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  • Tinlot, une famille avec 4 enfants bientôt sans logement

    Vendredi, La Meuse H-W a développé longuement l'appel à l'aide diffusé avant-hier par Melody et Jean et relayé sur ce blog:

    Sans papier et sans statut de réfugié, ces Kosovars ne bénéficient plus de l’aide de l’État.

    Quand Fadilj Emini tend les mains, ce n’est pas pour demander la charité, mais pour montrer qu’il est prêt à travailler. Ce maçon de formation nous affirme qu’il sait tout faire comme travaux. Et pourtant, depuis son arrivée en Belgique, il y a cinq ans de cela, il est sans emploi.
    Fadilj, sa femme, Ljirije et leurs 4 enfants, âgés de 9 à 21 ans, n’ont aucun statut, aucun papier. "Le Kosovo était trop dangereux, c’est pour cela que nous sommes venus en Belgique. Nous vivons depuis le 15 décembre 2010 dans cette maison qui appartient au CPAS. On recevait aussi une aide financière, d’environ 950 euros pour toute la famille, payée par Fedasil, l’Agence fédérale pour l’accueil de demandeurs d’asile", nous explique le papa, Fadilj. Et il insiste : "Je ne veux pas qu’on dise que nous sommes des étrangers qui profitent du système, c’est juste que nous n’avons pas le choix" !

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    Depuis leur arrivée dans notre pays, les membres de cette famille n’ont cessé de demander le statut de réfugié. Chaque fois, ils ont été confrontés à un refus. "Plein de gens ont déjà voulu me donner un contrat de travail, mais sans carte d’identité, c’est peine perdue", se désole ce père de famille. Pendant cinq ans, lui, sa femme et ses enfants ont donc dû se débrouiller avec ces 950 euros pour payer leur nourriture et les autres frais. Une situation difficile qui s’est encore aggravée dernièrement. Il y a quatre mois, Fedasil a décidé de supprimer cette aide financière, donnée au CPAS de Tinlot, pour la famille kosovare. "Je travaille comme saisonnier pour un fleuriste, et on reçoit encore une petite aide financière pour mes deux frères qui sont mineurs. Cela nous fait plus ou moins 200 euros par mois pour vivre", nous explique Ersan, 21 ans, tandis que sa maman, Ljirije ne peut retenir ses larmes. Outre le manque financier, la famille risque bientôt de se retrouver sans logement. La maison dans laquelle ils vivent actuellement appartient à la commune mais est subsidiée par Fedasil. Et comme ces Kosovars ne peuvent pas obtenir le statut de réfugié, ce logement risque de leur être retiré. "Nous allons nous retrouver sans rien. Edvin, 15 ans et Emir, 9 ans, peuvent aller dans un
    centre…  Mais moi, je ne veux par être séparé de mes parents !", intervient Emir, qui nous dit avec fierté qu’à l’école, il est premier de classe. Et lorsqu’on lui demande s’il se sent plutôt Belge ou Kosovar, sa réponse fuse : "Belge !".
    "Le problème, c’est que pour l’Office des étrangers, le Kosovo est un pays sûr et c’est pour cela qu’il faudrait qu’on y retourne. Mais le Kosovo représente encore un danger pour nous. On pense sans doute qu’en refusant de nous donner des papiers, en supprimant toutes nos aides, nous allons retourner au pays. Mais chez nous, c’est ici, en Belgique, à Tinlot », nous affirme
    le papa.
    Ce mercredi, lui et sa famille étaient encore à Bruxelles, dans l’espoir de voir, un jour, leur situation régularisée, et avoir un avenir dans leur pays d’adoption. V.D

    Appel à l'aide

    La famille Emini refuse d’être une famille d’assistés. Quand on leur demande s’ils ont besoin d’aide pour de la nourriture, Ersan, le fils aîné nous répond : "Ça va, de la nourriture on en trouve toujours".
    Par contre, si vous avez une maison vide, un appartement disponible et que vous avez envie d’aider Fadilj, Ljirije et leurs enfants, sachez qu’ils sont à la recherche d’un logement.
    "Nous sommes capables de donner entre 150 euros et 200 euros de loyer. L’idéal serait une maison avec trois
    chambres . Je tiens vraiment à dire que nous ne voulons pas être des profiteurs", indique le papa, Fadilj.
    Si cela vous intéresse, vous pouvez contacter la famille Emini au numéro suivant : 0483/56.80.69. V.D

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    Aucune solution. Pas un pouvoir communal

    « Ici, nous ne sommes  pas des étrangers »

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