Les riverains se concertent sur le projet de poulailler à Soheit-Tinlot

capture ecran 2017-10-31 à 14.26.05.jpgMalgré le délai très court et les congés de Toussaint, un groupement d'habitants principalement de Soheit-Tinlot a pu organiser une réunion lundi soir à la salle du Blé Qui Lève. Une quarantaine  de personnes étaient ainsi rassemblées dans l'urgence dont quelques Fraiturois.
Un gros sentiment de frustration tout d'abord par rapport au timing très court d'un projet aussi complexe pour la population et présenté à la veille des vacances.
Ensuite, et au delà de tous les commentaires déjà évoqués, ce sont surtout les arguments éthiques, le modèle du développement agricole que nous voulons chez nous, et la politique d'élevage menée dans notre région qui ont été évoqués.
Dans ce débat de fond, une majorité s'est dégagée pour essayer de trouver des alternatives et pour rencontrer le promoteur.
Mais le temps a manqué pour aller plus loin. A suivre donc !
Photo: la ferme de Limet, un exemple d'élevage différent, souvent évoqué dans le débat.

En résumé, explique une participante, nous ne sommes pas contre le développement d'un projet, mais nous sommes:
 
- contre un camps de concentration pour volailles, 
- contre la destruction de la nature,
- contre la pollution,
- contre la consommation de masse,
- contre la disparition des petits producteurs
- contre le fric pour le fric, le fric à tout prix, peu importe les conséquences que cela engendre

Par contre, nous sommes:
- pour un élevage respectueux et sain
- pour le développement d'une agriculture et un élevage durables
- pour le soutien aux petites exploitations
- pour l'élevage dans le respect de la vie animale et de ses conditions de vie
- pour le maintien d'une commune rurale que nous avons choisie dans l'état où elle était et dans lequel nous voulons la préserver.
 
Nous sommes pour une commune à dimension humaine, avec une production juste et respectueuse, avec une vision de la vie bienveillante, juste et respectueuse de ce qui nous entoure.

 

Tinlot. Une pétition contre le projet de 39.600 poulets
La Meuse du mardi 31 octobre, revient sur le projet de poulailler avec quelques interviews.

Extraits de l'article: le risque d’odeurs interpelle les Tinlotois: «Les vents dominants vont vers Nandrin, mais je pense que l’on sentira les odeurs sur Fraiture, Soheit et Tinlot », explique Jean-Sébastien Desmare (49) qui habite dans un rayon proche du projet.
«La plus proche maison doit se trouver à 500m », dit-il. «On nous a récemment parlé, lors de la réunion du lotissement, de la volonté de la Région wallonne de rassembler les habitations pour laisser les campagnes vertes de Tinlot, et voilà qu’on nous parle d’un projet de hangar en béton en plein milieu d’une vallée, avec près de 40.000 poulets à l’intérieur.» Des poulets élevés, selon lui, selon une méthode révolue. On parle d’animaux évoluant sur l’équivalent d’une feuille A4 pour chacun d’entre eux», continue Jean- Sébastien Desmare. «Des dossiers similaires menés dans d’autres communes ont été refusés par le ministre Di Antonio.»
Il se dit également inquiet du charroi. Une crainte que partage Joël Prevot (50), un autre Fraiturois.
Lire la suite ci-dessous:

«La période d’engraissement d’un poulet dure environ six semaines, donc on aura droit au passage de camion au minimum toutes les six semaines », dit-il. Avant de soulever un autre point à prendre en compte : le sol. «C’est le ruisseau situé tout près qui risque d’en prendre un coup avec le lisier de nettoyage », commente Joël Prevot.

Pol Hartog: « Tout a été pensé au niveau des nuisances »

capture ecran 2017-10-31 à 18.13.26.jpgNous avons contacté Pol Hartog, ancien échevin et initiateur de ce projet de poulailler industriel. Il apparaît agacé de la mobilisation des citoyens et se montre lapidaire dans ses propos.
«Ces personnes ne savent pas de quoi elles parlent, beaucoup n’ont même pas pris la peine d’aller voir le dossier à la commune », commente cet agriculteur. «Ce dossier est complet, un cahier de charge a été déposé. Tout a été pensé au niveau des nuisances, j’ai payé des gens pour faire des études sur cette problématique. »
Il explique ainsi qu’au niveau du charroi, «les camions ne passeront pas devant les habitations. Il n’y aura rien du tout comme odeur : le bois à côté du poulailler prendra les odeurs, et la première maison se trouve à 800m du site », continue Pol Hartog. «Le nettoyage ne se fera que cinq fois par an. » Il conclut en expliquant être prêt à organiser une réunion d’information. Quand ? «Quand cela me plaira », conclut-il.
- J.G.  Voir l'article complet dans La Meuse digitale

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