Les dons d’organes sur Facebook: il faut légiférer!

Quand on sait que 1217 patients attendaient un don d’organe au 1er janvier de cette année, on comprend que certains puissent être désespérés. Au point parfois de se tourner vers les réseaux sociaux pour faire appel à de bons samaritains. Ce qui n’est pas interdit en Belgique mais cela suscite tout de même débat.

capture ecran 2017-09-29 à 13.11.16.jpg

À l’heure actuelle, les transplantations se font via la banque de dons européenne (il y a donc une liste d’attente) ou grâce à un donneur de la famille ou un ami très proche. Faut-il interdire le recrutement sur internet ou, au contraire, l’admettre en mettant en place un cadre adapté ?

Le Comité consultatif de Bioéthique a analysé cette problématique et les avis de ses membres sont partagés. Tout le monde s’accorde pour dire que le don d’organe doit rester bénévole. Pas question de paiement.

Et tout le monde est conscient qu’il y a un manque d’organes transplantables et que donc par conséquent tous les moyens doivent être déployés pour augmenter leur nombre. Mais cela dit, les avis divergent.

Première position : la sollicitation publique de donneurs vivants, notamment sur les médias sociaux, doit être interdite. Pourquoi ? Parce qu’il y a un risque trop élevé de l’existence d’un paiement. Le don doit rester gratuit.

Deuxième position : les centres de transplantation doivent refuser l’organe qu’une personne propose à un receveur avec lequel elle n’a pas de lien étroit (membre de la famille, conjoint, ami proche), mais dont elle a fait la connaissance sur internet. Par contre, les centres peuvent l’accepter si le don est géré par Eurotransplant et donc non ciblé. Pourquoi ? Par mesure d’équité.

Troisième position : les experts qui sont pour. Moyennant un encadrement adéquat, certains sont en faveur de la sollicitation publique via les médias sociaux.

Pour eux, on ne doit pas refuser un don ciblé tant qu’il n’y a pas de critères discriminatoires comme la couleur de peau, l’orientation sexuelle, etc. Pas facile donc de prendre position, chaque point de vue ayant ses avantages et ses inconvénients. La problématique est maintenant aux mains de la ministre de la santé.

M.Parez. Sudpresse
Voir l'article complet dans la Meuse digitale
et la Meuse Huy-Waremme du 28 septembre

Écrire un commentaire

Optionnel