Tinlot. Refus du permis pour le poulailler industriel. La réaction de Jérôme Hartog

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L’agriculteur, Jérôme Hartog, peut encore faire un recours au Conseil d’État

La semaine dernière, nous vous annoncions le refus, par la Région Wallonne, (voir l'article) du recours introduit par la Société Hartog, comme la décision de la Commune de Tinlot ne pas accorder le permis d'urbanisme concernant un projet de poulailler industriel, rue de Fraiture à Tinlot.
J.Guisse a recueilli la réaction de Jérôme Hartog qui se dit démotivé.

« C’est un volume trop long qui aurait dû être fractionné. » Il y a quelques jours, la Région wallonne a refusé le recours de Jérôme Hartog face à la décision du Collège de refuser son projet de poulailler de 39.600 animaux. L’infrastructure, qui devait se situer rue de Fraiture à Tinlot, consistait en un élevage de volailles « bien-être ».

Selon l’administration communale, la Région wallonne a demandé à l’agriculteur tinlotois de placer le bâtiment à un autre endroit pour que l’infrastructure s’intègre mieux dans le paysage. D’autant plus que l’agriculteur possède des terres suffisamment grandes pour le bâtir ailleurs. « Le projet ne répond pas non plus à suffisamment d’interrogations dans le cadre de l’enquête publique. »

Jérôme Hartog peut faire un recours au Conseil d’État. « On est en période électorale, ce qui ne favorise pas ce genre de projets », dit-il. « Je vais aller discuter avec le service urbanisme pour voir précisément ce qu’il y a lieu de faire. » Il hésite actuellement à réintroduire son projet à nouveau. « Il faut que ce soit rentable, car ça passe, on a besoin de se diversifier, pour que ce soit rentable. »

Le Tinlotois apparaît découragé. « Chaque fois qu’un jeune agriculteur a des projets, on le torpille », déplore-t-il. « Il y a beaucoup de gens qui sont contre ce genre d’installations. Les gens veulent de la nourriture de qualité sans payer cher. On reproche aux agriculteurs de polluer, mais la pression sur les coûts est forte, ce qui fait que l’on doit augmenter notre production pour rester rentable. »

Pour Jérôme Hartog, ce poulailler était l’occasion de se diversifier. «  Si notre élevage restait conventionnel, nous comptions installer une série d’aménagements non obligatoires dans le sens du bien-être de l’animal », continue-t-il. « Les poulets étaient éclairés avec la lumière du jour, et l’on aurait utilisé une partie de nos céréales pour les nourrir. » Il voulait également mettre en place des perchoirs pour que les bêtes se divertissent. « Le problème, c’est qu’un nouveau recours prendrait à nouveau deux ans », conclut-il.

Article de Jérôme Guisse dans La Meuse du 30 juin

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