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  • Tinlot: suspecté d'avoir voulu faire un casse chez Centea, il risque 1 an de prison

    En décembre 2010, après une chasse à l’homme, la police mettait la main sur trois individus suspectés d’avoir voulu commettre un braquage à la banque Centea de Tinlot. Cinq ans après les faits, l’un des prévenus, Hicham, s’est expliqué devant le tribunal correctionnel de Huy. Et il conteste formellement avoir voulu faire un casse. Il risque un an de prison.

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    Le 1er  décembre 2010, une tentative de vol à Tinlot avait fait les gros titres. Trois individus étaient suspectés d’avoir voulu commettre un braquage dans l’agence bancaire Centea, mais le gérant avait remarqué leur petit manège, et avait appelé les forces de l’ordre. Trois hommes avaient alors été appréhendés. Parmi eux, Hicham, 32 ans et habitant à Molenbeek. Cinq ans après les faits, ce dernier est accusé de tentative de vol avec violence, port d’arme, association de malfaiteurs et infractions de roulage.
    À bord d’une VW Jetta, volée à Bruxelles, lui et ses deux complices s’étaient rendus à Tinlot. Si ce dernier a admis au tribunal correctionnel de Huy être allé dans la commune condruzienne le 1er  décembre 2010, il conteste formellement avoir voulu y commettre un braquage. «  J’avais rendez-vous pour vendre la voiture. Je ne savais même pas qu’il y avait une agence bancaire  », s’est-il défendu. Une défense qui a du mal à tenir la route, d’autant plus que l’analyse téléphonique a démenti tout contact avec un acheteur potentiel.
    De plus, le gérant de l’agence, Albert Thomas, avait repéré deux hommes avec une capuche sur la tête. «  Je les voyais à travers la haie, dans la propriété du voisin. J’ai d’abord pensé que c’était des ouvriers, mais comme je ne les ai pas reconnus, j’ai appelé le 101  », nous avait-il confié à l’époque des faits. Et quand on lui demande ce qu’il faisait là, Hicham répond : «  Il y avait un petit bois, je me suis arrêté pour uriner  ».

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    Alertée par le gérant, une patrouille avait directement été envoyée sur place. Mais, en voyant les forces de l’ordre arriver, les trois hommes avaient pris la poudre d’escampette. Surprenant, puisque selon Hicham, il n’avait rien à se reprocher. « J’avais peur car la voiture n’était pas en ordre », a-t-il raconté.
    UN PISTOLET RETROUVÉ
    S’engage alors une course-poursuite entre les forces de l’ordre et les trois suspects. C’est Hicham qui conduisait la VW. À toute vitesse, il s’était engagé dans le rond-point Saint-Vitu et avait perdu le contrôle de son véhicule qui a percuté un poteau d’éclairage. Les trois hommes avaient pris leur jambe à leur cou et après une véritable chasse à l’homme (un hélicoptère de la police avait notamment été envoyé sur place), ils avaient été appréhendés.
    À l’intérieur de la voiture, les policiers avaient retrouvé le parfait matériel pour commettre un vol avec violence, comme des émetteurs- récepteurs et des colsons : « c’était déjà dans la voiture quand je l’ai achetée », a indiqué le Bruxellois. Quant à l’arme, de type Colt 45, Hicham dit avoir voulu la prendre car l’acheteur potentiel était agressif. «Et les gants, c’était pour ne pas salir la voiture peut-être ? », a rétorqué le substitut du procureur du Roi. Pour tous ces faits, Hicham risque 1 an derrière les barreaux. DÉBORAH TOUSSAINT (La Meuse du 20 novembre)

    Albert Thomas, Centea, Casse Tinlot,
    Voir la vidéo de l'époque:
    https://www.youtube.com/watch?v=HyBWdjTbujQ