philippe catherine minne

  • Brasserie de Bastogne: la petite parmi les géants, elle est présentée ce w-e au BBW

    De vendredi à dimanche prochain la Grand Place de Bruxelles sera occupée par la 18e édition du Belgian Beer Weekend (BBW). Une gigantesque manifestation qui met en avant des brasseries belges de tailles et de capacités de production bien différentes, de la petite entité artisanale au géant mondial. Les Fraiturois, Philippe et Catherine Minne y représenteront la Brasserie de Bastogne.

    « Une belle vitrine »
    La Brasserie de Bastogne sera pourtant la seule de la province de Luxembourg à y avoir un stand. Si on place la Brasserie d’Orval hors catégorie et que l’on estime qu’Achouffe n’est plus tout à fait luxembourgeoise (rachetée par Moortgat, une partie de la production se fait au nord du pays). «  Nous, cela sera notre quatrième participation et nous nous y trouvons bien  », nous explique Catherine Minne-Vanderwauwen, qui a lancé la brasserie avec son mari, Philippe, en 2008. «  Nous serons sans doute la plus petite brasserie présente (la brasserie de Bastogne brasse de 1.000 à 1.200 hectolitres par an). Mais c’est agréable une fois par an de se sentir sur un pied d’égalité avec les gros.  » Le côté international de l’événement permet «  aussi de nouer des contacts intéressants pour l’exportation, de rencontrer des gens. Il y a aussi une forte médiatisation de l’événement, qui n’est pas négligeable  ».

    667167729_B979570289Z.1_20160830171414_000_G4A7GQ4UR.2-0.jpgÀ Bruxelles, Philippe et Catherine proposeront la gamme de la Trouffette, mais aussi l’Ardenne Stout et l’Ardenne Saison. Des bières qui ont déjà su convaincre les amateurs. « On se si- tue dans un segment particulier : celui de la bière spéciale de caractère.
    On ne travaille qu’avec des produits de qualité. C’est vital. Ensuite, on cherche à faire des bières que les gens aiment et qui en même temps se démarquent... Si c’est pour faire une nouvelle bière ambrée alors qu’il y en a déjà plein, bof… » Quant au reproche que des puristes pourraient faire à ces brasseries artisanales qui se corrompent en allant fricoter aux côtés du géant Inbev, de Moortgat... ?
    «Moi, je préfère cela au Brussels Beer Project ou bien à être le simple délégué marketing d’une bière brassée ailleurs. Ensuite, il y aune dimension économique qui est inhérente à notre métier. Etre au BBW c’est im portant. Enfin, il faut aussi goûter ce que font certaines « grosses »
     brasseries. Tout n’est pas bon. Mais tout n’est pas à jeter non plus.»
    N.LD  (La Meuse du Luxembourg du 31 août)

    Que de chemin parcouru en huit ans.
    C’est en effet en 2008 que Catherine -qui travaillait dans le secteur de la librairie- et son mari Philippe -ingénieur- ont créé la Brasse-
    rie de Bastogne. De 80 hectolitres à l’origine, la production est passée à 600 hectos en 2012 puis à 1.000-1.200 hectos cette année.

    capture ecran 2016-09-03 à 13.59.47.jpgUne fameuse progression justifiée par le succès des bières de la brasserie.
    Brasserie recompensée par plusieurs prix, notamment celui du meilleur stout au Best Belgian Beers of Wallonia 2016 pour l’Ardenne Stout. D’autres distinctions avaient déjà été obtenues en 2014, dans d’autres catégories, dans ce même concours. Un prix d’honneur a aussi été décerné à l’Ardenne Stout en 2014 au Brussel Beer Challenge. Du coup, le couple a engagé un brasseur et un stagiaire est devenu ouvrier de production.

    Plus au nord

    Et ce n’est pas tout puisqu’il est maintenant devenu impératif de voir plus grand. «Nous allons donc déménager en 2017 vers un autre site. Cela nous crève le cœur de quitter là où on est mais les prix des terrains étaient inabordables. Là où on ira les prix étaient deux fois plus faibles.

    Un déménagement qui se concrétisera en 2017
    Récemment encore on nous a proposé une alternative dans la région de Bastogne. Mais on ne pouvait pas se le permettre.»
    La future localisation ? «Ce sera plus au nord », glisse Catherine. « Mais il est encore un peu tôt pour en parler de manière précise.» Mais les brasseurs ont déjà confié que leur nouveau site serait plutôt situé en Famenne, non loin de la limite entre les provinces de Luxembourg et de Namur. « On espère produire dès la fin de l’année 2017, au plus tard début de l’année 2018. C’est en tout cas un fameux challenge pour la brasserie. » Un de plus. Mais comme tous les autres ont été relevés il n’y a pas de raison de penser qu’il en ira autrement cette fois encore. - N.LD