Sécurité routière. Les permis à usage restreint et les dispositifs obligatoires

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Source IBSR

Problèmes de la vue
Selon les chiffres du SPF Mobilité, 36.856 automobilistes disposent d’un permis B où il est explicitement indiqué qu’ils ne peuvent pas conduire sans un dispositif de correction ou de protection de la vue. Une fois au volant, ils doivent obligatoirement porter des lunettes, voire des lentilles selon le cas. Quelques-uns (9) doivent avoir un couvre œil et 21 un verre opaque.
Cette disposition relative à la vue touche aussi 26.272 motards. «Ce genre de mention concerne souvent les personnes âgées victimes de maladies oculaires. En principe, le médecin est tenu de les signaler. Mais il ne le fait pas toujours», note Benoît Godart de l’Institut belge pour la sécurité routière.

Par ailleurs, 144 automobilistes et120 motards sont tenus d’utiliser une prothèse auditive tandis que 781 autres et 278 motards sont dans l’obligation de porter une prothèse/orthèse pour les membres supérieurs ou inférieurs.
En marge de ces dispositifs obligatoires, il existe également des permis de conduire dont l’usage est restreint. Cela concerne 4.987 automobilistes et de 5.517 motards. «C’est par exemple la personne qui souffre de problèmes cognitifs à la suite d’un AVC. On peut lui interdire de rouler au-delà d’un certain nombre de kilomètres autour de sa maison», précise Mark Tant du Cara, le Centre d’Aptitude à la Conduite et d’Adaptation des véhicules.Dépendant de l’IBSR, le Cara traite les cas des conducteurs envoyés par la justice ou leur médecin. De graves troubles de la vision peuvent ainsi mener à l’interdiction de conduire la nuit.
Le diabète et l’épilepsie peuvent également déboucher sur un permis à usage restreint.

LIMITÉ À SIX MOIS
Pour ce qui est de Parkinson, de la sclérose ou d’Alzheimer, l’interdiction de conduire est en principe totale. Mais il peut y avoir des exceptions si la santé de la personne est encore relativement bonne. «Dans ce cas, le conducteur est déclaré apte à conduire dans certaines conditions pour une durée de six mois, voire d’un an», explique Mark Tant du Cara.
Pour ce qui est de l’interdiction totale de l’alcool au volant, il s’agit de personnes prenant des médicaments incompatibles avec cette substance ou de conducteurs qui ont été déchus du permis à cause de leur ébriété. Le médecin qui examine leur dossier après la période de déchéance peut décider de les autoriser à nouveau à rouler à condition qu’ils ne boivent plus du tout avant de conduire.
«Les personnes dont l’usage du permis est restreint après leur passage au Cara sont en général soulagées et satisfaites car elles peuvent continuer à rouler. De manière limitée, certes, mais elles conservent leur autonomie», souligne Benoît Godart. Chaque évaluation est individuelle. Ainsi, un habitant de la province de Luxembourg aura probablement un rayon d’action plus étendu en voiture que le citadin d’une grande agglomération.

Les sanctions sont lourdes pour ceux qui ne respectent pas les conditions
L
es conducteurs qui ne respectent pas les conditions de leur permis s’exposent à de lourdes sanctions de 1.600 à 16.000 euros d’amende et jusqu’à un an de prison. De plus, l’assureur risque de ne pas intervenir en cas d’accident.-YANNICK HALLET voir l'article complet dans la Meuse du 1 mars

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