frédéric de thier

  • Un ancien Tinlotois (Seny), Frédéric de Thier, directeur de la nouvelle prison "high tech" de Marche

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    La nouvelle prison de Marche a été présentée au personnel pénitentiaire le 2 septembre et placée sous le feu des projecteurs.  Les médias ont ainsi mis en évidence, le travail et les choix du nouveau directeur, Frédéric Dethier, bien connu à Tinlot et à Seny
    Frédéric était un membre actif du groupe Tinlot Participation et donc impliqué dans la vie communale et citoyenne. Il faisait partie de l'équipe qui est devenue majoritaire à Tinlot en 2000 avec un premier mayorat pour Cilou Louviaux. Il a ensuite quitté Seny pour Ochain (Clavier) avec toujours le même engagement citoyen. A ce moment, il était  directeur de la prison d'Andenne. Nous lui souhaitons une pleine réussite dans le défi qu'il doit relever aujourd'hui.

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    Cliquez ici pour voir la séquence du JT RTL-TVI du 2 septembre

    (Le Soir du 3/9) Régime ouvert pour la prison du futur.
    JUSTICE, Mixité, confort, confiance… la prison de Marche sera la plus innovante du pays L’établissement est le premier d’une nouvelle génération : sécurité renforcée mais régime pénitentiaire de velours. 

    Ce n’est plus qu’une question de semaines, neuf tout au plus, et la première prison belge « du futur  »…refermera ses portes sur ses nouveaux locataires. Lundi, la moitié environ des 265 agents pénitentiaires y ont presté leur premier jour de travail. Mission : tester le fonctionnement de l’ensemble. À Marche-en-Famenne, ville phare aux confins des provinces de Liège, Namur et Luxembourg. C'est la prison belge du XXIe siècle avec des retombées socio-économiques : 300 emplois et des partenariats naissants avec le monde associatif.
    Frédéric De Thier, directeur, planche depuis deux ans sur ce qui sera bel et bien la geôle la plus innovante du pays. Au premier abord, l’enveloppe de l’établissement marchois ressemble à une prison moderne, sans plus, construite en étoile selon le traditionnel modèle Ducpétiaux.
    Mais les portes s’ouvrent en réalité sur un lieu plus humain. Dans les faits, cela passe d’abord par des cellules confortables : lumineuses et colorées, elles comprennent un lit, un bureau, une toilette, une douche et un téléphone. De quoi changer des taudis qui tiennent parfois lieu de prison. Cela passe aussi par l’installation, au sein même de l’établissement, d’un tribunal d’application des peines.
    Mais la vraie nouveauté est le régime de détention. Le directeur Frédéric De Thier a obtenu carte blanche pour mettre en place un modèle ouvert inédit. La journée d’un détenu y est calquée sur le monde libre : les portes de sa cellule (pas de la prison !) sont ouvertes huit heures par jour, permettant les allées et venues entre ateliers, bibliothèque, salle de sport, préau, activités de formation… « J’ai longtemps été pour un régime progressif, qui récompense le détenu en fonction de son comportement. Je plaide désormais pour un régime dégressif, basé sur une confiance à 100 % dès l’entrée et qui offre des formations qualifiantes. S’il fait des conneries, le détenu perd cette confiance et donc sa liberté de mouvement, dit Frédéric De Thier. Ce modèle responsabilisant est la première étape d’une réinsertion, il doit permettre au détenu de quitter la prison un peu meilleur que quand il y est entré ». Pour autant, le régime ouvert ne badinera pas avec la sécurité. L’électronique dernier cri s’est invitée dans et aux abords de la prison pour éviter les largages d’objets depuis l’extérieur et l’atterrissage éventuel d’un hélicoptère.
    Les murs sont couverts de fils électrifiés basse tension tandis que 468 caméras surveillent l’ensemble. « Et ici les caméras fonctionnent ! », lance le directeur à ses gardiens… Des gardiens plutôt partagés devant ce projet. Car s’il révolutionne l’idée qu’on se fait de la prison, il bouleverse fondamentalement leur travail.

    Extrait de l'article d'Eric Burgraff dans le Soir du 3/9