Agriculture - Page 4

  • Les exigences des supermarchés contribuent à la crise alimentaire mondiale

    Les exigences des supermarchés dans les pays développés en faveur de produits frais à l'aspect impeccable et le recours à des dates de consommation arbitraires provoquent des pertes de nourriture massives qui pourraient servir à alimenter le reste de la planète, selon l'ONU.

    capture ecran 2016-11-16 à 19.12.35 - copie.jpgPrès de 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont jetées chaque année dans les pays développés, plus que la quantité nécessaire à alimenter le milliard d'êtres humains qui souffrent de la faim dans le monde, a affirmé jeudi à Genève l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
    En outre, l'énergie dépensée pour cultiver des produits qui finissent dans les poubelles représente la troisième source de gaz à effet de serre dans le monde, derrière les émissions des Etats-Unis et de la Chine, a souligné la FAO, en citant un rapport sur les Objectifs de développement durable de l'ONU.
    Lors d'un colloque jeudi au Palais des Nations, siège de l'ONU à Genève, des experts des Nations unies et de la société civile ont déclaré que pour lutter contre ce problème, il était nécessaire de réformer la façon dont les produits alimentaires sont vendus.
    Dans beaucoup de supermarchés en Occident, seuls les produits "bio" ou "organiques" présentent un aspect imparfait, comme des concombres tordus ou des oranges à la peau tachée.
    Sarah Oppenheimer, du groupe militant basé en Grande-Bretagne Feedback Global, a accusé les chaînes de supermarchés de jeter des produits consommables à cause d'"imperfections superficielles". Elle a notamment cité la pratique répandue qui consiste à couper les extrémités des haricots verts afin qu'ils s'alignent parfaitement dans les emballages, ce qui fait perdre environ 20% de la valeur nutritive du produit.
    Mme Oppenheimer a également réclamé une standardisation des systèmes de marquage, en relevant que les mentions "date limite de vente", "date limite de consommation" et "date limite d'utilisation optimale" semaient la confusion et n'avaient souvent aucun lien avec la date d'expiration réelle du produit.
    (Belga).
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    Voir l'article sur le Sillon Belge

  • Clavier, une étable ravagée par les flammes

    Le bétail, 100 vaches et veaux, a pu être sauvé in extremis
    Eveil brutal pour les propriétaires de la ferme «Aux Passereaux», rue du Centre, à Les Avins (Clavier) ce dimanche matin. Un incendie s’est déclaré vers 4 heures du matin dans une étable. Des machines agricoles et de la paille sont parties en fumée. Le bétail, 100 vaches et veaux, a pu être sauvé à temps.
    A 10h30, les pompiers de la zone Hemeco étaient toujours sur place.

    capture ecran 2016-10-24 à 10.33.57 - copie.jpgInstallée depuis 1985 dans le village, c’est la première fois que la ferme de Michel Collin connaît un incendie. « Il y avait 100 bêtes, des vaches et des veaux à l’intérieur, mais aussi trois tracteurs qui servaient à la manutention ainsi que des ballots de paille», recense-t-il. Heureusement, le bétail a pu être sauvé in extremis des flammes.
    « Dès que je suis arrivé sur les lieux, j’ai ouvert les portes et les bêtes ont pu sortir. Heureusement, elles n’étaient pas encore asphyxiées. On a dû les stocker dans différents prés comme on pouvait», poursuit-il. Appelés à 4h du matin, les pompiers de la zone de secours Hemeco étaient toujours en intervention six heures plus tard, vers 10h30 ce dimanche matin. Une autopompe, une échelle et une citerne de Hamoir sont même venues en renfort. C’est dire l’ampleur des dégâts !
    Quelle est la cause du feu?
    «Pour moi, il y a eu soit un court-circuit dans le matériel soit un court-circuit dans l’installation électrique», estime Michel Collin. Une chose est sûre, le pire a été évité. Car le feu aurait pu se propager sur l’hectare qui compose la propriété. «Nous sommes spécialisés dans le laitier, la viande et dans la culture. Il y a pire dans la vie. Personne n’a été blessé et les bêtes ont été sauvées, c’est l’essentiel», insiste l’agriculteur, philosophe. La structure de l’étable ne menaçait pas de s’effondrer et tenait toujours en place lorsque nous nous sommes rendus sur les lieux. «Mais il va falloir tout réparer...»
    CAMILLE LEVÊQUE (La Meuse du 24 octobre)

     

  • Ramasser des pommes de terre dans les champs après la récolte ("glaner"), autorisé ou non?

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    L'arrachage des pommes de terre bat son plein dans nos campagnes comme ici à Abée.
    Dans les champs, les nombreuses pommes de terre qui ont échappé au ramassage sont encore visibles, étalées sur la terre alors que les machines sont parties ailleurs. Un agriculteur de Tinlot explique que c'est normal: "celles qui sont trop petites passent au travers des filtres et de toute manière il faut les laisser en surface, elles vont se décomposer alors que sous terre, elles vont germer et repousser au printemps.
    A-t-on le droit dès lors de les ramasser? Et dans ce cas faut-il l'autorisation du propriétaire?

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    Des glaneuses
    de Jean-François Millet.

    D'après Wikipédia, le glanage est un droit d'usage sur la production agricole, existant notamment en France, sous différentes formes depuis le Moyen Âge. Il subsiste encore au XXIe siècle.
    Après la moisson, le ramassage de la paille et des grains tombés au sol est autorisé.
    On distingue le glanage, qui concerne ce qui reste à même le sol, du grappillage qui concerne ce qui reste sur les arbres ou les ceps après la cueillette. On glane donc des pommes de terre, des céréales, on grappille les raisins, les pommes, les fruits en général.
    On distingue le glanage légal du glanage illicite, appelé le maraudage, qui est le délit de dérober des fruits, récoltes, légumes quand ils ne sont pas encore détachés du sol.

    Région Wallone, Code Rural (cliquez ici)

    CHAPITRE II. - Des cultures, des récoltes et des abeilles
    Art. 11.
    Le glanage et le râtelage, dans les lieux où l'usage en est reçu, ne peuvent être pratiqués que par les vieillards, les infirmes, les femmes et les enfants âgés de moins de douze ans et seulement sur le territoire de leur commune, dans les champs non clos, entièrement dépouillés et vidés de leurs récoltes, et à partir du lever jusqu'au coucher du soleil
    Le glanage ne peut se faire qu'à la main; le râtelage avec l'emploi du râteau à dents de fer est interdit.
    Sous réserve d'autres dispositions prises en Wallonie, voilà qui est clair et précis!
    Bonne récolte!

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    Photos AL. Abée 21/10/2016

  • Situation critique dans le secteur de la pomme de terre

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    la Filière wallonne de la pomme de terre, Fiwap, lance un cri d’alerte sur la situation inédite et très préoccupante à laquelle est actuellement confronté le secteur de la pomme de terre. 

    La sécheresse exceptionnelle que subit actuellement le Nord-ouest de l’Europe met en péril la récolte des pommes de terre. Quelques sous-régions en Belgique ont reçu des pluies conséquentes ces 10 derniers jours et ont pu ainsi lancer les arrachages en conditions acceptables. Mais l’essentiel des parcelles reste inabordable : la terre trop dure ne permet pas le passage de l’arracheuse, et lorsque ce passage est techniquement possible les mottes de terre sèches endommagent les pommes de terre, ce qui compromet la qualité des tubercules et leur conservation dans les hangars. 
     
    Encore 55.000 ha aux champs
     
    On estime qu’au 15 octobre moins de 30 % des surfaces belges de pommes de terre de conservation seront récoltées, contre plus de 75 % en année normale. Il reste donc plus de 55.000 ha à récolter. Les producteurs mettent en œuvre des moyens inédits tels que l’arrosage, l’irrigation, ou encore le roulage des buttes, mais ces solutions ne conviennent pas pour tous les types de sol ou sont limitées par la disponibilité en eau. Le compte à rebours a commencé puisque si du gel conséquent arrive, il détruira tout ce qui n’aura pas été arraché.

    Impact très sévère…
     
    Les conséquences pour toute la filière sont d’ores et déjà sérieuses : 
    • les rendements sont annoncés en forte baisse : -16 % en Belgique par rapport à l’an dernier et par rapport à la moyenne des 5 dernières années ; compte tenu de la hausse des surfaces, la production belge est attendue en baisse de 6 % (si tout est récolté).
      Lire la suite sur le site du Sillon Belge

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  • L'agriculture belge pourrait disparaître d'ici une dizaine d'années

    L'agriculture belge, confrontée à des problèmes sociaux structurels, pourrait disparaître d'ici une dizaine d'années, met en garde vendredi Fedagrim, la fédération belge des fournisseurs de machines, bâtiments et équipements pour l'agriculture, l'horticulture, l'élevage de bétail et le jardinage.

    Fedagrim tire la sonnette d'alarme sur base d'un sondage réalisé auprès 1.131 agriculteurs belges et révélant que 40% de ceux-ci sont convaincus qu'ils ne travailleront plus dans le secteur agricole d'ici 10 ans.

    capture ecran 2016-09-28 à 10.14.47 - copie.jpgCe sondage pointe tout d'abord un problème au niveau européen puisque 90% des agriculteurs belges interrogés estiment que les exigences imposées par l'Union européenne aux agriculteurs ne sont pas réalisables et que l'ouverture des frontières génère trop de concurrence déloyale. Pour 63% des sondés, la réponse réside dans une uniformisation des règles au sein de l'UE.
    En outre, une écrasante majorité des agriculteurs (97%) se plaignent de prix pour les produits agricoles insuffisamment élevés. Nombre d'agriculteurs déplorent également la volatilité des prix ou encore les exigences qui leur sont imposées par les pouvoirs publics en ce qui concerne les règles et législations en matière de bien-être animal, d'autorisations, d'administration, etc.
    Enfin, toujours selon ce sondage, 95% des agriculteurs belges estiment que les pouvoirs publics doivent faire davantage d'efforts pour garantir un prix équitable pour les produits agricoles et 92% veulent que les autorités s'occupent davantage de la promotion de la production agricole locale.
    "L'idée que le secteur agricole cesse d'exister entre aujourd'hui et 10 ans est parfaitement inacceptable. Elle n'est pourtant pas impensable", résume Johan Colpaert, président de Fedagrim, cité dans un communiqué. "En tant que fédération sectorielle, nous voulons collaborer à la survie du secteur et contribuer à la recherche des solutions pour les problèmes existants. Il est grand temps d'entreprendre des actions concrètes".
    Fedagrim a donc décidé d'organiser les premiers États généraux de l'Agriculture. Ceux-ci se dérouleront le 27 octobre sous le thème "Feed the Future". Rédaction du Sillon Belge (Belga) 19/09/16

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    Voir l'article sur le Sillon Belge

     

  • Football P3A. Fraiture Sport 3-1 Braives

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    Après un score de 1 partout à la mi-temps, Fraiture a augmenté progressivement le rythme en seconde mi-temps. Il aura fallu attendre les six dernières minutes pour voir le second but des Fraiturois qui inscriront un troisième but sur pénalty à 2 minutes de la fin.
    (Photos AL. Fraiture Sp en gris)

  • Tinlot: des riverains incommodés par les odeurs de lisier

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    La conseillère Cathy Fraiture a rapporté lors du Conseil communal (voir l'article précédent) des questions de citoyens à propos de l’épandage de fumier et de lisier. «  J’ai des personnes qui me demandaient ainsi la législation autour de cela  », explique-t-elle. «  Ils souhaitaient savoir si les fermiers respectaient les règles. Il faut dire que c’est la première fois que ça sent aussi fort, voilà pourquoi beaucoup se demandaient quoi.  »

    «  La période d’épandage se fait sur une courte période après la moisson  », explique à ce sujet Christine Guyot, échevine de l’agriculture. «  Depuis un arrêté du gouvernement en juin 2014, les fermiers sont obligés de mettre en place avant le 15 septembre une couverture hivernale pour empêcher que l’eau ruisselle et endommage les habitations, mais aussi pour améliorer la structure du sol.  »

    Par conséquent, il leur faut donc agir assez rapidement. «  Avant de semer cette couverture hivernale, ils doivent gérer le fumier, le lisier et les autres effluents d’élevage. C’est justement ce qu’ils sont en train de faire  ».

    Or, nous avons connu de fortes chaleurs il y a une dizaine de jours. «  Nous avons eu une canicule à cette période  », rappelle l’échevine.

    capture ecran 2016-09-05 à 09.37.38.jpgLes fermiers sont obligés de mettre en place avant le 15 septembre

    « L’azote est volatile et s’évapore très vite, ce qui cause de fortes odeurs  », note-t-elle. «  Chaque année, les riverains s’en plaignent, mais à cause des températures de cette fin d’été, c’était plus incommodant que d’habitude.  » conclut Christine Guyot.
    -J.G. (La Meuse du 5 septembre)

  • Les agriculteurs peuvent être aidés en cas de souci grâce aux services de remplacement agricole

    Les services de remplacements agricoles proposent un apport demain d’oeuvre pour les agriculteurs qui sont confrontés à la maladie ou qui sont victimes d’un accident par exemple. Ces services emploient aujourd’hui 75 agents actifs à l’échelle de la Wallonie.

    Depuis une quarantaine d’année,les agriculteurs confrontés à la maladie ou victimes d’un accident peuvent solliciter l’aide des services de remplacement agricoles. Regroupés au sein d’une fédération, ces services emploient désormais 75 agents actifs à l’échelle de la Wallonie. Moyennant une cotisation annuelle de 200€, les agriculteurs peuvent bénéficier d’un apport en main d’œuvre à un tarif préférentiel. Les cas de figure sont multiples.

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    Les fermiers empêchés en raison d’une maladie ou d’un accident représentent l’essentiel de la demande. Mais ceux qui souhaitent s’absenter pour suivre une formation, assister à un événement familial ou partir en vacances peuvent également bénéficier d’une aide, plafonnée à 160 heures subsidiées. Les agents de remplacement peuvent aussi être sollicités en cas de surcroit de travail.

    capture ecran 2016-08-25 à 10.10.19.jpgChaque année, les agents de remplacement prestent plus de 120.000 heures au sein des exploitations wallonnes. « C’est un travail qui nécessite une grande souplesse et une grande disponibilité», souligne Christiane Kaiser, coordinatrice des services de remplacement de la province de Luxembourg. « Il faut pouvoir s’habituer rapidement aux machines, aux bêtes… Les agents de remplacement sont unpeu psychologue, dans la mesure où les agriculteurs sont quelques fois méfiants à l’idée de confier leur exploitation à  une personne étrangère. » Actuellement, environ 4.100 agriculteurs sont affiliés à la Fédération, soit un quart des exploitations agricoles wallonnes. NICOLAS POËS (La Meuse du 25 août)

     «Je rends hommage à ces gars-là pour leur job» Philippe Dubois, Bourgmestre de Clavier.

    capture ecran 2016-08-25 à 10.12.42.jpg«Les services de remplacement agricoles sont exceptionnels.» Philippe Dubois, bourgmestre de Clavier, porte la casquette d’agriculteur et affiche une satisfaction pour ce service. «Ce système offre une protection sociale aux agriculteurs», continue-t-il. Un coup de main bienvenu, en particulier dans l’élevage. «La traite de vaches, même si ça s’est modernisé, nécessite quand même un minimum d’intervention manuelle. Il faut également soigner le bétail, nettoyer leur box… c’est une masse de travail matin et soir.» Les agents de remplacement aident parfois plusieurs agriculteurs dans la même journée pour cause de maladie, d’accident ou simplement de surcharge de travail. «Voilà pourquoi il faut rendre hommage à ces gars-là: en changeant de client, ces ouvriers doivent s’adapter à l’organisation mais aussi l’humeur de chaque agriculteur. Les tâches qu’ils assument sont toutes aussi diverses», souligne Philippe Dubois.Il ajoute être satisfait du soutien de la Région wallonne. «Les coûts horaires payés par les agriculteurs remplacés ne couvrent pas leurs charges et leurs frais. C’est donc primordial qu’ils soient subsidiés»,conclut-il.-J.G. (La Meuse du 25 août)

  • Situation catastrophique pour les cultivateurs: la Belgique connaît sa pire récolte de blé en plus de 30 ans

    Après avoir essuyé un printemps pourri et alors qu’elle est confrontée à un été mi-figue, mi-raisin, la Belgique est en train de connaître sa pire production de blé depuis plus de 30 ans. Une situation catastrophique pour les cultivateurs qui doivent jongler tant bien que mal avec des rendements, une qualité mais aussi des prix en forte baisse.

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    Fraiture, Tige de Terwagne, 9 août 2016

    La météo aidant, la récolte du blé a repris en Wallonie ces derniers jours. Même s’il faudra encore plusieurs jours consécutifs de beau temps pour que tous les blés soient rentrés dans les greniers, il est déjà évident que la récolte 2016 sera particulièrement mauvaise. Pour ne pas dire exécrable. «Ce qui est clair, c’est que les rendements ne sont pas au rendez-vous. Ils sont au minimum 30% plus faibles que l’année dernière», explique Jean Wart, responsable des céréales à la Société coopérative agricole de la Meuse (Scam), qui gère 50 points de collecte au sud du pays. «On a des rendements des années ’60 avec des variétés des années 2000», résume le spécialiste.

    Sur le plan financier, la situation s’annonce donc catastrophique pour les céréaliers. Il faut dire que si la production de blé est particulièrement mauvaise dans le Benelux, en France (premier exportateur européen) et dans une partie de l’Allemagne, le tableau est nettement moins sombre pour les autres principaux producteurs mondiaux comme les États-Unis, le Canada et, surtout, les «pays de la mer Noire» (Russie, Ukraine et Kazakhstan), principaux concurrents de l’Europe de l’Ouest sur les marchés du pourtour méditerranéen.

    Au point que le Conseil international des céréales table sur une récolte mondiale d’un niveau comparable à la production record de l’été 2015, qui avait atteint 730 millions de tonnes. Des prévisions qui vont plomber les cours du blé.

    «C’est ce que j’appelle une triple peine: on n’a pas de rendements, on n’a pas de qualité, avec un poids spécifique en-dessous de la norme, et on n’a pas les prix», conclut Jean Wart, pour qui la production de blé cette année en Belgique est assurément la plus mauvaise depuis au moins 30 ans.

    Avant cela, la récolte de l’escourgeon, ou orge d’hiver, qui s’est terminée à la mi-juillet en Wallonie, s’était déjà avérée désastreuse, avec des rendements en baisse de 30 à 40%. (La Meuse en ligne)

  • Clavier. Les 2 soeurs se battent pour l’agriculture

    Carole et Caroline Dochain, 21 ans toutes les deux, sont filles d’agriculteurs. Leurs parents gèrent une exploitation mixte avec élevage BBB, des vaches laitières, des cultures, mais aussi un gîte, à Tohogne, près de Durbuy. Malgré la difficulté que connaît le secteur, Carole et Caroline veulent s’engager pour promouvoir l’agriculture wallonne.

    capture ecran 2016-07-30 à 22.24.38.jpg« L’agriculture c’est plus qu’une passion, assure Carole, c’est quelque chose qui fait partie de ma vie et que je veux promouvoir à tout prix. » Carole a toutefois fait le choix de suivre des études de tourisme: « Si je pouvais allier les deux : le tourisme local et l’agriculture de qualité, ce serait un rêve. »
    Les deux soeurs sont membres de la FJA (Fédération des Jeunes Agriculteurs), résident en province de Luxembourg, mais elles ont opté pour la fédération du Condroz-liégeois « qui est toute proche ». Dimanche dernier, elles ont donc activement participé à l’organisation du concours du « meilleur juge et de la meilleure agricultrice » proposé chez Dominique et Anthony Goffart à Bois-Borsu (Clavier). «C’était la fin de la foire de Libramont, il y a donc eu beaucoup de monde, lors des activités, mais aussi en soirée », se réjouit Carole Dochain.
    Le concours du meilleur juge, qui consistait notamment à évaluer le poids et la taille de BBB et de vaches laitières, a été remporté par un Malmédien. Son cadeau : deux tonnes  de chaux à étaler dans ses prairies ! Le concours de la meilleure agricultrice a été gagné par France Ballen de Somme-Leuze. Elle s’est classée première en répondant à une série de questions générales sur l’agriculture. « L’objectif de ces rassemblements proposés par les différentes FJA, c’est de permettre aux agriculteurs de se retrouver, mais aussi de faire connaître le monde de l’agriculture à l’extérieur, précise Carole. Dimanche, à Bois-Borsu, j’ai rencontré beaucoup de jeunes extérieurs à notre milieu qui m’ont questionnée sur le sujet. J’étais ravie de les informer. Promouvoir l’agriculture wallonne, c’est ma mission ! » conclut-elle en souriant.
    A.BT (La Meuse du 29 juillet)

  • La ferme de Limet primée pour sa qualité de volaille

    Fastré.jpgNous vous avions déjà parlé de la Ferme de Limet à Modave pour ses oeufs et ses volailles (voir l'article précédent). Le 7 juin dernier, Baudouin Fastré, agriculteur et propriétaire de la Ferme, s’est vu remettre,  un Coq de Cristal pour la qualité de sa volaille.
    Un trophée fièrement gagné, gage de qualité. «J’avais déjà remporté deux Coqs en 1995 et 1997. Depuis, j’avais un peu laissé de côté les concours et puis, je m’y suis remis. J’avais envie de me mesurer aux autres et de voir où j’en étais », confie Baudouin Fastré. Parmi les 6 candidats de la catégorie « volaille » représentée lors du concours, le blanc de poulet du Modavien est donc sorti du lot. «Nous avons jugé totalement à l’aveugle. C’est-à-dire que nous ne connaissions pas la provenance des produits que nous goûtions afin de ne pas altérer notre jugement par un sentiment subjectif », explique Thibaut Laffut, membre du jury du Coq de Cristal et gérant du restaurant le Cap des trois provinces à Ocquier.
    Remporter un Coq de Cristal n’est pas une mince affaire puisque des critères stricts sont à respecter. «Nous devions noter selon l’aspect, l’odeur, le goût et donner une côte générale. Le blanc de poulet de Baudouin était tendre, moelleux. Soit, une volaille bien dodue et juteuse », décrit Thibaut Laffut.
    Une place bien méritée, qui ne s’est pas gagnée tout à fait par hasard selon le chef cuisinier. «C’est drôle, j’utilise déjà ses produits pour mes recettes. Il y a vraiment une très bonne qualité et de bons producteurs locaux. Baudouin a mérité sa place d’autant plus que les points étaient très serrés, cette année, il y avait beaucoup de produits d’excellence, le choix n’était pas facile. »
    « PAS D’INTERMÉDIAIRE »
    Tel un acteur remportant l’Oscar, Baudouin Fastré a ainsi vu son travail récompensé après 30 ans de travail. «Je suis encore l’un des seuls à travailler sans intermédiaire, en consommation directe avec un élevage en plein air
    tout en diversifiant et garantissant un contrôle de la filière », commente-t-il. Ses volailles sont alimentées avec un mélange de graines de lin sans OGM. Un respect des traditions ainsi qu’un savoir-faire qui aujourd’hui confirment la qualité des produits du producteur modavien. Envie de goûter ? Vous pouvez en acheter à la ferme, route de Limet 9.- C.L. (La Meuse du 16 juin)

  • Un camion pour fabriquer du pain !

    Le dernier week-end de juin se sont déroulées les journées fermes ouvertes au Centre des technologies agronomiques de Modave. (Voir l'article sur ce blog)
    capture ecran 2016-07-04 à 10.44.41.jpgParmi les différents exposants se trouvaient Vincent et son véhicule assez insolite. Il est venu avec une boulangerie mobile installée dans un ancien camion de pompier !
    Ne vous y méprenez pas : l’objectif de Vincent est didactique. «Ma femme Sophie est institutrice », raconte- t-il. «Elle décoince les enfants qui sont bloqués au niveau des maths. Elle a eu l’idée de les aider en leur faisant préparer du pain. C’est un excellent moyen de voir des notions comme le poids ou les quantités. »
    Alors qu’il exerce le métier d’électricien, Vincent vient de terminer une formation de boulanger-pâtissier au CEFOR de Namur. « C’est toujours un plaisir d’apprendre », commente-t-il. « À un moment donné, il fallait bien savoir faire du pain lors des ateliers de ma femme ! »
    Son camion contient deux fours à bois, du matériel didactique tels que des balances, des poids et des moulins, des bûches et une petite pièce pour travailler le pain. Le tout est facilement accessible via les volets d’origine du camion de pompier, et donne à celui-ci un poids de 2,2 tonnes. «Pour le moment, les écoles peuvent faire appel à nos services», explique Vincent. «Nous travaillons également avec des entreprises qui souhaitent organiser une journée ludique autour du pain. »
    Plus de renseignements sur la page Facebook de cette initiative bruxelloise intitulée « Pain-Ponts ».-
    JÉRÔME GUISSE La Meuse du 27 juin

  • Strée:une journée technique sur la thématique des légumineuses pour les agriculteurs et les professionnels.

    Les légumineuses à l'honneur au CTA de Strée !
    Le 30 juin après-midi, le CTA de Strée organise une journée technique sur la thématique des légumineuses à destination des agriculteurs et des professionnels.

    Visite sur les Légumineuses – 30 juin 14h – Agriculteurs et professionnels
    Dans le cadre de l'année internationale des légumineuses, Le CTA organise une après-midi de visite de ses parcelles de démonstration. Cette visite sera l'occasion d'en savoir plus sur les itinéraires techniques propres aux légumineuses en association et le rôle important qu'elles peuvent jouer pour l'alimentation animale des fermes condruziennes. Une démonstration de coupe et ensilage de céréales immatures sera accompagnée d'une présentation de François Grogna (Biowallonie). Des exposés techniques en champ de l'APPO sur les pois protéagineux et de Fourrage Mieux sur les associations Luzerne-graminées compléteront le programme de l'après-midi.
    « Cette visite sera l'occasion de présenter aux agriculteurs différents leviers pour améliorer l'autonomie alimentaire de leur ferme. Vu la situation actuelle du marché du lait, les éleveurs sont en recherche de solutions efficaces et économiques pour l'alimentation du bétail, tout en réduisant leur dépendance au marché. La culture de légumineuses en association a plusieurs atouts mais ceux-ci restent encore assez méconnus ou peu valorisés par le monde agricole » détaille Isabelle Dufrasne, directrice du CTA. « Le centre a pour objectif d'expérimenter et de mettre en pratique de nouvelles techniques agricoles afin de les valider et de les diffuser auprès des agriculteurs. Nous mettons en place aujourd'hui des solutions pour atteindre l'autonomie alimentaire avant de réfléchir à d'autres leviers pour adapter la ferme aux contraintes et défis auxquels le monde agricole est confronté ».

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  • Année record : les limaces envahissent les potagers !

    On en compte 300.000 par hectare, soit 30 au mètre carré

    capture ecran 2016-06-19 à 20.10.56.jpgNe dites pas que vous n’en avez pas trouvé une dans votre jardin, on ne vous croira pas. Les limaces sont partout et en masse. Juste pour vous donner une idée, ces dernières semaines, on en a « recensé » 300.000 par hectares de culture. Plus concrètement, cela représente trente de ces bestioles au mètre carré. Alors qu’en saison normale, on en dénombre huit.
    L’explication ? «Nous n’avons pas eu d’hiver et actuellement, les températures sont bases pour la saison et la pluie est très abondante», nous dit Michaël Dossin, professeur de maraîchage et arboriculture bio à l’institut de La Reid. Résultat ? « Une année extrêmement difficile pour les producteurs de légumes et pour les particuliers qui ont des potagers ».
    On peut parler d’invasion de limaces?
    « Clairement oui ! C’est une année exceptionnelle si on peut parler ainsi. Et si les conditions climatiques se maintiennent, on est parti pour des mois avec des limaces dans les jardins ». Le pro nous explique que faute d’hiver froid, les oeufs des limaces ont tenu le coup. Et que la pluie actuelle favorise leur sortie et leur déplacement : « Elles glissent plus facilement et elles peuvent donc faire un kilomètre et demi par jour ». Et aussi faire beaucoup de dégâts. «Évidemment, vu qu’elles mangent tout, tous les déchets végétaux mais elles s’attaquent aussi à tous les légumes et fruits : salades, fraises… En outre, elles se reproduisent très vite ».
    PAS DE PRÉDATEURS
    Autre conséquence de ce foutu temps, il n’y a pas de prédateurs : « Les scarabées éliminent les limaces en règle générale. Mais ils n’aiment pas la pluie et donc ils ne sortent pas ».
    Comment se séparer de ces gastéropodes? Notre spécialiste prône les méthodes naturelles : « Il existe des granulés mais il faut utiliser les verts et non les bleus, au sulfate de fer, ils ne sont surtout pas toxiques pour le reste de la chaîne alimentaire ».
    Autre technique : placer des planches de bois sous lesquelles vous installez des pommes de terre. Les limaces vont s’y glisser pour les manger, elles en raffolent. Il vous restera à les enlever…« Enfin, afin de renforcer la biodiversité et si vous aimez le jardin, créez une mare. Les crapauds raffolent des limaces », sourit Michel Dossin.
    Le pro vous conseille aussi de retourner la terre là où vous soupçonnez d’avoir des limaces. En mettant les oeufs pondus à l’air, ils vont sécher. En attendant, l’état des jardins reste désespérant.
    Outre les limaces, Michel Dossin nous dit encore que les salades ont tendance à pourrir plutôt que de monter en graines ou encore que les tomates sont touchées par des champignons à cause de l’humidité. Bref, un seul mot : courage en attendant le soleil. l
    M.SP. La Meuse du dimanche 19 juin.

  • Journées Fermes Ouvertes au CTA de Strée les 25 et 26 juin 2016

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    Le Centre des Technologies Agronomiques ouvre ses portes le we du 25 et 26 juin 2016.
    Le grand public pourra y découvrir de multiples facettes de l'agriculture wallonne !


    Pour cette édition des JFO, le CTA de Strée proposera de 11h à 18h de visiter la ferme laitière et les différentes activités du centre. Tout au long du weekend , le visiteur pourra découvrir plusieurs initiatives originales dans le domaine des circuits-courts : un atelier mobile de transformation de légumes (Conserverie Solidaire), un site de production de champignon sur marc de Café (Fungi-Up), un pôle de formation en maraîchage bio (Devenirs), les producteurs de l'espace test maraîcher Point Vert, un réseau de semences paysannes de céréales (Li Mestère) et un camion de pompier transformé en boulangerie mobile (Pain-pont) !

    L'ambiance du weekend sera conviviale et familiale où petits et grands pourront se divertir et déguster des produits de la région ! (jeux en bois, château gonflable, petite restauration, marché de producteurs locaux) « Nous désirons vraiment faire connaître aux citoyens de la région toutes ces initiatives soutenues par le CTA de Strée. Ces projets favorisent l'installation de nouveaux agriculteurs, contribuent à relocaliser l'alimentation et soutiennent l'économie locale » explique Isabelle Dufrasne, directrice du centre. « Une des missions du CTA est de former les jeunes d'aujourd'hui à l'agriculture de demain. Ces JFO seront l'occasion pour les jeunes de découvrir de multiples facettes de l'agriculture et qui sait, cela suscitera peut-être des vocations chez certains... »

    Personne de contact
    Thomas BLEECKX Centre des Technologies Agronomiques
    projet.formation@cta-stree.be rue de la Charmille, 16
    0495/485773 4577 Strée-Modave
    www.cta-stree.be

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    Le Centre des Technologies Agronomiques – en quelques mots.
    Le CTA de Strée est un centre pédagogique et de recherche en agriculture financé par la Fédération Wallonie Bruxelles. Le centre, situé à quelques kilomètres de Huy, accueille durant toute l'année des étudiants en agronomie dont les étudiants en stage de La Haute École Charlemagne (ISIa).
    Le centre met en place des recherches et des parcelles de démonstration, par exemple sur les légumineuses ou les mesures agro-environnementales. Il met également à disposition des collectivités des moutons pour faire de l'éco-paturage.
    Le CTA accueille aussi des associations telles que le GAL des Condruses, DEVENIRS et Epuval. Avec l'arrivée d'une nouvelle direction en 2015, le CTA est en pleine mutation afin d'adapter les activités du centre aux besoins actuels de l'enseignement et de la recherche tout en répondant aux défis du monde agricole.