iroman

  • «C’est la course dont j’ai le plus rêvé»! Le Tinlotois Pierre Beaufort participe ce samedi pour la 1ère fois à l'Iroman d' Hawaï

    Ce samedi, le Fraiturois Pierre Beaufort prendra le départ de son premier Ironman d’Hawaï, un des triathlons les plus difficiles au monde. Une course de 226 kilomètres où, à 36 ans, il compte bien prendre un maximum de plaisir. (Voir l'article précédent sur ce blog)

    Entretien avec Pierre Beaufort Ironman (Olivier Joie, La Meuse du 8 octobre)
    Monsieur Beaufort, comment appréhendez-vous cette première participation à l’Ironman d’Hawaï ?
    C’est une immense fierté et une grande joie de prendre part à cette course mythique. C’est le fruit d’un énorme travail durant toute l’année où je m’entraîne 15 à 20 heures par semaine tout en ayant une vie de famille et un boulot à temps plein.
    Je m’étais déjà qualifié en 2014, mais j’avais dû décliner l’invitation suite à la naissance de ma fille. Cette fois, j’ai eu la chance de me qualifier très tôt dans la saison grâce à une belle performance lors de l’Ironman en Afrique du Sud. Cela m’a permis une préparation optimale et sans stress.
    J’ai malheureusement souffert d’une mononucléose durant cette préparation et on ne s’en est rendu compte qu’après que j’aie contracté la maladie.

    iroman,pierre beaufort,hawaï

    Cet Ironman d’Hawaï est-il l’aboutissement de votre carrière sportive?
    Non, c’est juste la cerise sur le gâteau. C’est la course dont j’ai le plus rêvé, car elle est issue d’une qualification et non d’une inscription. Mais ma carrière sportive est loin de s’arrêter là. J’ai encore un million de projets en tête. Notamment celui de revenir un jour ici.
    Comment vous êtes-vous préparé pour ce triathlon au format bien plus long qui comprend 3,8 km de natation,180,2 km de cyclisme et 42,195 km de course à pied?
    En Belgique, on ne peut pas tout préparer. On peut chercher des dénivelés similaires en vélo et en course à pied ainsi que des endroits venteux pour le vélo. Mais je n’ai pas pu me préparer à la chaleur et à la natation en mer.
    J’ai donc privilégié des répétitions de fractions d’allures de course ainsi que de longues sorties d’endurance dans les trois disciplines.
    Les conditions sur place sont-elles fort différentes?
    Pour moi, les deux grosses difficultés seront la natation en mer et sans combinaison néoprène, ainsi que la chaleur lourde et humide. C’est quelque chose que je n’ai pas pu préparer à l’entraînement. Pour cela, il aurait fallu que je parte en stage à l’étranger. Mais c’était impossible professionnellement
    .
    iroman,pierre beaufort,hawaïVous êtes à Hawaï depuis une dizaine de jours. Avez-vous repéré le parcours?
    Durant ces 10 derniers jours, je me suis entraîné (15h par semaine) afin d’acclimater mon corps à l’effort à aux conditions météo. Ma première conclusion est que c’est usant. Il faudra que j’essaye de sortir le plus frais possible de l’eau, discipline qui est loin d’être mon point fort, afin de venir à bout du parcours vélo fort venteux avec un dénivelé de 2.000 mètres. Pour finir, le marathon est loin d’être plat. Le tout sous une chaleur torride.
    L’élément clé sera d’éviter la déshydratation. En dehors de l’entraînement, je ne vous cache pas que j’en profite pour faire un peu de tourisme. Venir aussi loin dans un endroit paradisiaque pour rester enfermé n’est pas trop compatible avec mon caractère.
    Vous êtes-vous fixé un objectif?
    Non, je compte prendre un maximum de plaisir et savourer cet instant qui semble long, mais qui sera trop vite passé. Pour le temps, j’ai une idée en tête, mais je la garde pour moi. Émotionnellement et au niveau du parcours, ce sera la course la plus dure à laquelle j’ai eu la chance de participer. Mais il en existe beaucoup d’autres encore plus dures qui font partie de mes projets.
    Olivier Joie. La Meuse du 8 octobre