Tinlot, projet de poulailler: Jérôme Hartog explique le projet en détail

Afin de permettre à chacun un accès facile aux différentes informations sur ce projet de poulailler, vous trouverez l'inventaire des articles et des liens regroupés sur une page dans l'ordre chronologique. L'icône de cette page se trouve dans la colonne de droite ou cliquez ici

 

Photo.jpgBonjour à toutes et à tous,

         Afin de clarifier la situation sur le projet de poulailler venant d’être lancé dans la campagne entre Soheit-Tinlot et Fraiture par la « SAGR Pol Hartog », voici toute une série d’informations pouvant vous être utiles afin de vous forger votre opinion de manière objective et sans propagande partisane :

         Comme déjà indiqué dans la presse, notre société exploite une ferme « conventionnelle » sur une superficie de 220ha. L’évolution actuelle du marché agricole contraint de plus en plus d’exploitations à se diversifier afin de sécuriser ses sources de revenus. Ce projet de poulailler s’intègre dans cette optique mais a également pour but de permettre à la jeune génération de s’investir dans la ferme familiale. Ce projet n’est aucunement un projet industriel mais s’inscrit dans une optique de transmission, de pérennité et de diversification de l’activité agricole familiale.

         La question du « bien-être animal » a été soulevée à de nombreuses reprises. Notre projet respecte les normes en vigueur en Région Wallonne et en UE. Il va même plus loin et s’inscrit dans le changement de mentalité qui s’opère actuellement dans le secteur. Ce type de bâtiment permettra la production de volailles « bien-être ». Il se démarquera des bâtiments classiques par toute une série d’aménagements et une philosophie d’élevage adaptée (le cahier des charges est disponible à la commune) :

  • La lumière naturelle sera favorisée (ce qui n’est pas le cas actuellement)
  • Des perchoirs seront placés afin que les animaux puissent se divertir
  • L’alimentation sera 100% végétale et certifiée sans OGM
  • Le recours aux antibiotiques ne se fera qu’en cas d’extrême nécessité

         La question environnementale et l’impact d’une telle activité sur notre lieu de vie a été régulièrement soulevée. Rappelons que les premières habitations de Fraiture se situent à près de 800m du lieu d’exploitation. Voici des précisions sur les différents éléments à prendre en considération :

  • La gêne olfactive se base sur une formule scientifique et validée par l’ULiège. Elle se situera, dans ce cas, dans un rayon de 94m autour du bâtiment. De plus, les vents dominants sont orientés vers la campagne entre Fraiture et Nandrin. Nous vous invitons à venir visiter une exploitation de ce type afin de vous faire votre opinion en vous basant sur des faits et non des croyances populaires.
  • Les problématiques d’épandage et d’entreposage des effluents et des eaux de rinçages sont régies et surveillées chaque année sur base du taux de liaison au sol. Dans le cas présent, l’exploitation dispose d’une capacité d’épandage nettement supérieure à ce que requiert ce type d’élevage et ce, malgré les normes les plus restrictives prises en considération.
  • Actuellement, la société agricole importe des engrais chimiques afin de fertiliser ses sols. L’exploitation du poulailler permettra de générer nos propres intrants (litières et eaux de rinçages) et de diminuer la consommation d’engrais chimiques. Il n’y aura pas plus d’épandages qu’actuellement et pas plus de nuisances liées à ces mêmes épandages.
  • Il n’y aura pas d’écoulement d’eau de rinçage dans la Bonne. Ces eaux seront récoltées dans des citernes et ensuite épandues sur les terres comme c’est actuellement le cas dans de nombreuses fermes avec le lisier. Les eaux de surface et de profondeur ne seront donc pas impactées davantage que par l’exploitation actuelle.
  • La consommation d’eau d’un tel élevage sera approximativement de 8 m³/ jour (2.400/an) ce qui est très faible au regard de la consommation quotidienne de la population. Son impact sera négligeable. La « D.E. Eaux souterraines Liège » remettra son avis sur la question.
  • La mare qui servira à recueillir les eaux de toitures permettra le développement d’un nouvel écosystème (batraciens et autres petits animaux).
  • Près de 30% de l’alimentation des volailles proviendra des récoltes de céréales de l’exploitation familiale afin d’intégrer au mieux l’élevage dans une optique de circuit court de production. Le reste de l’alimentation proviendra de farines végétales sans OGM.
  • La pollution « sonore » sera de maximum 65 dB et inaudible pour les riverains vu la distance de l’installation avec les premières habitations. Les rejets de poussières, étant donné l’éloignement et la taille de l’exploitation, auront un impact nul sur la santé publique. On parle ici de 39.600 animaux, un projet à taille humaine et non d’une exploitation de 500.000 comme il se fait en Pologne.
  • Une installation photovoltaïque placée sur la toiture permettra de satisfaire les besoins électriques de l’activité. L’excédent sera réinjecté sur le réseau afin de participer à l’effort de notre pays dans la production d’énergie dite « renouvelable ».
  • Le charroi de camions a également été analysé avant de choisir le site d’implantation. Un chemin de remembrement permet de rejoindre la route « Haute-Barrière » et ensuite la N63. 4 camions par semaine emprunteront cet itinéraire. Les nuisances ne sont donc pas à craindre.
  • Les haies plantées l’année dernière avec l’aide de « Natagora » ne sont pas liées à ce projet. Mais sont un souhait de notre famille d’améliorer la biodiversité sur notre exploitation. Un projet de 2km de plantations supplémentaires est également envisagé à Seny, Soheit-Tinlot et Fraiture et devrait se concrétiser cet hiver.

         L’aspect urbanistique n’a pas été négligé. L’implantation contre un bosquet, les aménagements prévus avec diverses plantations et les courbes des terrains aux alentours rendront le bâtiment pratiquement invisible aux yeux des riverains. Cette implantation a été discutée avec les services concernés.

         Certains de nos concitoyens ont trop souvent tendance à oublier que la campagne, ce n’est pas que des fleurs et des petits oiseaux qui chantent. Il y a des gens qui vivent et travaillent au quotidien dans ces champs, parfois depuis plusieurs générations. Il y a une activité économique et un entretien quotidien de notre cadre de vie.

         Ce débat doit maintenant se concentrer sur le fond et ne doit pas se transformer en « croisade » contre un homme uniquement parce que ses aspirations politiques ou autres vous déplaisent.

         Si vous désirez davantage de précisions sur les éléments abordés dans cet article, je vous invite à consulter le dossier à la commune, à participer à la réunion de concertation qui aura lieu en novembre ou à me contacter au 0498/27.45.92.

         En espérant avoir ramené un peu de sérénité et d’apaisement dans ce débat, je vous souhaite une excellente semaine de Toussaint
         
         Bien à vous,
         Jérôme Hartog.

Commentaires

  • Dommage,on va avoir les odeurs d'épandage ainsi que les bruits des camions. Fini notre tranquillité ! On ne se soucie pas des voisins qui d'habitude ont de bons rapports avec vous! Ça risque de changer! Encore une fois, c'est dommage !j'en suis bien triste.

  • Bonjour,
    On a le choix de partir en délire contre tout et n'importe quoi dès qu'on approche de sa zone de confort, opposition très souvent basée sur des émotions aussi inconsistantes que éphémères, ou de garder la tête froide et analyser les actions mises en place pour construire un projet qui tient compte tant des impératifs légaux que de l'environnement dans tous ses aspects, sans oublier la dimension économique d'une famille d'agriculteurs membre de notre communauté.
    Je ne voterai pas là pétition contre le poulailler et fais confiance au conseil communal pour démêler le vrai du faux et analyser les faits sereinement.

  • Bonjour,
    Après avoir pris connaissance de ce courrier assez optimiste, ou minimaliste, j’ai été à de nombreuses reprises interpellé… Je me contenterai cependant de rester très factuel sur :
    - « La gêne olfactive se situera, dans ce cas, dans un rayon de 94m autour du bâtiment » Nous avons régulièrement des camions qui viennent décharger (à cet endroit) des substances ″boueuses″ très odorantes, malgré la distance de plus de 800m (nous sommes donc sur facteur 10X), ces odeurs sont bien perceptibles. De la même manière lorsque celles-ci sont épandues bien après ! « De plus, les vents dominants sont orientés vers la campagne entre Fraiture et Nandrin » Juste où nous habitons !
    - « Les rejets de poussières, étant donné l’éloignement et la taille de l’exploitation, auront un impact nul sur la santé publique. » Il arrive parfois que nous ayons des ″ vents de sable″ qui déposent des particules après des centaines de KM et, ici, aucun risque malgré la non filtration des rejets! IDEM pour la Bonne.
    - « La pollution « sonore » sera de maximum 65 dB et inaudible pour les riverains vu la distance de l’installation avec les premières habitations ». Tout dépend de l’orientation du vent encore une fois !
    J’ai en revanche été touché sur « Ce type de bâtiment permettra la production de volailles « bien-être » . Des perchoirs seront placés afin que les animaux puissent se divertir» mais sur l’équivalent d’une feuille A4 !
    Pour ces différentes raisons, je déposerai donc mon courrier de refus avant mardi 07/11/17.
    Eddy.

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