Tinlot: une des communes les plus exposées aux pesticides

capture ecran 2018-05-18 à 09.53.45.jpg

Voir le reportage de RTC

l'Institut Scientifique de Service public (ISSeP), installé à Liège, vient de mener une étude sur l'enregistrement de mesures du taux de pesticides autour de 12 stations réparties sur le territoire wallon, en ce compris trois en région liégeoise : Tinlot, Oupeye et Liège.
C'est dans les localités de Gembloux, Louvain-la-Neuve, Tinlot et Dour et à Charleroi que les moyennes des concentrations totales mesurées sur l'année ont été les plus élevées. Les concentrations maximales ont été mesurées à Gembloux et Louvain-la-Neuve.
Le nombre de substances actives et la concentration moyenne étaient les plus élevés à Oupeye (localité fruitière) et les moins élevés au Mont Rigi (Waimes).
Il apparait que les doses respirées sont plus intenses dans les localités agricoles et au printemps, d'avril à juin.
L'exposition aux pesticides extérieurs est quasi nulle en hiver. Les fongicides n'ont été mesurés qu'au printemps et en été, alors que deux pics de concentrations d'herbicides ont été observés au printemps, en été et en automne. En revanche, les insecticides ont été détectés tout au long de l'année.
Le ministre Carlo Di Antonio estime au vu de ces premiers résultats qu'une évaluation plus précise de l'exposition est nécessaire pour mieux comprendre le lien entre l'exposition aux pesticides et les effets potentiels sur la santé humaine (maladie de Parkinson, asthme, développement du foetus, perturbateurs endocriniens, ...). M. Di Antonio a confié à l'Institut Scientifique de Service public (ISSeP) une nouvelle étude à l'échelle de la Wallonie.

B9715718928Z.1_20180515173351_000+GSUBA4UJK.1-0.jpgLa Meuse H-W a recueilli les réactions de l Bourgmestre, Cilou louviaux
Cette nouvelle qui a moyennement étonné la bourgmestre, Cilou Louviaux : «  Nous sommes quand même une commune rurale où la culture est intensive, où il y a peu de bio, il ne faut pas dire le contraire. Maintenant, de là à dire que tout se concentre à Tinlot, je ne le pense pas… Il s’agit d’un échantillon de base de 12 entités. Je ne suis pas certaine que le constat serait totalement différent à Clavier, par exemple, à quelques kilomètres de chez nous… Maintenant, oui, nous avons des exploitations qui, bien évidemment, utilisent des pesticides. Mais c’est un cercle vicieux pour les agriculteurs. On leur demande une culture intensive et importante pour un rendement des plus compétitifs… Pour les mauvaises herbes, les pesticides sont clairement efficaces, beaucoup moins pour l’environnement évidemment ! C’est un réel problème car il faut limiter leur utilisation et, en parallèle, trouver donc de nouvelles alternatives efficaces… et quelles sont-elles ?  »
La bourgmestre n’ayant pas autorité sur le privé et n’ayant pas été informée de la réalisation de cette étude tient, pour comparaison, un parallèle avec son expérience communale. «  Cela fait des années qu’on ne peut plus en utiliser et, bien sûr, on le respecte ! Maintenant, on le voit bien, au niveau propreté des accotements, etc. c’est beaucoup plus compliqué à gérer ! Là où nous intervenions une fois par an auparavant, nous devons passer 3-4 fois sur l’année. Alors, il faut trouver des alternatives. Avec le GAL Pays des Condruzes par exemple, nous venons d’investir dans une désherbeur et l’engagement d’une personne qui travaillera quasi exclusivement à son utilisation. Il fera le tour des quatre communes chaque semaine pour nettoyer et entretenir. Mais je comprends que pour nos agriculteurs, qui n’ont déjà pas facile et à qui l’on impose davantage d’obligations, cela ne soit pas si simple. C’est un débat difficile. Il faut continuer le combat et sa sensibilisation…

Article complet à lire dans La Meuse Huy-Waremme

Commentaires

  • Le meilleur moyen pour désherber est quand même le désherbage à l'huile de bras, pas de pollution, de l'exercice physique en conséquence et du travail au grand air ! C'est ce que faisaient nos cantonniers jadis ...

Écrire un commentaire

Optionnel