Tinlot, élections. La moitié des membres du Conseil communal ne se représentera pas.

Alors que les élections approchent, le groupe IC cherche à compléter sa liste. Si le conseiller IC Pascal Lamer estime que son groupe a fait des erreurs, il estime que tout est possible. D’autant plus que plus de la moitié du conseil communal ne se représente pas.

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«  On a commis des erreurs. On ne s’est pas suffisamment préparé avec les plus jeunes candidats.  » Pascal Lamer (Intérêts Communaux) se confie sur les difficultés de l’opposition de former une liste à Tinlot, alors que les élections approchent. «  On n’a pas vraiment préparé ces élections.  »

Premier constat du conseiller IC : le désintérêt des citoyens pour les élections, un phénomène qui n’est pas propre à Tinlot. «  On sent qu’il y a une lassitude de la population par rapport aux élections  », continue-t-il. «  C’est dur d’avoir des candidats. La politique n’intéresse plus vraiment les gens, et c’est un sentiment général.  » Il ajoute vouloir changer cela en étant notamment à l’écoute des gens.

Autre raison évoquée : l’ouverture avec Tinlot Participation, la majorité. «  Ce fut un échec qui nous a pénalisés  », déplore Pascal Lamer. «  J’aurai voulu que l’on se rencontre, car de nombreux mandataires de Tinlot arrêtent la politique, aussi bien dans l’opposition que dans la majorité. Je me suis dis : autant essayer de voir avec ceux qui restent s’il n’y avait pas moyen de s’arranger.  »

Il faut dire qu’au conseil communal de Tinlot, c’est l’hécatombe: sur 11 membres, six ne se représenteront pas. Outre Freddy Prouveur (IC), l’échevin Pascal Lejeune et les conseillers TP Rita Kersten, Sylvie Raquet, Pierre Darmont, et enfin la bourgmestre Cilou Louviaux (TP) se détachent de la politique.

Les regrets semblent être de courte durée puisque Pascal Lamer a constaté par après que «  beaucoup de personnes souhaitent une seconde liste. De nombreux citoyens auraient mal accepté l’absence d’une opposition. On aurait aimé s’en rendre compte plus tôt.  »

Un point de vue que partage la bourgmestre Cilou Louviaux. «  Il est vrai que ça aurait pu être intéressant de travailler tous ensemble  », dit-elle. «  Je trouve toutefois qu’il est sain d’avoir une opposition. Cela permet plus de richesses et de débats. Une opposition force également à bien suivre ses dossiers.  »

Selon Pascal Lamer, la constitution d’une liste complète va se jouer sur le fil du rasoir. «  Les jeunes sont assez hésitants. On ne veut pas leur forcer la main  », livre-t-il. «  On ne sait jamais ce que ça vont donner ces élections. Même si nous sommes les outsiders, on travaille de façon correcte et les anciens restent motivés.  »

Le groupe a par ailleurs réfléchi à un programme. «  On veut remettre en place une meilleure communication avec la population  », lance-t-il. «  On a un peu l’impression que c’est quelque chose qui ne fonctionne plus vraiment chez la majorité, comme si elle s’était essoufflée.  »

Pascal Lamer ajoute que son groupe a également changé de stratégie. «  On a été beaucoup trop critique par le passé, et on l’a payé cher  », commente-t-il. «  On veut faire avancer des choses en bonne intelligence. »
Article de J.Guisse à lire dans la Meuse du 12 septembre.

Commentaires

  • Désintérêt ou lassitude... J accorde bien plus d attentions et d intérêts aux personnes qu'à une couleur politique. Depuis plusieurs années, le débat politique est virulent, violent et agressif. Trop souvent, le programme des autres partis est attaqué. Défendre, expliquer et motiver son propre programme, clairement avec des objectifs réalistes et réalisables. Beaucoup d actions sont à realiser dans notre société, rester à l ecoute des autres, tenter de comprendre leurs propos. Etre en désaccord n est pas un rejet, cela peut être et souvent devrait être un enrichissement. Ces propos ne sont pas dirigés contre le conseil communal de Tinlot, majorité et opposition confondues.

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