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  • Marchin: l'Athénée Royal devient école pilote pour un projet européen qui vise à améliorer la remédiation

    L’Athénée Royal Prince Baudouin, à Marchin innove ! Elle est la seule école de la région à faire partie du projet Erasmus+ qui a pour but d’améliorer la remédiation en Belgique. Grâce à cela, 4 professeurs et le préfet sont partis en Italie, Grande-Bretagne et Pays-Bas.

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    L’Athénée Royal Prince Baudouin, à Marchin innove ! Elle est la seule école de la région à faire partie du projet Erasmus+ qui a pour but d’améliorer la remédiation en Belgique. Grâce à cela, 4 professeurs et le préfet sont partis en Italie, Grande-Bretagne et Pays-Bas.
    Chaque école dans l’Union européenne a une pédagogie bien spécifique. D’ailleurs, celle-ci diverge que l’on soit en Belgique, en Italie, aux Pays-Bas ou en Grande-Bretagne.
    Afin de se rendre compte de ces différents modèles d’enseignement et essayer d’en tirer des leçons, l’Athénée Royal Prince Baudouin de Marchin participe au projet Erasmus +. «  Il s’agit d’un programme de l’Union européenne, entre autres, dans le domaine de l’éducation et de la formation  », explique Sabine Haot, chargée de mission au service général de l’enseignement organisé par la fédération Wallonie Bruxelles.
    «  C’est dans ce cadre qu’est né un consortium (regroupement d’un pouvoir organisateur et d’école) entre le Service général de l’Enseignement et cinq athénées royaux du réseau. »

    L’Athénée Royal de Marchin est l’unique école de notre région à faire partie de ce projet pilote. «Il vise à améliorer la remédiation pour élèves du premier degré du secondaire à partir de pratiques européennes. Notre objectif est de réaliser un recueil de bonnes pratiques pour la rentrée prochaine, d’en tester un maximum dans les 5 écoles du consortium et de faire un module de formation pour disséminer ces bonnes pratiques d’ici deux ans.» C’est ainsi que, pendant une semaine, Jean-François Angenot, préfet des études et 4 de ses professeurs de langues germaniques sont partis en Italie, Grande-Bretagne et Pays-Bas.

    Et même si notre système scolaire à nous est loin d’être mauvais, des différences flagrantes subsistent entre l’Italie et la Belgique.«En Italie, il y a un fort travail coopératif entre les élèves. Les plus forts aident les plus faibles tel un tutorat, la remédiation ici est immédiate», explique Jean-François Angenot. Certains professeurs de l’Athénée sont séduits. «J’ai déjà changé la disposition des bancs de ma classe comme le modèle britannique», ajoute Régine Engelman, professeur d’anglais et de néerlandais. C.L (La Meuse du 18/3)

    Voici quatre exemples de méthodes de remédiation constatées:
    >Pas de fluo
    Les élèves utilisent des post-it sur lesquels ils doivent noter des mots-clés afin de résumer leur cours au lieu de tout mettre au fluo.
    >Pas d’enseignement spécialisé
    En Italie, l’enseignement inclusif est de mise. Il n’y a pas d’enseignement spécialisé. Les élèves handicapés sont intégrés dans les classes et ont un assistant avec eux.
    >Des bancs à 4 En Grande-Bretagne, au lieu d’avoir des bancs d’école placés de façon linéaire, 2 bancs de 2 se font face, favorisant ainsi l’échange. De plus, l’élève le plus fort côtoie l’élève le plus faible.
    >Boîtes à exercice
    Des boîtes disponibles pour les élèves leur permettent de réaliser d’autres tâches.