jonathan lardot

  • Jonathan Lardot (Ouffet et bientôt Tinlot), le seul arbitre liégeois au top

    Cet Ouffetois devenu une star dans le monde du football et des supporters, s'installera bientôt à Tinlot dans le village de Fraiture. C'était donc l'occasion de publier des extraits de ce portrait publié dans la Meuse du 27 décembre 2014.

    « Mon père m’a transmis le virus »

    À seulement 30 ans, le meilleur sifflet de la Province peut déjà arborer une remarquable carte de visite. Et l’avenir s’annonce radieux pour celui qui vient d’être promu au niveau européen et devrait bientôt faire son entrée en Europa League.

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    A 22 ans, Jonathan Lardot sifflait déjà en nationales (Photo News)

    L’arbitre nous attend dans son bureau du service des sports de la Province de Liège. La veille, il a sifflé Malines-Club Bruges en Coupe de Belgique. Un gros match. «Ce n’était pas mal, en effet », confirme t-il. «Le stade de Malines figure parmi les plus chauds du pays. Ce fut une journée plutôt éreintante : boulot jusque 13 heures, départ pour Malines, un peu de repos à l’hôtel mis à notre disposition, match et retour à la maison vers 1 heure du matin. Avant d’entendre sonner le réveil à 6 heures pour une nouvelle journée de travail… »

    «J’ai la chance de
    m’épanouir dans mon job, où je m’occupe de la gestion des installations sportives (l’ancien arbitre Claude Bourdouxhe est son collègue de bureau !) et de prendre du plaisir dans ma passion. »
    Pour lui, tout a basculé à l’âge de 15 ans. «Mon père était arbitre et m’a transmis le virus. Encore aujourd’hui,
    il ne cesse de me prodiguer des conseils. Plus que toute autre grosse pointure de l’arbitrage, c’est lui qui reste
    mon vrai modèle, même si je suis par exemple très fier de pouvoir travailler avec Franck De Bleeckere, qui est responsable des élites belges et est un exemple pour tous les arbitres. »
    Très
    vite, il va faire l’objet de bonnes évaluations. «J’ai débuté en sifflant des rencontres de minimes et je me rappelle que je feuilletais avec impatience la Vie Sportive pour connaître ma désignation. J’ai de suite accroché, en gravissant rapidement les échelons. À 22 ans, j’étais promu en nationales et à 27 ans, je sifflais sur la scène européenne. J’en suis à ma quatrième saison en D1. »
    Une ascension fulgurante pour un
    arbitre qui se remet constamment en question. «Nous sommes visionnés lors de chaque rencontre en D1 et un DVD nous est remis. Je réalise une autoévaluation permanente et j’écoute les avis. Chaque rencontre est un nouveau challenge et personne n’est à l’abri d’une mauvaise décision. C’est évidemment ce que nous redoutons le plus… » J-P. N. (Extrait de l'article publié dans La Meuse du 27 décembre)

    Il va désormais arbitrer en Europa League

    "A l'étranger, j'ai déjà officié en Turquie ou en Allemagne et je viens d’être promu dans le groupe 2 international, ce qui va désormais me permettre d’entrer en lice pour des rencontres d’Europa League.
    Mon objectif, c’est simplement d’accumuler le plus de rencontres importantes et de prendre du plaisir. Avancer pas à pas, c’est le meilleur moyen de ne jamais être déçu."
    Il est le seul Liégeois à ce niveau. «Mais au niveau des assistants, Frédéric Godelaine est l’un de mes équipiers habituels et Vito Di Vincenzo vient d’être promu en D1.»
    Pour
    lui, un bon arbitre doit avant tout bien communiquer, être au top physiquement et, forcément, maîtriser à fond les règles du jeu. «L’important, c’est aussi de se libérer dès le premier coup de sifflet. Et de se faire respecter, tout en respectant les autres…» J-P. N.