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  • Tinlot va accueillir des réfugiés politiques africains. Une première pour un CPAS wallon

    Nous avions publié cette information le jour de Noël sur ce blog. Déborah Toussaint a publié ce vendredi dans la Meuse les explications de Christine Gobiet, la Présidente du CPAS de Tinlot :

    La maison de l’Initiative Locale d’Accueil à Tinlot accueillera en janvier une famille de six réfugiés politiques qui viennent de la région des Grands Lacs au centre de l’Afrique. Le CPAS a décidé de rentrer dans un projet de réinstallation pour ces personnes qui devront s’intégrer à la vie condruzienne.

    De nouveaux habitants vont bientôt débarquer à Tinlot. Et pas n’importe quels citoyens, puisqu’il s’agit d’une famille de six personnes venant tout droit de la région des Grands Lacs au centre de l’Afrique à côté de la République Démocratique du Congo. Ces derniers ont déjà obtenu le statut de réfugiés politiques et vivent actuellement dans un centre d’accueil en Belgique. En janvier, ils devront normalement venir s’installer dans la commune condruzienne. Un gros changement, tant pour cette famille que pour les Tinlotois.
    «On s’attend à un choc des cultures, mais cela sera extrêmement intéressant. On espère qu’ils trouveront leur place chez nous. En tout cas, on se réjouit tous de les accueillir», nous explique la présidente du CPAS, Christine Gobiet Nizet.

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    Derrière ces façades anodines de la rue du Centre et de la rue Malplaquaye à Tinlot, un logement 7 personnes pour réfugiés politiques, un logement communal d'urgence, un espace Intergénérationnel, un four à pain communautaire et des activités aussi diversifiées que le "Café Tricot" ou les "Rendez-vous du livre".  L'enseigne " A la Croisée des chemins" a pris aujourd'hui toute sa signification.

    Ces derniers s’installeront dans la maison de l’ILA (Initiative Locale d’Accueil). Une habitation créée en 2002, où ont déjà emménagé beaucoup de personnes d’origines diverses. « En fait, avant, c’était des candidats au
    titre de réfugiés. Ils restaient là, en attendant qu’ils actionnent la procédure auprès du commissariat des réfugiés. Ils s’intégraient moyennement à la communauté rurale. De plus, sur 7 ou 8 familles hébergées, seules 2 ont été régularisées », poursuit la présidente du CPAS. Ces habitants ne vivaient à Tinlot qu’à titre temporaire, contrairement à la famille qui va arriver, qui devra s’y intégrer à 100 %. Autre différence ? Avant, la commune leur fournissait le logement ainsi qu’une somme pour les repas, grâce à un subside journalier de l’État. Mais cette fois, ils pourront habiter dans cette maison, seront d’abord aidés par le CPAS, mais l’objectif est qu’ils trouvent du travail et soient autonomes. «En fait, cette famille entre dans un autre projet. Il s’agit de la réinstallation.
    Apparemment, nous sommes l’unique CPAS en Wallonie à s’être inscrit dans ce cadre », indique Christine Gobiet Nizet. En outre, la maison de l’ILA était vide depuis environ un an. Suite à des restrictions au niveau de l’immigration, il y avait donc plus de places disponibles que de demandes. « On se posait la question sur ce qu’on allait faire de ce bâtiment qui était vide. Nous ne pouvions pas nous en servir comme logement car nous avions une convention avec l’État pour les demandeurs d’asile en attente de leur statut de réfugié politique. Maintenant, nous allons pouvoir accueillir ces personnes qui ont connu la guerre, la famille… dans notre communauté », conclut la présidente du CPAS. (DT La M du 27/12)

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    A l'arrière,  tous ces bâtiments peuvent communiquer par l'extérieur. Cet ensemble construit au fil du temps et des projets comme un puzzle bien agencé constitue un lieu de vie et une infrastructure privilégiée  pour accueillir et favoriser les projets d'insertion de différentes personnes dont aujourd'hui des réfugiés politiques africains de la région des "Grands Lacs". Un bel exemple de "cohésion sociale'". (AL)