Tinlot, cimetières: « Récupérer les tombes laissées à l’abandon »!

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Photo JM Rigaux

Les autorités tinlotoises placent des panneaux devant les tombes en mauvais état. Pour pallier au manque de places dans les cimetières et sensibiliser les propriétaires à entretenir leur concession, la commune envisage de reprendre les tombes abandonnées à son compte.

Devant les tombes abandonnées des cimetières de Tinlot, les panneaux fleurissent avec la mention « acte de constatation de défaut d’entretien ». A quelques jours de la Toussaint, les autorités installent des panneaux pour avertir les propriétaires de concessions en mauvais état : "Cette initiative vise à sensibiliser les propriétaires de concessions quant à l’état des tombes. La commune les prévient du manque d’entretien et, si la situation n’évolue pas après la fête de Toussaint 2016, peut reprendre les concessions à son compte", explique Cilou Louviaux, la bourgmestre.
UN DÉLAI DE DEUX FÊTES DE TOUSSAINT
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Les propriétaires de concession disposent d’un délai équivalent à deux fêtes de Toussaint pour remettre leur tombe en état. Si les propriétaires ne se manifestent pas et n’entretiennent pas la dernière demeure d’un proche, la commune récupère alors la parcelle. «Les cimetières arrivent à saturation et nous envisageons de récupérer les concessions laissées à l’abandon. Les panneaux placés devant les tombes concernées restent en place pendant deux fêtes. Nous nous y prenons à l’avance, car nous ne pouvons pas y toucher avant 2017. D’ici là, nous estimons que les gens ont suffisamment de temps pour, par exemple, réparer les pierres tombales cassées », détaille Cilou Louviaux. Par contre, la commune ne touche pas à celles en ordre.
Sur les cinq cimetières de la commune, ceux de Fraiture et Soheit-Tinlot arrivent à saturation et le manque de place devient problématique. «Nous devons redessiner nos cimetières, c’est une obligation d’aménager une parcelle des étoiles et un ossuaire. Avant d’agrandir un cimetière, avec les problèmes d’expropriation que cela peut impliquer, nous privilégions la récupération d’espace à l’agrandissement », conclut-elle. Mais la bourgmestre ne stigmatise personne pour autant, car «certaines tombes ne sont pas entretenues faute de descendants.» JULIEN MARIQUE (La Meuse du 31 octobre)

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