tirette

  • Le principe de la tirette bientôt en application, c’est pas gagné!

    Capture d’écran 2014-01-07 à 16.55.32.jpegFreiner, s’imposer, invectiver, refreiner, s’imposer encore. Voilà le ballet incessant auquel nous avons assisté hier, dans le centre de Liège. Car s’il est pourtant très simple à comprendre, le principe de la tirette semble apparemment compliqué à mettre en application sur la route. Pour preuve, en pleine heure de pointe, nous sommes allés nous poster à deux endroits stratégiques de la Cité ardente. Deux artères encombrées où les automobilistes doivent passer de deux à une seule bande et donc, laisser passer un véhicule sur deux. Le constat est éloquent... En une heure à peine, 88 autos étaient en infraction au premier poste, 96 au deuxième. Faites le compte : avec 184 automobilistes en faute en une heure, à 55 euros le p.-v., les policiers liégeois auraient pu verbaliser pour 10.120 euros ! Auraient pu, car l’introduction de ce principe dans le code de la route n’est pas encore effectif. «Dans les prochains jours, la proposition passera en commission », indique la porte-parole de Melchior Wathelet. «L’arrêté sera ensuite transmis au Moniteur et, après publication dans celui-ci, le principe entrera en vigueur.»
    Patience donc, pour les férus de la courtoisie.
    Avant la fin du mois de janvier, nous promet-on, la tirette sera obligatoire. Mais dans les faits, les Jean-Jacques du bitume seront-ils effectivement sanctionnés ? Ben, pas sûr tiens... À la police de Liège, il est d’ailleurs hors de question de poster un agent à chaque rétrécissement ! «Verbaliser à outrance ne fait pas partie de notre politique », précise Sarah Yu, porte-parole. A.MA  (La Meuse du 7/1/2014)