Alcool au volant. Des chiffres

La campagne Bob bat son plein. En Wallonie, l’utilisation du sampler a dopé le nombre de contrôles ces dernières années. Mais certaines polices locales verbalisent encore très peu, souvent par manque de moyens.

Cela a permis de faire souffler au total 122.075 conducteurs (toutes méthodes confondues) en Wallonie lors de la dernière campagne Bob d’hiver, un chiffre jamais atteint jusqu’alors. La hausse était de 14,6% par rapport à l’édition précédente.

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Des contrôles plus efficients : le sampling

Des chiffres fort différents dans les Zones de police.
En 2016, la police locale de Seraing-Neupré (75.000 habitants), n’a dressé que 47 p.-v. pour alcool au volant.
La police de Herve était à 438.
Huy a la police qui verbalise le moins. Seulement 25 procès-verbaux en un an.
Hesbaye Ouest (Hannut): 58
Condroz 62
Hesbaye Waremme 86
Article comlet dans la Meuse  Huy-Waremme
Article complet la Meuse toutes éditions

capture ecran 2017-12-09 à 12.33.46.jpg«En Wallonie, environ 12 % des accidents corporels impliquent au moins un conducteur sous influence de l’alcool. Il s’agit d’un pourcentage plus élevé que la moyenne belge (9 %) », rappelle de son côté Belinda Demattia de l’AWSR

Des sanctions plus fortes au printemps 2018
le conseil des ministres de vendredi a approuvé un projet de loi afin de punir plus lourdement les auteurs.
La peine sera alors portée à trois ans de prison et/ou une amende de 5.000 euros maximum lorsqu’il y a eu un blessé. Le plafond est relevé à quatre ans en cas de décès. Par ailleurs, le conducteur se verra retirer son permis pour au moins trois mois.
Autre décision du conseil des ministres de ce vendredi, il sera désormais possible d’imposer un éthylotest antidémarrage au conducteur ayant été pris avec un taux d’alcool égal ou supérieur 1,8 g/l (1,2 g/l en cas de récidive endéans les trois ans). L’obligation pourra aller d’un à trois ans ou être définitive.
Le projet de loi adopté ce vendredi alourdit également les peines pour conduite sous déchéance du droit de conduire et pour conduite sans permis valable. Le contrevenant s’exposera désormais à une peine d’emprisonnement et plus seulement à une amende. Au cours du premier semestre 2017, il y a eu 16.935 conducteurs verbalisés pour cette infraction.
Pour ce qui est du défaut d’assurance, la déchéance du permis passe à trois mois (au lieu de huit jours) en cas de récidive.- (YH La Meuse du 9 décembre)

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