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  • Les voisins veillent : 57 RIQ (réseaux d'information de quartier) en Wallonie et à Bruxelles. Ils signalent tout incident suspect à la police

    La question a été posée lors du dernier conseil communal à Tinlot.  Qu'est-ce qu'un RIQ ?  La Meuse du 19 janvier fait le point sur les RIQ. Vous trouverez également ci-dessous les lien pour quelques données officielles du Gouvernement Fédéral.

    Recrudescence de cambriolages et sentiment d’insécurité croissant : les RIQ n’ont jamais été si nombreux en Belgique. Ces Réseaux d’Information de Quartier voient le jour un peu partout dans le pays. Le principe est simple : quelques voisins s’associent pour surveiller les rues de leur quartier et informer la police de la présence de personnes suspectes ou d’agissements étranges.

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    Après 16 ans d’existence, la Belgique compte officiellement aujourd’hui 669 RIQ (Réseaux d’information de quartier), selon leschiffres dévoilés par le ministre de la Justice. La grande majorité se trouve dans le nord du pays, mais Bruxelles et la Wallonie en comptent tout de même 57 : 2 dans la capitale, 6 dans le Luxembourg, 8 à Liège, 12 dans le Hainaut, 13 à Namur et 16 dans le Brabant wallon.

    « PAS DES MILICES ! »
    «Mais il y en a bien plus, 200 selon moi pour le sud du pays », insiste Christiane Guérit, présidente nationale des RIQ francophones qui a lancé le RIQ de Pommeroeul. «Nous ne sommes pas des milices ou des délateurs
    comme certains le disent. Les membres sont généralement des anciennes victimes de cambriolages et de vols, qui veulent éviter que cela ne se reproduise chez eux et chez leurs voisins. Mais nous ne sommes pas la police, nous n’arrêtons pas les voleurs, nous n’avons aucune arme. Nous informons simplement les policiers de tout ce qui peut paraître suspect : une voiture, une personne qui rôde. »
    Chaque membre est donc appelé à surveiller les allées et venues dans son quartier, les mouvements suspects autour des habitations.
    «Nous avons des fiches pour savoir quels détails donner à la police : la plaque, la couleur, la marque ou le nombre de personnes dans une voiture, ou encore la physionomie d’une personne louche. On adopte aussi des gestes simples et citoyens : pousser le courrier qui dépasse de la boîte aux lettres si quelqu’un est parti
    en vacances, aller voir la maison du voisin si l’alarme se déclenche. Certains envoient directement leurs informations par SMS ou téléphone à la police, d’autres ont peur et préfèrent passer par un autre membre. L’important est d’aller vite, pour permettre une intervention efficace et rapide. » L.P. La Meuse du 19 janvier 2015.

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    Qu’est-ce qu’un Réseau d’Information de Quartier (RIQ) ?
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