Agriculture - Page 4

  • Association KoKopelli: 1600 variétés de semences libres de droits et reproductibles

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    Nous avons pris — cette année encore — quelques semaines de retard pour l'élaboration de notre liste papier, et nous nous excusons pour ce délai. Nous savons, ô combien, que tout un chacun est impatient de recevoir ses semences pour les semis du printemps qui approche. Rassurez-vous, vous n’avez pas patienté pour rien. Cette année, Kokopelli propose plus de 1600 variétés libres de droits et reproductibles.
    Par souci écologique, nous avons fait le choix d’envoyer un lien de téléchargement pour cette liste boutique 2017. Néanmoins, sur simple demande, nous enverrons par courrier — et avec grand plaisir — cette liste boutique 2017 à tous nos sympathisants qui n’utilisent pas internet.
    Vous pouvez également passer commande en ligne directement sur notre site internet. Vous aurez la possibilité de régler vos commandes par carte bancaire ou par chèque.
    Si vous souhaitez commander par courrier, nous vous invitons à imprimer le bon de commande et à faire votre choix dans la liste.

    Voir le site

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  • BEE Wallonie, guichet unique de conseil aux apiculteurs dès 2017

    La Wallonie s'apprête à installer un guichet unique de conseils aux apiculteurs, baptisé "BEE Wallonie". Avec un budget de 170.000 euros pour 2017, le secteur pourra bénéficier de cet encadrement dès le 1er janvier, a annoncé jeudi le gouvernement wallon.

    DSC_6496_0.JPGCette structure d'encadrement et de recherche de l'apiculture wallonne sera portée conjointement par l'asbl CARI et par le CRA-W, le Centre wallon de recherches agronomiques de Gembloux. Les actions menées seront complémentaires à celles réalisées dans le cadre du programme européen de soutien à l'apiculture et des autres actions soutenues par la Wallonie telles que le Plan MAYA qui, depuis 2011, lutte contre la surmortalité des abeilles.
    Par ailleurs, pour améliorer la formation des apiculteurs débutants et confirmés, 37 projets de cours et 108 projets de conférences ont été retenus à l'issue d'un appel à projets pour un budget global de près de 255.000 euros, selon le ministre de l'Agriculture et de la Nature, René Collin (cdH).
    Enfin, une "Maison de l'abeille noire" verra le jour à l'Aquascope de Virelles. Une subvention de 140.000 euros a été délivrée pour la création d'un espace pour les professionnels destiné à la station de fécondation mais également d'un espace de sensibilisation.
    (Belga) Photo: J.V.
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  • Une année "globalement très difficile" pour l'agriculture en Belgique

    En 2016, le secteur agricole a vu sa valeur ajoutée nette baisser de 13,5%. Cette valeur ajoutée, telle qu’elle est prévue, est inférieure de 14,5% à la moyenne 2011-2015, et elle est la plus faible des deux dernières décennies (en tenant compte de l’inflation), annonce mercredi le SPF Economie (Statbel) dans une première estimation des comptes de l’agriculture belge pour 2016.(Belga)

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    Parmi les cultures, ce sont les céréales qui connaissent l’évolution la plus marquée, avec une baisse de valeur estimée à près de 50%. «L’excès d’eau et le manque d’ensoleillement au printemps, suivis d’une période de sécheresse en été, ont pesé fortement sur les rendements, tant en qualité qu’en quantité», souligne le SPF Economie. Les prix des céréales sont restés bas l’an dernier et une baisse des prix «campagne» de 18% est prévue pour les céréales belges.

    La production de pommes de terre a aussi reculé l’an dernier mais comme les prix ont été bien orientés, la valeur de production a dépassé la moyenne 2011-2015.

    Les fruits (pommes et poires) ont aussi connu une chute des rendements relativement importante. Les arbres ont souffert des mauvaises conditions climatiques lors de la floraison. En pommes, les superficies diminuent également, tandis qu’en poires, elles augmenteraient légèrement. Globalement, le volume de production baisse de 13%. Les prix étant aussi orientés à la baisse, la valeur de la production est très nettement inférieure à la moyenne 2011-2015 (-13%), souligne encore le SPF Economie.

    La valeur estimée de la production animale baisse de 4%. «Seuls les secteurs des productions horticoles et surtout des pommes de terre connaissent une meilleure année ou campagne par rapport à la précédente», conclut le SPF Economie. (La Meuse en ligne)

  • Menace de mort sur la pomme wallonne: les fruiticulteurs lançent un véritable SOS

    C’est un véritable SOS que lancent les fruiticulteurs wallons. Sans un coup de main du monde politique, les nombreuses variétés de pommes wallonnes risquent de disparaître très vite.

    capture ecran 2016-11-22 à 12.11.05 - copie.jpgTous les passionnés de fruits et ceux qui courent ou se promènent à proximité des vergers wallons l’ont remarqué. Les pommiers commencent à disparaître des paysages wallons au profit d’autres cultures, notamment les poiriers. « Je confirme, de plus en plus de collègues arrachent systématiquement leurs pommiers pour planter des poiriers », souligne Serge Fallon, fruiticulteur à Éghezée et président de la Fédération wallonne horticole. Pour lui, la pomme wallonne est clairement menacée de disparition. « Ce n’est pas l’embargo russe qui nous pénalise. On a résisté au choc voici deux ans et cette année, les producteurs wallons ont tout récolté », poursuit-il.

    Ce qui pénalise vraiment les fruiticulteurs wallons, c’est la concurrence des pommes polonaises. « Les marchés sont inondés par les pommes polonaises. Ces gens emploient une main-d’œuvre très bon marché, à 2 € de l’heure », souligne Serge Fallon. «  Chez nous c’est quatre à cinq fois plus cher ».

    Subsides aux… Polonais

    Par ailleurs, les producteurs polonais ont bénéficié des largesses des subsides européens pour moderniser leurs infrastructures, contrairement aux fruiticulteurs wallons. « Aujourd’hui, les pommes polonaises représentent 35 à 40 % des pommes vendues sur le marché belge », souligne Serge Fallon, «  mais si rien ne change, je suis certain que dans 5 ou dix ans grand maximum, il n’y aura plus de pommes cultivées en Wallonie  ».

    Évidemment, l’argent reste le nerf de la guerre des pommes. Aujourd’hui, les pommes polonaises sont vendues aux grandes surfaces 20-25 centimes le kilo, alors que les pommes wallonnes peuvent atteindre les 40 centimes.
    «Ce serait vraiment dommage, car nous avons plusieurs variétés de pommes excellentes, notre production est de qualité et puis je ne comprends pas nos politiques qui veulent soutenir les circuits courts mais n’écoutent pas nos arguments. On n’a aucune réponse à nos demandes», poursuit le président de la Fédération wallonne horticole.
    Bref, les producteurs se tournent alors vers la poire, plus rentable. «La poire peut nous sauver, car nous pouvons la vendre à un prix supérieur, entre 45-50 centimes/kg dans les coopératives ou 65-70 dans les grandes surfaces», précise-t-il.
    UN SECTEUR RICHE
    Mais il serait dommage de sacrifier le secteur de la pomme, riche, dynamique et de qualité. Aujourd’hui, en Wallonie, 1.500 ha sont consacrés à la culture des fruits dont environ 750 hectares aux pommes. La majorité des plantations se trouvent en Hesbaye, dans les régions de Liège, Visé, Hannut, Waremme, Namur, Charleroi et Mons. «On dénombre une dizaine de variétés chez nous, comme la Jonagold, la Jonagored, la Cox, l’Elstar,et la Belle de Boskoop», précise Serge Fallon. «Et nous sommes entrain de développer de nouvelles variétés avec l’université agronomique de Gembloux».
    DEMETRIO SCAGLIOLA La Meuse du 22/11.

  • Centrale de biométhanisation d’Ochain Énergie. Portes ouvertes du dimanche 20 novembre

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    Pour rappel, cette unité de biométhanisation fournira de l’électricité renouvelable à 1500 ménages grâce à un alternateur de 600 KW qui produira l’équivalent de 500.000 litres de fuel.
    Elle permettra d’éviter l’émission de plus de 4.000 tonnes de CO2 chaque année, en évitant l’achat d’engrais dont la production émet de grandes quantités de gaz à effet de serre (CO2 et N2O) et elle créera localement et durablement 7 emplois (directs et indirects).

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    Ochain Energie fournira en chaleur entre autres le Château-Home d’Ochain.

    Les travaux ont débuté cet été 2016 ! La visite du chantier ouvert au public ce dimanche faisait le point sur l'état d'avancement des travaux.

    La visite était intéressante par Grégory Racelle, cheville ouvrière du projet, faisait un guide merveilleux : enthousiaste dans ses propos, dynamique (gestuelle) et compétent (il a donné beaucoup d’explications sur le chantier, sur les équipements, sur la biométhanisation). Le Tinlotois a passionné son auditoire jusqu'à la dernière minute.
    Nous avons même appris que le digesteur avait un point commun avec les vaches : on ne peut changer trop rapidement son "alimentation" et donc, il y aura un nutritionniste qui s'occupera des différents mélanges de matière en fonction du moment de l'année (plus de maïs et de fumier en hiver ou plus de tontes d'herbes, déchets verts en été )
     
    Voir toutes les photos de Cl.Denoël sur le site :
    http://coopcec.be/wcec/ochain-energie-les-photos-des-portes-ouvertes-de-ce-20112016/

    Voir également l'historique et le détail du projet

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  • Collecte des déchets de plastiques agricoles non dangereux du 22 au 25 novembre

    La collecte des déchets de plastiques agricoles non dangereux se poursuivra encore du 22 au 25 novembre 2016

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  • Les exigences des supermarchés contribuent à la crise alimentaire mondiale

    Les exigences des supermarchés dans les pays développés en faveur de produits frais à l'aspect impeccable et le recours à des dates de consommation arbitraires provoquent des pertes de nourriture massives qui pourraient servir à alimenter le reste de la planète, selon l'ONU.

    capture ecran 2016-11-16 à 19.12.35 - copie.jpgPrès de 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont jetées chaque année dans les pays développés, plus que la quantité nécessaire à alimenter le milliard d'êtres humains qui souffrent de la faim dans le monde, a affirmé jeudi à Genève l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
    En outre, l'énergie dépensée pour cultiver des produits qui finissent dans les poubelles représente la troisième source de gaz à effet de serre dans le monde, derrière les émissions des Etats-Unis et de la Chine, a souligné la FAO, en citant un rapport sur les Objectifs de développement durable de l'ONU.
    Lors d'un colloque jeudi au Palais des Nations, siège de l'ONU à Genève, des experts des Nations unies et de la société civile ont déclaré que pour lutter contre ce problème, il était nécessaire de réformer la façon dont les produits alimentaires sont vendus.
    Dans beaucoup de supermarchés en Occident, seuls les produits "bio" ou "organiques" présentent un aspect imparfait, comme des concombres tordus ou des oranges à la peau tachée.
    Sarah Oppenheimer, du groupe militant basé en Grande-Bretagne Feedback Global, a accusé les chaînes de supermarchés de jeter des produits consommables à cause d'"imperfections superficielles". Elle a notamment cité la pratique répandue qui consiste à couper les extrémités des haricots verts afin qu'ils s'alignent parfaitement dans les emballages, ce qui fait perdre environ 20% de la valeur nutritive du produit.
    Mme Oppenheimer a également réclamé une standardisation des systèmes de marquage, en relevant que les mentions "date limite de vente", "date limite de consommation" et "date limite d'utilisation optimale" semaient la confusion et n'avaient souvent aucun lien avec la date d'expiration réelle du produit.
    (Belga).
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    Voir l'article sur le Sillon Belge

  • Clavier, une étable ravagée par les flammes

    Le bétail, 100 vaches et veaux, a pu être sauvé in extremis
    Eveil brutal pour les propriétaires de la ferme «Aux Passereaux», rue du Centre, à Les Avins (Clavier) ce dimanche matin. Un incendie s’est déclaré vers 4 heures du matin dans une étable. Des machines agricoles et de la paille sont parties en fumée. Le bétail, 100 vaches et veaux, a pu être sauvé à temps.
    A 10h30, les pompiers de la zone Hemeco étaient toujours sur place.

    capture ecran 2016-10-24 à 10.33.57 - copie.jpgInstallée depuis 1985 dans le village, c’est la première fois que la ferme de Michel Collin connaît un incendie. « Il y avait 100 bêtes, des vaches et des veaux à l’intérieur, mais aussi trois tracteurs qui servaient à la manutention ainsi que des ballots de paille», recense-t-il. Heureusement, le bétail a pu être sauvé in extremis des flammes.
    « Dès que je suis arrivé sur les lieux, j’ai ouvert les portes et les bêtes ont pu sortir. Heureusement, elles n’étaient pas encore asphyxiées. On a dû les stocker dans différents prés comme on pouvait», poursuit-il. Appelés à 4h du matin, les pompiers de la zone de secours Hemeco étaient toujours en intervention six heures plus tard, vers 10h30 ce dimanche matin. Une autopompe, une échelle et une citerne de Hamoir sont même venues en renfort. C’est dire l’ampleur des dégâts !
    Quelle est la cause du feu?
    «Pour moi, il y a eu soit un court-circuit dans le matériel soit un court-circuit dans l’installation électrique», estime Michel Collin. Une chose est sûre, le pire a été évité. Car le feu aurait pu se propager sur l’hectare qui compose la propriété. «Nous sommes spécialisés dans le laitier, la viande et dans la culture. Il y a pire dans la vie. Personne n’a été blessé et les bêtes ont été sauvées, c’est l’essentiel», insiste l’agriculteur, philosophe. La structure de l’étable ne menaçait pas de s’effondrer et tenait toujours en place lorsque nous nous sommes rendus sur les lieux. «Mais il va falloir tout réparer...»
    CAMILLE LEVÊQUE (La Meuse du 24 octobre)

     

  • Ramasser des pommes de terre dans les champs après la récolte ("glaner"), autorisé ou non?

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    L'arrachage des pommes de terre bat son plein dans nos campagnes comme ici à Abée.
    Dans les champs, les nombreuses pommes de terre qui ont échappé au ramassage sont encore visibles, étalées sur la terre alors que les machines sont parties ailleurs. Un agriculteur de Tinlot explique que c'est normal: "celles qui sont trop petites passent au travers des filtres et de toute manière il faut les laisser en surface, elles vont se décomposer alors que sous terre, elles vont germer et repousser au printemps.
    A-t-on le droit dès lors de les ramasser? Et dans ce cas faut-il l'autorisation du propriétaire?

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    Des glaneuses
    de Jean-François Millet.

    D'après Wikipédia, le glanage est un droit d'usage sur la production agricole, existant notamment en France, sous différentes formes depuis le Moyen Âge. Il subsiste encore au XXIe siècle.
    Après la moisson, le ramassage de la paille et des grains tombés au sol est autorisé.
    On distingue le glanage, qui concerne ce qui reste à même le sol, du grappillage qui concerne ce qui reste sur les arbres ou les ceps après la cueillette. On glane donc des pommes de terre, des céréales, on grappille les raisins, les pommes, les fruits en général.
    On distingue le glanage légal du glanage illicite, appelé le maraudage, qui est le délit de dérober des fruits, récoltes, légumes quand ils ne sont pas encore détachés du sol.

    Région Wallone, Code Rural (cliquez ici)

    CHAPITRE II. - Des cultures, des récoltes et des abeilles
    Art. 11.
    Le glanage et le râtelage, dans les lieux où l'usage en est reçu, ne peuvent être pratiqués que par les vieillards, les infirmes, les femmes et les enfants âgés de moins de douze ans et seulement sur le territoire de leur commune, dans les champs non clos, entièrement dépouillés et vidés de leurs récoltes, et à partir du lever jusqu'au coucher du soleil
    Le glanage ne peut se faire qu'à la main; le râtelage avec l'emploi du râteau à dents de fer est interdit.
    Sous réserve d'autres dispositions prises en Wallonie, voilà qui est clair et précis!
    Bonne récolte!

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    Photos AL. Abée 21/10/2016

  • Situation critique dans le secteur de la pomme de terre

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    la Filière wallonne de la pomme de terre, Fiwap, lance un cri d’alerte sur la situation inédite et très préoccupante à laquelle est actuellement confronté le secteur de la pomme de terre. 

    La sécheresse exceptionnelle que subit actuellement le Nord-ouest de l’Europe met en péril la récolte des pommes de terre. Quelques sous-régions en Belgique ont reçu des pluies conséquentes ces 10 derniers jours et ont pu ainsi lancer les arrachages en conditions acceptables. Mais l’essentiel des parcelles reste inabordable : la terre trop dure ne permet pas le passage de l’arracheuse, et lorsque ce passage est techniquement possible les mottes de terre sèches endommagent les pommes de terre, ce qui compromet la qualité des tubercules et leur conservation dans les hangars. 
     
    Encore 55.000 ha aux champs
     
    On estime qu’au 15 octobre moins de 30 % des surfaces belges de pommes de terre de conservation seront récoltées, contre plus de 75 % en année normale. Il reste donc plus de 55.000 ha à récolter. Les producteurs mettent en œuvre des moyens inédits tels que l’arrosage, l’irrigation, ou encore le roulage des buttes, mais ces solutions ne conviennent pas pour tous les types de sol ou sont limitées par la disponibilité en eau. Le compte à rebours a commencé puisque si du gel conséquent arrive, il détruira tout ce qui n’aura pas été arraché.

    Impact très sévère…
     
    Les conséquences pour toute la filière sont d’ores et déjà sérieuses : 
    • les rendements sont annoncés en forte baisse : -16 % en Belgique par rapport à l’an dernier et par rapport à la moyenne des 5 dernières années ; compte tenu de la hausse des surfaces, la production belge est attendue en baisse de 6 % (si tout est récolté).
      Lire la suite sur le site du Sillon Belge

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  • L'agriculture belge pourrait disparaître d'ici une dizaine d'années

    L'agriculture belge, confrontée à des problèmes sociaux structurels, pourrait disparaître d'ici une dizaine d'années, met en garde vendredi Fedagrim, la fédération belge des fournisseurs de machines, bâtiments et équipements pour l'agriculture, l'horticulture, l'élevage de bétail et le jardinage.

    Fedagrim tire la sonnette d'alarme sur base d'un sondage réalisé auprès 1.131 agriculteurs belges et révélant que 40% de ceux-ci sont convaincus qu'ils ne travailleront plus dans le secteur agricole d'ici 10 ans.

    capture ecran 2016-09-28 à 10.14.47 - copie.jpgCe sondage pointe tout d'abord un problème au niveau européen puisque 90% des agriculteurs belges interrogés estiment que les exigences imposées par l'Union européenne aux agriculteurs ne sont pas réalisables et que l'ouverture des frontières génère trop de concurrence déloyale. Pour 63% des sondés, la réponse réside dans une uniformisation des règles au sein de l'UE.
    En outre, une écrasante majorité des agriculteurs (97%) se plaignent de prix pour les produits agricoles insuffisamment élevés. Nombre d'agriculteurs déplorent également la volatilité des prix ou encore les exigences qui leur sont imposées par les pouvoirs publics en ce qui concerne les règles et législations en matière de bien-être animal, d'autorisations, d'administration, etc.
    Enfin, toujours selon ce sondage, 95% des agriculteurs belges estiment que les pouvoirs publics doivent faire davantage d'efforts pour garantir un prix équitable pour les produits agricoles et 92% veulent que les autorités s'occupent davantage de la promotion de la production agricole locale.
    "L'idée que le secteur agricole cesse d'exister entre aujourd'hui et 10 ans est parfaitement inacceptable. Elle n'est pourtant pas impensable", résume Johan Colpaert, président de Fedagrim, cité dans un communiqué. "En tant que fédération sectorielle, nous voulons collaborer à la survie du secteur et contribuer à la recherche des solutions pour les problèmes existants. Il est grand temps d'entreprendre des actions concrètes".
    Fedagrim a donc décidé d'organiser les premiers États généraux de l'Agriculture. Ceux-ci se dérouleront le 27 octobre sous le thème "Feed the Future". Rédaction du Sillon Belge (Belga) 19/09/16

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    Voir l'article sur le Sillon Belge

     

  • Football P3A. Fraiture Sport 3-1 Braives

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    Après un score de 1 partout à la mi-temps, Fraiture a augmenté progressivement le rythme en seconde mi-temps. Il aura fallu attendre les six dernières minutes pour voir le second but des Fraiturois qui inscriront un troisième but sur pénalty à 2 minutes de la fin.
    (Photos AL. Fraiture Sp en gris)

  • Tinlot: des riverains incommodés par les odeurs de lisier

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    La conseillère Cathy Fraiture a rapporté lors du Conseil communal (voir l'article précédent) des questions de citoyens à propos de l’épandage de fumier et de lisier. «  J’ai des personnes qui me demandaient ainsi la législation autour de cela  », explique-t-elle. «  Ils souhaitaient savoir si les fermiers respectaient les règles. Il faut dire que c’est la première fois que ça sent aussi fort, voilà pourquoi beaucoup se demandaient quoi.  »

    «  La période d’épandage se fait sur une courte période après la moisson  », explique à ce sujet Christine Guyot, échevine de l’agriculture. «  Depuis un arrêté du gouvernement en juin 2014, les fermiers sont obligés de mettre en place avant le 15 septembre une couverture hivernale pour empêcher que l’eau ruisselle et endommage les habitations, mais aussi pour améliorer la structure du sol.  »

    Par conséquent, il leur faut donc agir assez rapidement. «  Avant de semer cette couverture hivernale, ils doivent gérer le fumier, le lisier et les autres effluents d’élevage. C’est justement ce qu’ils sont en train de faire  ».

    Or, nous avons connu de fortes chaleurs il y a une dizaine de jours. «  Nous avons eu une canicule à cette période  », rappelle l’échevine.

    capture ecran 2016-09-05 à 09.37.38.jpgLes fermiers sont obligés de mettre en place avant le 15 septembre

    « L’azote est volatile et s’évapore très vite, ce qui cause de fortes odeurs  », note-t-elle. «  Chaque année, les riverains s’en plaignent, mais à cause des températures de cette fin d’été, c’était plus incommodant que d’habitude.  » conclut Christine Guyot.
    -J.G. (La Meuse du 5 septembre)

  • Les agriculteurs peuvent être aidés en cas de souci grâce aux services de remplacement agricole

    Les services de remplacements agricoles proposent un apport demain d’oeuvre pour les agriculteurs qui sont confrontés à la maladie ou qui sont victimes d’un accident par exemple. Ces services emploient aujourd’hui 75 agents actifs à l’échelle de la Wallonie.

    Depuis une quarantaine d’année,les agriculteurs confrontés à la maladie ou victimes d’un accident peuvent solliciter l’aide des services de remplacement agricoles. Regroupés au sein d’une fédération, ces services emploient désormais 75 agents actifs à l’échelle de la Wallonie. Moyennant une cotisation annuelle de 200€, les agriculteurs peuvent bénéficier d’un apport en main d’œuvre à un tarif préférentiel. Les cas de figure sont multiples.

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    Les fermiers empêchés en raison d’une maladie ou d’un accident représentent l’essentiel de la demande. Mais ceux qui souhaitent s’absenter pour suivre une formation, assister à un événement familial ou partir en vacances peuvent également bénéficier d’une aide, plafonnée à 160 heures subsidiées. Les agents de remplacement peuvent aussi être sollicités en cas de surcroit de travail.

    capture ecran 2016-08-25 à 10.10.19.jpgChaque année, les agents de remplacement prestent plus de 120.000 heures au sein des exploitations wallonnes. « C’est un travail qui nécessite une grande souplesse et une grande disponibilité», souligne Christiane Kaiser, coordinatrice des services de remplacement de la province de Luxembourg. « Il faut pouvoir s’habituer rapidement aux machines, aux bêtes… Les agents de remplacement sont unpeu psychologue, dans la mesure où les agriculteurs sont quelques fois méfiants à l’idée de confier leur exploitation à  une personne étrangère. » Actuellement, environ 4.100 agriculteurs sont affiliés à la Fédération, soit un quart des exploitations agricoles wallonnes. NICOLAS POËS (La Meuse du 25 août)

     «Je rends hommage à ces gars-là pour leur job» Philippe Dubois, Bourgmestre de Clavier.

    capture ecran 2016-08-25 à 10.12.42.jpg«Les services de remplacement agricoles sont exceptionnels.» Philippe Dubois, bourgmestre de Clavier, porte la casquette d’agriculteur et affiche une satisfaction pour ce service. «Ce système offre une protection sociale aux agriculteurs», continue-t-il. Un coup de main bienvenu, en particulier dans l’élevage. «La traite de vaches, même si ça s’est modernisé, nécessite quand même un minimum d’intervention manuelle. Il faut également soigner le bétail, nettoyer leur box… c’est une masse de travail matin et soir.» Les agents de remplacement aident parfois plusieurs agriculteurs dans la même journée pour cause de maladie, d’accident ou simplement de surcharge de travail. «Voilà pourquoi il faut rendre hommage à ces gars-là: en changeant de client, ces ouvriers doivent s’adapter à l’organisation mais aussi l’humeur de chaque agriculteur. Les tâches qu’ils assument sont toutes aussi diverses», souligne Philippe Dubois.Il ajoute être satisfait du soutien de la Région wallonne. «Les coûts horaires payés par les agriculteurs remplacés ne couvrent pas leurs charges et leurs frais. C’est donc primordial qu’ils soient subsidiés»,conclut-il.-J.G. (La Meuse du 25 août)

  • Situation catastrophique pour les cultivateurs: la Belgique connaît sa pire récolte de blé en plus de 30 ans

    Après avoir essuyé un printemps pourri et alors qu’elle est confrontée à un été mi-figue, mi-raisin, la Belgique est en train de connaître sa pire production de blé depuis plus de 30 ans. Une situation catastrophique pour les cultivateurs qui doivent jongler tant bien que mal avec des rendements, une qualité mais aussi des prix en forte baisse.

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    Fraiture, Tige de Terwagne, 9 août 2016

    La météo aidant, la récolte du blé a repris en Wallonie ces derniers jours. Même s’il faudra encore plusieurs jours consécutifs de beau temps pour que tous les blés soient rentrés dans les greniers, il est déjà évident que la récolte 2016 sera particulièrement mauvaise. Pour ne pas dire exécrable. «Ce qui est clair, c’est que les rendements ne sont pas au rendez-vous. Ils sont au minimum 30% plus faibles que l’année dernière», explique Jean Wart, responsable des céréales à la Société coopérative agricole de la Meuse (Scam), qui gère 50 points de collecte au sud du pays. «On a des rendements des années ’60 avec des variétés des années 2000», résume le spécialiste.

    Sur le plan financier, la situation s’annonce donc catastrophique pour les céréaliers. Il faut dire que si la production de blé est particulièrement mauvaise dans le Benelux, en France (premier exportateur européen) et dans une partie de l’Allemagne, le tableau est nettement moins sombre pour les autres principaux producteurs mondiaux comme les États-Unis, le Canada et, surtout, les «pays de la mer Noire» (Russie, Ukraine et Kazakhstan), principaux concurrents de l’Europe de l’Ouest sur les marchés du pourtour méditerranéen.

    Au point que le Conseil international des céréales table sur une récolte mondiale d’un niveau comparable à la production record de l’été 2015, qui avait atteint 730 millions de tonnes. Des prévisions qui vont plomber les cours du blé.

    «C’est ce que j’appelle une triple peine: on n’a pas de rendements, on n’a pas de qualité, avec un poids spécifique en-dessous de la norme, et on n’a pas les prix», conclut Jean Wart, pour qui la production de blé cette année en Belgique est assurément la plus mauvaise depuis au moins 30 ans.

    Avant cela, la récolte de l’escourgeon, ou orge d’hiver, qui s’est terminée à la mi-juillet en Wallonie, s’était déjà avérée désastreuse, avec des rendements en baisse de 30 à 40%. (La Meuse en ligne)