Tinlot, la famille Maes: 4 champions cyclistes (Enduro), une cuvée familiale exceptionnelle

La Meuse Huy-Waremme a consacré vendredi une page à la famille Maes, dont le fils Martin (Neupré, 18 ans), 6e meilleur pilote d’Enduro au monde, veut grimper dans la hiérarchie et ne vise simplement que le top mondial !
Cette famille de sportifs assez exceptionnelle est originaire de Tinlot, puisque les (grands) parents habitent le village de Fraiture.

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Yvette Bous et Gustave Maes et toute leur famille réunie à l'occasion de leurs noces de diamant à Tinlot, le 22 juillet 2015. (voir l'article)

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La famille Maes est à l’Enduro ce que ABInbev est au marché brassicole: une valeur sûre sur le plan international. Produit phare, Martin n’a que 18 ans mais est déjà placé sixième au ranking mondial. Dans son ombre, Tom, l’aîné de 21 ans est présent parmi les 100 meilleures productions du monde. Tandis que la cadette, Camille, 15 ans, s’est lancée dans l’aventure familiale.
Portrait de famille. Avec un paternel 23 fois Champion de Belgique d’Enduro, difficile d’éviter la contamination du virus « vélo ». «L’Enduro, c’était comme une évidence », concède Martin Maes, bien engagé sur les traces de son père. Il faut bien reconnaître qu’avec l’école d’enduro, lancée en 1994 (soit l’année de naissance de Tom, l’aîné), la vie familiale a inévitablement tourné autour d’une roue de vélo. De passion assidue, Patrick a fait son métier. 21 ans déjà qu’il guide les plus jeunes dans leurs terrains de jeu qui s’étendent à Neupré, Seraing et Amay.
«J’avais commencé en 1994 par organiser des stages pendant les vacances. Et aujourd’hui, je dispense des cours à plus de 200 enfants à partir de six ans, à raison d’une à deux séances par semaine », explique l’homme de 46 ans, assisté dans sa tâche par son épouse Christelle, sous l’oeil avisé de papy Gustave, premier supporter du clan Maes.
«Nous partons dans les bois, parfois de nuit, et leur proposons une ouverture vers de nombreuses disciplines. » BMX, cross-country, descente et forcément enduro : les efforts sont variés et nombreux. Mais outre son école et la Superplastic Enduro Cup qu’il a mise sur pied en 2007 (six manches aux quatre coins du pays), la plus grande fierté du Neupréen, c’est sa descendance active dans tous les coins de la planète. L’aîné, Tom (21 ans), actuellement à Sherbrooke (Québec, Canada) pour y achever ses études d’éducation physique, a dominé la Coupe de Belgique et figure parmi le top 100 mondial des Enduristes. Tandis que Martin (18 ans), Champion du Monde de descente en 2014, collectionne les récompenses autour du globe.
Athlète professionnel au Team GT International, l’étudiant de l’IPES Seraing parvient à vivre de sa passion et émarge sixième Elite mondiale. Enfin, tout juste plongée dans le grand bain l’été dernier, Camille, la cadette qui fêtera ses 15 ans cette année, a déjà ramené un premier succès sur le Trophée des Jeunes vététistes, une référence dans la discipline. Mais surtout, une première tunique noir-jaune-rouge de Championne de Belgique.
Les trois rejetons ont intérêt à se liguer pour dépasser les 23 tricolores du géniteur ! «Tout seul, ce sera compliqué », rigole Martin, qui en dénombre déjà six dans sa garde-robe. «Mais qualitativement, Martin fait déjà mieux que moi avec un titre mondial», conclut le père, ancien champion d’Europe. Une seule certitude : il faudra encore quelques années pour titiller le patriarche! M.S. (La Meuse du 22/11)

capture ecran 2016-01-23 à 11.38.05.jpgAlors qu’il ne fêtera ses 19 ans que fin du mois, Martin Maes lorgne déjà sur l’élite mondiale de l’Enduro, une discipline extrêmement spectaculaire. Le pilote neupréen, sixième mondial et vice-champion du monde de descente, s’est confié à l’aube d’une saison 2016 qu’il lancera à Esneux, le 13 mars, avant de s’envoler pour le Chili et le Pérou.

Rencontre avec Martin Maes, 6e meilleur pilote mondial d’Enduro

Que peut-on vous souhaiter pour 2016 ?
Avant tout, de garder la santé ! C’est l’essentiel, car une blessure peut vous ruiner une année. Mais sinon, beaucoup de bonheur et d’amusement sur le vélo. Et forcément, j’espère réaliser de bonnes performances.
Justement, 2015 fut une campagne faste qui vous a permis de vous hisser au sixième rang mondial.
J’avais pourtant raté mon entrée, en Nouvelle-Zélande. Mais je me suis rassuré dès la manche suivante, en Irlande (4e). Ça m’a relancé. En points d’orgue, ma victoire en Dual Slalom à Monterey (Californie) et évidemment ma médaille d’argent au Mondial de descente.
2016 débute avec des ambitions revues à la hausse ?
Forcément, je rêve de continuer ma progression vers l’élite planétaire. J’ai achevé 2014 en 10e position, 2015 en 6e, donc si je pouvais réaliser le même bond, vers le podium, ce serait génial. Mais une entrée dans le top cinq constituerait déjà un gage de bon travail. J’escompte par ailleurs décrocher une première victoire ! Ça fait trois ans que je l’attends. J’ai décroché plusieurs accessits mais jamais la palme.
Que vous manque-t-il encore pour triompher ?
Je mets ça sur le compte de la jeunesse (sourire). Mais en Enduro, les facteurs sont multiples : atteindre le top de sa forme, être en confiance sur le vélo, garder la précision du coup de guidon au fil des épreuves… Cela demande réflexion et intelligence. Parfois, je ne crois pas assez en moi, mon mental ne paraît pas prêt à franchir le cap. Mais je croise les doigts pour y parvenir.
L’arc-en-ciel en Descente semble par contre inaccessible, malgré votre médaille d’argent en 2015 !
Maxime Segers (La Meuse du 22 janvier)

Enduro, Dual Slalom, DH : c’est quoi au juste ?
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Enduro, Dual Slalom, DH : Martin Maes sait tout faire. «J’ai la chance de pouvoir évoluer dans diverses disciplines », se satisfait le Neupréen. Mais c’est quoi, au juste ?

capture ecran 2016-01-23 à 11.46.18.jpg«L’Enduro, c’est comparable au rallye automobile», expose-t-il. «Cela se passe toujours en montagne, avec des liaisons en montées et des spéciales chronométrées, de six à huit sur un weekend, en descente. Le plus véloce au final l’emporte. » Un effort très complet, combinant technique et endurance pour laquelle il est employé par le team GT International. Mais paradoxalement, c’est dans les branches annexes qu’il a signé ses meilleurs résultats, avec une victoire en Dual Slalom à Monterey (Californie) et une médaille d’argent au Mondial de DH.
«La descente se dispute sur une seule piste, que nous parcourons à plusieurs reprises en remontant au sommet par un télésiège. Le pilote le plus rapide s’impose, tout simplement. La DH est bien plus médiatisée, car elle s’inscrit dans les disciplines UCI et attribue un maillot arc-en-ciel », ajoute le jeune homme.
Enfin, le Dual Slalom est l’effort le plus spectaculaire.
«Deux pistes parallèles mais différentes sont tracées dans des prairies parsemées de bosses, de virages, et autres obstacles artificiels. On s’affronte par des qualifications, et le premier peut chaque fois passer au tour suivant, jusqu’à la finale », conclut Maes. M.S.

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