disponible à la commune) :

    • La lumière naturelle sera favorisée (ce qui n’est pas le cas actuellement)
    • Des perchoirs seront placés afin que les animaux puissent se divertir
    • L’alimentation sera 100% végétale et certifiée sans OGM
    • Le recours aux antibiotiques ne se fera qu’en cas d’extrême nécessité

             La question environnementale et l’impact d’une telle activité sur notre lieu de vie a été régulièrement soulevée. Rappelons que les premières habitations de Fraiture se situent à près de 800m du lieu d’exploitation. Voici des précisions sur les différents éléments à prendre en considération :

    • La gêne olfactive se base sur une formule scientifique et validée par l’ULiège. Elle se situera, dans ce cas, dans un rayon de 94m autour du bâtiment. De plus, les vents dominants sont orientés vers la campagne entre Fraiture et Nandrin. Nous vous invitons à venir visiter une exploitation de ce type afin de vous faire votre opinion en vous basant sur des faits et non des croyances populaires.
    • Les problématiques d’épandage et d’entreposage des effluents et des eaux de rinçages sont régies et surveillées chaque année sur base du taux de liaison au sol. Dans le cas présent, l’exploitation dispose d’une capacité d’épandage nettement supérieure à ce que requiert ce type d’élevage et ce, malgré les normes les plus restrictives prises en considération.
    • Actuellement, la société agricole importe des engrais chimiques afin de fertiliser ses sols. L’exploitation du poulailler permettra de générer nos propres intrants (litières et eaux de rinçages) et de diminuer la consommation d’engrais chimiques. Il n’y aura pas plus d’épandages qu’actuellement et pas plus de nuisances liées à ces mêmes épandages.
    • Il n’y aura pas d’écoulement d’eau de rinçage dans la Bonne. Ces eaux seront récoltées dans des citernes et ensuite épandues sur les terres comme c’est actuellement le cas dans de nombreuses fermes avec le lisier. Les eaux de surface et de profondeur ne seront donc pas impactées davantage que par l’exploitation actuelle.
    • La consommation d’eau d’un tel élevage sera approximativement de 8 m³/ jour (2.400/an) ce qui est très faible au regard de la consommation quotidienne de la population. Son impact sera négligeable. La « D.E. Eaux souterraines Liège » remettra son avis sur la question.
    • La mare qui servira à recueillir les eaux de toitures permettra le développement d’un nouvel écosystème (batraciens et autres petits animaux).
    • Près de 30% de l’alimentation des volailles proviendra des récoltes de céréales de l’exploitation familiale afin d’intégrer au mieux l’élevage dans une optique de circuit court de production. Le reste de l’alimentation proviendra de farines végétales sans OGM.
    • La pollution « sonore » sera de maximum 65 dB et inaudible pour les riverains vu la distance de l’installation avec les premières habitations. Les rejets de poussières, étant donné l’éloignement et la taille de l’exploitation, auront un impact nul sur la santé publique. On parle ici de 39.600 animaux, un projet à taille humaine et non d’une exploitation de 500.000 comme il se fait en Pologne.
    • Une installation photovoltaïque placée sur la toiture permettra de satisfaire les besoins électriques de l’activité. L’excédent sera réinjecté sur le réseau afin de participer à l’effort de notre pays dans la production d’énergie dite « renouvelable ».
    • Le charroi de camions a également été analysé avant de choisir le site d’implantation. Un chemin de remembrement permet de rejoindre la route « Haute-Barrière » et ensuite la N63. 4 camions par semaine emprunteront cet itinéraire. Les nuisances ne sont donc pas à craindre.
    • Les haies plantées l’année dernière avec l’aide de « Natagora » ne sont pas liées à ce projet. Mais sont un souhait de notre famille d’améliorer la biodiversité sur notre exploitation. Un projet de 2km de plantations supplémentaires est également envisagé à Seny, Soheit-Tinlot et Fraiture et devrait se concrétiser cet hiver.

             L’aspect urbanistique n’a pas été négligé. L’implantation contre un bosquet, les aménagements prévus avec diverses plantations et les courbes des terrains aux alentours rendront le bâtiment pratiquement invisible aux yeux des riverains. Cette implantation a été discutée avec les services concernés.

             Certains de nos concitoyens ont trop souvent tendance à oublier que la campagne, ce n’est pas que des fleurs et des petits oiseaux qui chantent. Il y a des gens qui vivent et travaillent au quotidien dans ces champs, parfois depuis plusieurs générations. Il y a une activité économique et un entretien quotidien de notre cadre de vie.

             Ce débat doit maintenant se concentrer sur le fond et ne doit pas se transformer en « croisade » contre un homme uniquement parce que ses aspirations politiques ou autres vous déplaisent.

             Si vous désirez davantage de précisions sur les éléments abordés dans cet article, je vous invite à consulter le dossier à la commune, à participer à la réunion de concertation qui aura lieu en novembre ou à me contacter au 0498/27.45.92.

             En espérant avoir ramené un peu de sérénité et d’apaisement dans ce débat, je vous souhaite une excellente semaine de Toussaint
             
             Bien à vous,
             Jérôme Hartog.

  • Les riverains se concertent sur le projet de poulailler à Soheit-Tinlot

    capture ecran 2017-10-31 à 14.26.05.jpgMalgré le délai très court et les congés de Toussaint, un groupement d'habitants principalement de Soheit-Tinlot a pu organiser une réunion lundi soir à la salle du Blé Qui Lève. Une quarantaine  de personnes étaient ainsi rassemblées dans l'urgence dont quelques Fraiturois.
    Un gros sentiment de frustration tout d'abord par rapport au timing très court d'un projet aussi complexe pour la population et présenté à la veille des vacances.
    Ensuite, et au delà de tous les commentaires déjà évoqués, ce sont surtout les arguments éthiques, le modèle du développement agricole que nous voulons chez nous, et la politique d'élevage menée dans notre région qui ont été évoqués.
    Dans ce débat de fond, une majorité s'est dégagée pour essayer de trouver des alternatives et pour rencontrer le promoteur.
    Mais le temps a manqué pour aller plus loin. A suivre donc !
    Photo: la ferme de Limet, un exemple d'élevage différent, souvent évoqué dans le débat.

    En résumé, explique une participante, nous ne sommes pas contre le développement d'un projet, mais nous sommes:
     
    - contre un camps de concentration pour volailles, 
    - contre la destruction de la nature,
    - contre la pollution,
    - contre la consommation de masse,
    - contre la disparition des petits producteurs
    - contre le fric pour le fric, le fric à tout prix, peu importe les conséquences que cela engendre

    Par contre, nous sommes:
    - pour un élevage respectueux et sain
    - pour le développement d'une agriculture et un élevage durables
    - pour le soutien aux petites exploitations
    - pour l'élevage dans le respect de la vie animale et de ses conditions de vie
    - pour le maintien d'une commune rurale que nous avons choisie dans l'état où elle était et dans lequel nous voulons la préserver.
     
    Nous sommes pour une commune à dimension humaine, avec une production juste et respectueuse, avec une vision de la vie bienveillante, juste et respectueuse de ce qui nous entoure.

     

    Tinlot. Une pétition contre le projet de 39.600 poulets
    La Meuse du mardi 31 octobre, revient sur le projet de poulailler avec quelques interviews.

    Extraits de l'article: le risque d’odeurs interpelle les Tinlotois: «Les vents dominants vont vers Nandrin, mais je pense que l’on sentira les odeurs sur Fraiture, Soheit et Tinlot », explique Jean-Sébastien Desmare (49) qui habite dans un rayon proche du projet.
    «La plus proche maison doit se trouver à 500m », dit-il. «On nous a récemment parlé, lors de la réunion du lotissement, de la volonté de la Région wallonne de rassembler les habitations pour laisser les campagnes vertes de Tinlot, et voilà qu’on nous parle d’un projet de hangar en béton en plein milieu d’une vallée, avec près de 40.000 poulets à l’intérieur.» Des poulets élevés, selon lui, selon une méthode révolue. On parle d’animaux évoluant sur l’équivalent d’une feuille A4 pour chacun d’entre eux», continue Jean- Sébastien Desmare. «Des dossiers similaires menés dans d’autres communes ont été refusés par le ministre Di Antonio.»
    Il se dit également inquiet du charroi. Une crainte que partage Joël Prevot (50), un autre Fraiturois.
    Lire la suite ci-dessous:

    Lire la suite

  • Pommes de terre : la récolte 2017 est bonne, en qualité et quantité. Peut-on les ramasser dans les champs?

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    Pour une fois, la météo était de la partie.  En tous cas, elle était favorable à la croissance de la pomme de terre.
    Les producteurs sont satisfaits. La récolte touche à sa fin et, elle aussi, se déroule dans de bonnes conditions.
    La majorité de la production partira vers les grandes surfaces. La Belgique est aussi une grande productrice de frites surgelées. 

    capture ecran 2017-10-24 à 17.01.40.jpgVoir le reportage vidéo de RTC

     

     

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    En complément à ce sujet d'actualité, revoici l'article déjà publié sur ce blog:

    Ramasser des pommes de terre dans les champs
    après la récolte ("glaner"), autorisé ou non?

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    Des glaneuses de Jean-François Millet.

    Les récoltes se terminent dans les champs et notamment la récolte des pommes de terre. Dans certains champs, beaucoup sont encore visibles, étalées sur la terre alors que les machines sont parties ailleurs. Un agriculteur de Tinlot explique que c'est normal: "celles qui sont trop petites passent au travers des filtres et de toute manière il faut les laisser en surface, elles vont se décomposer alors que sous terre, elles vont germer et repousser au printemps.
    A-t-on le droit dès lors de les ramasser? Et dans ce cas faut-il l'autorisation du propriétaire?

    D'après Wikipédia
    , le glanage est un droit d'usage sur la production agricole, existant notamment en France, sous différentes formes depuis le Moyen Âge. Il subsiste encore au XXIe siècle.

    Après la moisson, le ramassage de la paille et des grains tombés au sol est autorisé.
    On distingue le glanage, qui concerne ce qui reste à même le sol, du grappillage qui concerne ce qui reste sur les arbres ou les ceps après la cueillette. On glane donc des pommes de terre, des céréales, on grappille les raisins, les pommes, les fruits en général.
    On distingue le glanage légal du glanage illicite, appelé le maraudage, qui est le délit de dérober des fruits, récoltes, légumes quand ils ne sont pas encore détachés du sol.

    Région Wallone, Code Rural (cliquez ici)

    CHAPITRE II. - Des cultures, des récoltes et des abeilles
    Art. 11.
    Le glanage et le râtelage, dans les lieux où l'usage en est reçu, ne peuvent être pratiqués que par les vieillards, les infirmes, les femmes et les enfants âgés de moins de douze ans et seulement sur le territoire de leur commune, dans les champs non clos, entièrement dépouillés et vidés de leurs récoltes, et à partir du lever jusqu'au coucher du soleil
    Le glanage ne peut se faire qu'à la main; le râtelage avec l'emploi du râteau à dents de fer est interdit.


    Sous réserve d'autres dispositions prises en Wallonie, voilà qui est clair et précis!

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  • Tinlot. Enquête publique pour la construction d'un poulailler de 39.600 animaux (+ mise à jour)

    A la demande de plusieurs lecteurs concernant la localisation du bâtiment, voici une mise à jour de l'endroit concerné qui est affiché aux valves de la commune. Pour votre compréhension, nous l'avons reporté sur une carte google.
    (Attention: sur Google la rue de l'église est appelée à tort rue de Fraiture !)

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    L'enquête a démarré le 23 octobre et se terminera le 7 novembre prochain.
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  • Tinlot. Information aux agriculteurs. Collecte des déchets plastiques agricoles non dangereux

    Capture d’écran 2017-10-18 à 14.17.04.pngPar un courrier début juillet, la commune vous informait de la décision d’Intradel d’arrêter la collecte des déchets de plastiques agricoles non dangereux, consécutif à la faillite de l’usine de recyclage SOREPLASTIC et la réduction des subsides de la part de la Région wallonne.

    La société INTRADEL nous annonce la reprise de cette collecte mais suivant de nouvelles conditions et la procédure de tri obligatoire.

    • Deux sites permanents de collecte ouverts depuis le 12/09/2017 :
      • Bio-centre de Grâce-Hollogne : ouvert du lundi au samedi de 8 h 30 à 16 h 30 jusqu’au 31/12/2017 ;
      • Centre de transfert de Soumagne : ouvert du mardi au samedi de 9h à 12h et de 13h à 16h jusqu’au 31/10/2017 ;
    • Une dizaine de sites communaux sur lesquels une collecte annuelle de 15 jours sera organisée :

    à CLAVIER route du Val à 4560 CLAVIER (à côté du recyparc) :

    du lundi 04/12 au vendredi 08/12/2017

    du lundi 10/12 au jeudi 13/12/2017

    de 9h à 16h

    et le vendredi 15/12/2017 de 9h à 12h.

    • NOUVELLE PROCEDURE DE TRI : voir ci-dessous

    Lire la suite

  • Bon à savoir. L’agriculteur doit retirer les traces qu’il laisse

    Avec l’arrivée de l’automne, on entre dans une période dense au niveau des récoltes. Les agriculteurs y vont bon train pour ramasser un maximum de betteraves, pommes de terre, etc. Mais ces nombreuses récoltes et les réguliers allers-retours entre champs et routes laissent inévitablement des traces sur le macadam. Une situation dangereuse si la météo se montre peu clémente.

    CINQ TUÉS EN 2016

    capture ecran 2017-10-12 à 20.35.44.jpgDevenues soudainement très glissantes, les routes peuvent provoquer des accidents qui ont, parfois, de lourdes conséquences. En 2016, l’institut Vias a recensé 239 accidents avec tués ou blessés dus à la saleté de la chaussée. «Il y a eu 2tués sur des routes sales (0,3%) et 3tués sur des routes humides et sales(0,5%). Donc 5 tués au total», note tout de même Benoît Godart, porte-parole de Vias.
    Un conducteur qui n’adapte pas sa vitesse à l’état gras de la chaussée (dû à une fine couche de boue et de pulpe de betteraves) doit supporter un quart des responsabilités après un accident. C’est également le cas pour la commune si elle ne constate pas la présence anormale de boue et qu’elle ne veille pas à prendre les mesures nécessaires.
    Dans la région de Gembloux, où se situe la râperie de Longchamps, on est bien conscient du problème en cette période délicate. «Normalement, les agriculteurs doivent nettoyer la route derrière eux», explique-t-on au service roulage de la zone de police Orneau-Mehaigne qui couvre les communes de Gembloux, Éghezée et La Bruyère. «C’est clairement écrit dans le code de la route. Il est interdit de laisser des traces sur la route.
    Généralement, ils ont une brosse rouleau ou un jet pour nettoyer.» Les cas sont donc rares, mais parfois, ce sont les riverains eux-mêmes qui signalent les routes souillées. «En effet, quelques fois, on reçoit des appels des citoyens pour nous expliquer qu’il y a des dangers sur la route. Dans ce cas,nous allons constater sur place.» Et si l’agriculteur ne se plie pas à la demande des policiers, appel est fait aux pompiers pour nettoyer la chaussée. «Au minimum, ça leur coûte 200 à 300€», précise un pompier. «Dans un cas comme celui-là, on fait payer par heure.»-J.M.

    La Meuse du 11 octobre

  • Un bail à ferme respectueux de la terre et des agriculteurs

    http://mailchi.mp/natagora/pjzkpb26wx-536573?e=59a6136891

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  • Quelques nouvelles du GAL, Pays des Condruses. Maraîchage: des parcelles sont disponibles à l'espace test de Modave (2/3)

    capture ecran 2017-08-20 à 11.07.16.jpgUn ensemble d’acteurs de terrain au service des projets d’installation en maraîchage ou horticulture

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    Le GAL Pays des Condruses et ses partenaires, le CTA de Strée, l’OISP Devenirs et Créajob, ont mis en place un espace-test afin de soutenir les porteurs de projets en maraîchage et horticulture, dans une logique de circuit court.

    Sur la commune de Modave, à Strée, des parcelles de terre certifiées bio sont mises à disposition des candidats qui souhaitent tester leur projet d’activité.

    capture ecran 2017-08-20 à 11.11.17.jpgDes serres équipent le terrain ainsi qu’un motoculteur et du matériel maraîcher, une zone de lavage pour les légumes et un espace de stockage pour du petit matériel. Un bassin d’eau de pluie permet l’irrigation des cultures.

    Le sol est préparé pour sa première mise en culture.

    Un accompagnement technique est assuré, par le formateur en maraîchage de Devenirs.  

    Les candidats peuvent être conseillés par Créa-Job pour structurer leur projet, élaborer leur plan financier, rechercher des aides …. Ils peuvent également bénéficier de la couveuse d’entreprise pour évaluer la viabilité de leur projet.

    Actuellement 3 parcelles sont occupées. Pour la prochaine saison (2018), des parcelles de 10 à 50 ares sont disponibles.

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    Pour toutes informations, contactez Kathleen : 085 27 46 17 kathleen@galcondruses.be

  • Le purin d'orties va être commercialisé en Belgique (Engis)

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    Si vous êtes un peu jardinier, vous devez connaître le très odorant purin d'ortie, un fertilisant et insecticide naturel. Et bien désormais, plus besoin de la fabriquer maison : il peut être commercialisé en Belgique. Une unité de production va être construite à Sombreffe et une entreprise d'Engis s'occupera de la commercialisation dans toute l'Europe.

    Les premiers champs d'ortie ont été plantés il y a 4 ans à Sombreffe. Aujourd'hui, cela représente 15 hectares de cultures exploités par Agrortie, un groupe d'agriculteurs de la région. Cette exploitation agricole est unique en Belgique.

    Elle vient de s'associer avec Belgagri à Engis pour créer une filière 100 % belge de purin d'orties. L'entreprise engisoise va construire à proximité de ses cultures une unité de production de purin d'ortie d'une capacité de 500.000 litres annuels.Elle sera chargée de la commercialisation du produit dans toute l'Europe. Le début de l'activité est prévu pour fin 2018.

    Jusque là, ce type de produit n'était commercialisé qu'en France

    Voir le reportage vidéo de RTC Télé Liège

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    Recette du purin d’orties :

    purin-ortie-200x200.jpgLa recette du purin d’orties est à la fois une recette traditionnelle mais qui n’a jamais été autant au goût du jour grâce à son côté bio et totalement naturel.

    L’utilisation de produits 100% naturels au jardin est un gage de succès pour traiter vos plantes ou pour en faire de l’engrais tout en protégeant la planète.

    On peut aussi noter que le purin d’ortie ne coûte pas cher car il suffit juste de posséder un pulvérisateur.

    La recette du purin d’orties est très simple :

    • Arracher les orties :
      Mettez-les dans un bac ou dans un seau (évitez absolument un bac en métal)
      .
    • Mélanger avec de l’eau :
      Il faut respecter les doses suivantes.
      Engrais => 1 kg d’orties pour 10L d’eau
      Répulsif => 1 kg d’orties pour 20L d’eau
      .
    • Laisser macérer : 1 à 2 semaines en remuant tous les deux jours environ
      .
    • Filtrer la solution de purin d’orties :
      Il ne faut récupérer que le mélange et se débarrasser des résidus d’orties (épandez les sur le compost)
      .
    • Utilisation du purin d’orties en tant que répulsif :
      Pulvérisez sur les plantes avec un pulvérisateur pour l’utiliser contre les parasites
      .
    • Utilisation du purin d’orties en tant qu’engrais :
      Versez-le directement dans la terre telle un engrais liquide, après l’avoir dilué dans l’eau à 10-20%.

      Voir tous les conseils sur le site: http://www.jardiner-malin.fr/fiche/purin-orties.html

     

  • Sous clé dans nos magasins, le Roundup est accessible en un clic sur Amazon!

    capture ecran 2017-07-09 à 18.18.31.jpgEn Wallonie, on peut l’acheter mais pas l’utiliser
    Le 1er juin dernier, Carlo Di Antonio, le ministre wallon de l’Environnement, interdisait aux particuliers l’usage de tous les produits contenants du glyphosate. Pour l’instant, aucune mesure n’est prévue pour les professionnels.
    Parmi ces produits, il y a le Roundup. Commercialisé depuis 1975, il s’agit d’un désherbant dont la substance active est le glyphosate. Il est produit par Monsanto, une société américaine spécialisée dans les biotechnologies agricoles.
    Jugé toxique et potentiellement cancérigène, le glyphosate n’a pas été retiré de la vente mais est interdit d’usage en Wallonie. Les magasins ont le droit d’en vendre mais sous certaines conditions. Actuellement, l’article n’est plus censé être en libre accès: les commerces doivent l’enlever des rayons et les placer dans une vitrine, sous clé. De plus, les vendeurs sont dans l’obligation d’avertir l’acheteur de la nocivité potentielle du produit et de fournir un feuillet explicatif sur la réglementation en vigueur.
    Malgré l’arrêté en vigueur, le produit est pourtant en vente libre sur Amazon, le géant du commerce électronique en ligne.

    EN QUÊTE DE GLYPHOSATE!

    Concernant la demande d’achat,il y a eu une augmentation des ventes durant la période précédant l’entrée en vigueur de l’arrêté. Et actuellement, les clients continuent à en acheter. Les commerçants, eux, ont pris l’habitude de les sensibiliser et de les rediriger vers des produits alternatifs.
    En cas de non-respect de la loi, la police et les agents constatateurs sont habilités à donner des avertissements et/ou prendre des sanctions à l’égard des utilisateurs de Roundup. Concernant les procédures et les amendes, si l’utilisateur est pris sur le fait, une perception immédiate est proposée par le policier ou l’agent. Elle équivaut à 125 euros. En cas de non-perception immédiate, le constat est soumis au parquet. S’il n’entame pas de poursuites, le fonctionnaire sanctionnateur est chargé d’établir le montant de l’amende qui peut aller de 50 à 10.000 euros.

    Et après?
    Willy Borsus désire totalement proscrire le glyphosate
    Pour l’instant, l’arrêté de Carlo Di Antonio, ministre wallon de l’Environnement, visant l’interdiction de l’usage du Roundup s’applique forcément uniquement à la Wallonie. Le paradoxe qui consiste à vendre un produit que l’on ne peut utiliser s’explique: le pouvoir du gouvernement wallon se limite à légiférer sur l’utilisation du glyphosate. Il est dans l’incapacité d’intervenir au niveau de la vente. En revanche, Willy Borsus, le ministre fédéral  de l’Agriculture, voudrait étendre cette loi en proscrivant totalement la mise sur le marché du produit.
    Au niveau fédéral, si le processus parlementaire ne rencontre pas d’obstacle, l’arrêté devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2018, du moins c’est l’objectif que s’est fixé le ministre Willy Borsus.
    Extrait de l'article de MATHILDE VANDERHAUWAERT dans La Meuse du 5 juillet

  • Tinlot. Avis important aux agriculteurs

    capture ecran 2017-07-16 à 10.01.56.jpgDégâts aux cultures agricoles

    Récemment, la Wallonie a été touchée par une période de sécheresse qui a pu causer des dégâts à certaines cultures agricoles. Lorsque les dégâts sont susceptibles de réduire de manière substantielle le revenu professionnel de l’agriculteur, celui-ci a la possibilité de demander l’expertise de la commission agricole communale.

    Il est particulièrement important de faire constater les dégâts aux cultures pour les raisons suivantes :

    • proposition éventuelle d'intervention du Fonds des calamités;
    • réduction du précompte immobilier et déduction possible des pertes professionnelles subies pour déterminer le revenu professionnel net imposable des impôts sur les revenus.

    La Commission constate les dégâts à deux reprises : à l'époque des faits dommageables et au moment de l'enlèvement de la récolte. En cas de destruction complète de la récolte, le deuxième constat est superflu.
    Ce lundi 10 juillet, la commission agricole communale de Tinlot a obtenu de la fonctionnaire du département fédéral de l’agriculture un pourcentage de perte conséquent pour les prairies (35%) et les cultures de lin (30%).

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    Culture de lin (Seny, Soheit-Tinlot juin 2017)

    Les agriculteurs concernés sont invités à se manifester rapidement à l’administration communale aux heures de permanence qui figurent au début du courrier qu'ils ont reçu, munis de leur n° de producteur et des n° de parcelles (PAC) touchées par la sécheresse.
    Pour les constats dans les autres types de cultures, vous pouvez contacter notre agent, Anne-Marie Hosay au 085/890 930 afin de demander à réunir éventuellement la commission agricole pour l’expertise des dégâts.

    Christine Guyot
    Echevine en charge de l’agriculture  
    Commune de Tinlot
    0474/542972