Vie politique

  • Des nouvelles des Particip'Acteurs après le succès de la marche citoyenne à Ramelot le 5 juin dernier

    Cet article a pour but de  vous informer, comme annoncé, sur le suivi de notre marche du 5 juin dernier (voir l'article)

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    Nous avons lu, puis retranscrit tous les post'its récoltés le jour de la marche. Résultat : 80 utopies, autant de constats et une centaines solutions proposées... sans compter ceux qui, a l'aide de smileys avait marqué leur accord ou leur désaccord avec les propositions... Quelle richesse!

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    Les volontaires au travail ce 4 juillet pour préparer la suite sur la base de toutes les idées formulées par écrit

    Ce 4 juillet, ceux qui s'étaient inscrits pour rédiger la synthèse se sont réunis. Nous avons partagé notre "auberge espagnole" sous le soleil avant de nous atteler à la rédaction proprement dite.
    Nous étions une quinzaine et nous avons constitués trois groupes, un pour les utopies, un pour les constats, un pour les solutions. Chaque groupe a alors défini des thèmes récurrents et regroupé les différentes propositions par thèmes.
    Il apparaît que les même thèmes se retrouvent dans les 3 groupes et que nos préoccupations  se retrouvent très clairement autour de trois axes : L'éthique politique et la bonne gouvernance - Les valeurs sociétales (ex. : on nous forme à poursuivre une réussite égoïste – personnelle) - La répartition des richesses... les autres préoccupations (enseignement, reconnaissance de la personne, environnement, travail, mobilité, personnes âgées, santé, etc...) étant en lien direct avec les 3 principaux thèmes.
    Nous avons convenu de nous revoir le 8
    août prochain afin de préparer une synthèse dégageant les grands axes et les utopies, constats, solutions, sous forme de tableau...
    Tout ceci vous sera présenté lors de notre prochaine marche, prévue le 24 septembre et au cours de laquelle nous vous proposerons sans doute d’approfondir et de réfléchir aux actions à mettre en place afin d'améliorer la gouvernance politique, la répartition des richesses en fonction des valeurs sociétales souhaitées...

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    N'oubliez pas de bloquer la date du 24 septembre dans votre agenda et d'inviter vos amis à participer à cette merveilleuse aventure.
    En attendant le plaisir de vous retrouver, nous vous souhaitons de très belles vacances,
    Les Particip'Acteurs organisateurs
    www.lesparticipacteurs.be

  • Clavier. Un comité de citoyens débat d’idées dans un groupe Facebook

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    Voilà trois mois que Raphaël Mercier (38) a créé sur Facebook le groupe nommé Comité des citoyens de Clavier. Son objectif: réunir un maximum de Claviérois pour discuter de sujets autour de la commune.

    capture ecran 2017-07-09 à 14.34.56.jpg«Je suis quelqu’un de plutôt réservé», raconte Raphaël Mercier (photo). «J’ai toujours eu des discussions sur le pays avec ma famille. Quand je soulevais des problèmes, ils me disaient: “que veux-tu qu’on y fasse?”».
    Mais suite à l’affaire Nethys, il a désiré passer à l’action. À l’échelle de Clavier, le groupe Facebook évoque des soucis de voirie, de sécurité ainsi que des projets. «À Neupré, j’ai vu un comité similaire qui changeait les choses. Ils ont par exemple obtenu la mise en place d’un radar», dit-il. «Je me suis dit que tous ensemble, on arrivera à faire bouger la machine.»
    Le Claviérois a vu juste. Il explique que sur une dizaine de discussions, la commune a agi sur plusieurs demandes. Des sollicitations que Raphaël Mercier transmet à la commune.
    «C’est comme ça que l’on fait avancer les choses», continue-t-il. «Soit on fait de la politique, soit on travaille en tant que citoyen. À mes yeux, Facebook est là comme une sphère sociale.» La commune a ainsi répondu à certaines demandes du groupe comme la mise en place de poteaux le long de la plaine de jeux de Clavier.

    B9712518892Z.1_20170704195557_000+G7Q9CMRSK.1-0.jpg«Des véhicules traversaient la pelouse à proximité», indique Raphaël Mercier. De son côté, le bourgmestre de Clavier, Philippe Dubois, explique être attentif à n’importe quel citoyen. «Nous sommes attentifs aux informations transmises par ce groupe Facebook, comme aux sollicitations des autres citoyens», commente-t-il. «Parmi les demandes, il y a des problèmes dont nous étions déjà conscients. Nous ne sommes pas non plus toujours en mesure de répondre à tous les désirs.»
    Raphaël Mercier espère voir le groupe accueillir davantage de membres. Il précise toutefois préférer le qualitatif au quantitatif. «Mon projet n’est pas d’attirer du monde pour le plaisir d’attirer du monde», lance-t-il. «Mon objectif est de privilégier les débats d’idées.»
    J.G. La Meuse H-W du 4 juillet

  • Vie politique. Problèmes de transparence de cumul et de rémunération, consultez le site Cumuleo

    Suite à l'affaire Nethys, aux rémunérations scandaleuses et à tout le débat sur le cumul des mandats, le site Cumuleo à fait peau neuve pour offrir une plus grande transparence sur nos mandataires.
    Il nous propose maintenant un baromètre du cumul des mandats, fonctions et professions avec le détail des mandats, fonctions et professions cumulés par les mandataires politiques en Belgique.

    capture ecran 2017-07-09 à 16.23.55.jpgVoir le site

  • Quelques infos pour nos concitoyens de nationalité française

    capture ecran 2017-06-06 à 18.03.06.jpgSAVEZ-VOUS QUE ?
    Plus de 1,3 million de Français résidant à l’étranger inscrits sur les listes électorales consulaires ont été appelés à voter au second tour de l’élection présidentielle.
    Au total 866 bureaux de vote répartis sur 450 sites étaient ouverts, soit une augmentation de plus de 10% par rapport à 2012.
    En Belgique, 62 bureaux de vote ont été ouverts avec 44.911 Français qui se sont déplacés pour voter.

    Où voter maintenant pour les législatives les 11 et 18 juin 2017, en province de Liège ?
    Haute Ecole Hazinelle. Rue Hazinelle, 2. 4000 Liège
    Plus d'info:https://bruxelles.consulfrance.org/Vote-des-Francais-a-l-etranger

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    Bon à savoir:

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    source: http://www.afbliege.be/publications/Revue_40.pdf

  • Condroz. Plus d'une centaine de participants pour la première marche participative à Tinlot. Une matinée d'échanges et de convivialité

    Ils sont venus de partout, les "Particip'Acteurs", ce lundi de Pentecôte à Ramelot.
    De Tinlot bien sûr, des communes voisines, de Nandrin, Modave, Clavier, Anthisnes, Neupré, Amay... mais aussi de Faimes, Waremme, Villers-le-Bouillet, Bassenge et aussi de bien plus loin Lustin, Ciney, Liège, Seraing, Hotton, Namur ou encore Hélécine !

    En famille, entre amis ou isolés, ils se sont retrouvés à partir de 10h à la salle le Tilleul. Une journée de congé avec une météo splendide les attendait ainsi qu'un accueil chaleureux. Gaufres chaudes "maison" et quelques bières bien choisies !
    Un public varié, de tout âge, avec quelques élus locaux et tous avec un même dénominateur commun: l'aspiration à une politique citoyenne, une grande neutralité dans le respect des opinions émises.

    capture ecran 2017-06-06 à 12.18.06.jpgPas de discours ni de grand débat, mais une méthodologie  bien pensée pour permettre à chacun d'exprimer simplement ses idées  sur des post-it, affichés ensuite sur 3 murs: les constats, les utopies et les solutions proposées. Un petit Quizz Citoyen était proposé aux participants pour susciter la réflexion en attendant le départ de la marche.

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    Des mots simples, spontanés pour exprimer des constats de tous les jours, des aspirations, et des choses à mettre en oeuvre.

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    capture ecran 2017-06-06 à 12.07.01.jpgEt au final, une moisson très riche avec un dépouillement qui s'annonce complexe mais passionnant ! Appel aux amateurs. Les résultats serviront à alimenter la seconde marche déjà prévue le 24 septembre en principe à Seny.

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    Vers 11h, comme prévu les marcheurs se sont mis en route pour une balade de 5 kms entre Ramelot et Modave avec un parcours en pleine nature permettant d'apprécier ou de découvrir quelques merveilleux paysages condrusiens, un contexte idéal pour favoriser les échanges.

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    Retour à la salle ensuite vers 12h30 pour l'apéritif et la poursuite des échanges pour ceux qui le voulaient !
    La formule a visiblement séduit les participants et susciter l'envie chez plusieurs de démultiplier chez eux ce type de démarche.
    Le petit groupe organisateur était également satisfait et agréablement surpris d'un tel succès. La participation, la convivialité, la neutralité étaient les grosses satisfactions de cette première expérience. Quant au contenu, attendons le dépouillement, mais nul doute qu'il en vaudra la peine ! Rendez-vous de toute manière le 24 septembre. (A suivre)

  • Condroz. Rejoignez les "particip'Acteurs" à Tinlot, le lundi de la Pentecôte pour la 1ère marche Participative

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    Les Particip’Acteurs vous proposent donc deux marches participatives,
    la première le 5 juin (à partir de 10h), lundi de Pentecôte,
    et la seconde le 24 septembre 2017.
    Vous trouverez toutes les informations utiles sur leur site : www.lesparticipacteurs.be

    Cette initiative se veut conviviale et ouverte à tous. Ceux qui préfèrent ne pas marcher, mais qui souhaitent toutefois apporter leur pierre à l’édifice, pourront le faire tout au long de l’activité. La salle et l’accueil resteront ouverts. Il est également possible de s’exprimer via le site internet.

    Voir l'article précédent sur ce blog

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    Quelques rappels et explications

    Partant de l’idée que personne n’a raison tout seul mais qu’ensemble on peut s’approcher d’un mode de fonctionnement intègre et satisfaisant pour tous, avec quelques amis, nous vous proposons de partager nos idées afin d’élaborer ce qui pourrait ou qui devrait constituer un programme politique pour les prochaines élections Communales, Régionales, Fédérales, voire Européennes.

    En pratique, trois panneaux seront mis à disposition. A l’aide de « post-it », nous pourrons partager non seulement nos constats, idées ou réflexions, mais également nos coups de gueule et nos souhaits.
    Sur le premier panneau nous proposerons d’inscrire les constats positifs ou négatifs. Sur le troisième, nous inscrirons les rêves, les utopies, la vie de demain, … Et sur le panneau central, les propositions et solutions pour passer des constats aux utopies.
    Les participants seront invités à écrire sur les panneaux avant et après la marche ; celle-ci étant peut-être une occasion de partager les idées et de les affiner ensemble.

    - Et après ?
    - Après ? Avec ceux d’entre vous qui seront d’accord de nous aider, nous dépouillerons l’ensemble de ces réflexions et nous essaierons d’en tirer les grandes lignes directrices qui serviront de base à la réflexion, selon le même principe, lors de la marche que nous organisons le 24 septembre à la salle de Seny (Tinlot).

    - Et après après ?
    - Après après ? Avec ceux d’entre vous qui seront d’accord de nous aider, non seulement nous dépouillerons l’ensemble des réflexions et idées communes, mais nous élaborerons à la fois un programme politique fictif répondant au mieux aux souhaits exprimés ainsi qu’un ensemble de règles qui devraient être celles qui régissent la vie politique, telle que nous, particip’acteurs, nous l’envisageons.
    Ce document qui devrait être finalisé en février 2018 sera ensuite rendu public afin que les partis, individus ou groupement désireux de participer à la vie politique se l’approprient et l’appliquent en tout ou en partie.

    - Et après après après ?
    - Après après après ? Toujours avec l’aide de ceux d’entre vous qui souhaitent continuer, nous essaierons de faire un suivi de l’impact de ce travail collectif en espérant qu’ensemble nous aurons apporté un petit vent frais dans la vie politique actuelle.

    Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter le petit site internet que nous avons élaboré pour expliquer notre démarche et la méthodologie que nous avons mise en place : www.lesparticipacteurs.be

  • Condroz. 1ère marche participative le 5 juin à Tinlot.

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    En savoir plus

    Invitation à des marches participatives
    (rappel de l'article précédent sur ce blog)

    Deux marches participatives sont prévues;  leur objectif est de désacraliser le débat politique en donnant la parole aux citoyens afin d’exprimer librement leurs idées et propositions quant aux problématiques qui les touchent.
    Nous voulons cette démarche aussi conviviale que possible. Aussi, les participants (re)découvriront la région du Condroz au cours d’une petite balade champêtre, au terme de laquelle il leur sera possible de déguster des spécialités régionales.

    « En pratique, trois panneaux seront mis à la disposition des participants, sur lesquels ils pourront, à l’aide de « post-it », non seulement partager leurs constats, idées ou réflexions, mais également leurs coups de gueule et leurs désirs.
    Sur le premier panneau nous proposerons d’inscrire les constats positifs ou négatifs. Sur le troisième, nous inscrirons les rêves, les utopies, la vie de demain … Et sur le panneau central, les propositions et solutions pour passer des constats aux utopies.
    « Les participants seront invités à écrire sur les panneaux avant et après la marche; celle-ci étant peut-être une occasion de partager les idées et de les affiner ensemble.

    Nous présenterons ensuite une synthèse de cette récolte citoyenne. »

    Les Particip’Acteurs vous proposent donc deux marches participatives,
    la première le 5 juin (à partir de 10h), lundi de Pentecôte, à la salle le Tilleul à Ramelot.
    et la seconde le 24 septembre 2017.

    Vous trouverez toutes les informations utiles sur leur site : www.lesparticipacteurs.be

    Cette initiative se veut conviviale et ouverte à tous. Ceux qui préfèrent ne pas marcher, mais qui souhaitent toutefois apporter leur pierre à l’édifice, pourront le faire tout au long de l’activité. La salle et l’accueil resteront ouverts. Il est également possible de s’exprimer via le site internet.

    Les autres initiatives locales (producteurs, associations solidaires, etc.) sont invitées à contacter le groupe via leur site si elles souhaitent participer.

  • Condroz. Marches Citoyennes, les détails

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    Suite à l'article de mercredi vous présentant les "Particip'Acteurs", voici les détails des marches citoyennes.
    Plus d'infos sur le site http://lesparticipacteurs.be/
    Première marche
    Lundi 5 juin 2017 (lundi de Pentecôte).  Salle du Tilleul  à Ramelot - rue du village, 4

    Au programme : 
    10h accueil des participants et présentation du projet.
    Invitation à écrire ce qui vous préoccupe...ce qui vous révolte....ce que vous proposez...sur des post'its à coller sur différents tableaux.
    11h départ de la marche (+/- 6km)
    12h30 verre de l'amitié et petite restauration à prix coûtant.
    Invitation à continuer à vous exprimer...
    Blind test préjugés

    Seconde marche
    Dimanche 24 septembre 2017 . Village de Seny (à confirmer)
    Au programme : 
    10h accueil des participants et présentation des résultats de la première marche.
    Invitation à alimenter ce qui vous préoccupe...ce qui vous révolte....ce que vous proposez...sur des post'its
    11h départ de la marche (+/- 6km)
    12h30 verre de l'amitié et petite restauration à prix coûtant.
    Invitation à continuer à vous exprimer...
     
     
     
    Une synthèse des résultats sera présentée fin 2017 ou début 2018.
     
    Methodologie
    En pratique, trois panneaux seront mis à la disposition des participants, sur lesquels ils pourront, à l’aide de « post-it », non seulement partager leurs constats, idées ou réflexions, mais également leurs coups de gueule et leurs désirs.
    Sur le premier panneau nous proposerons d’inscrire les constats positifs ou négatifs. Sur le troisième, nous inscrirons les rêves, les utopies, la vie de demain, … Et sur le panneau central, les propositions et solutions pour passer des constats aux utopies. 
    Les participants seront invités à écrire sur les panneaux avant et après la marche ; celle-ci étant peut-être une occasion de partager les idées et de les affiner ensemble.
    Nous présenterons ensuite une synthèse de cette récolte citoyenne. 
     
    Pour ceux qui souhaitent s'exprimer sans marcher
    Deux solutions :
    Soit venir à la salle et partager ce moment convivial avec nous. La salle restera accessible tout au long de l'activité. Le bar sera ouvert et des gaufres proposées à prix coûtant.
    Les "tableaux à post'its", installés pour recueillir vos opinions seront également accessibles.  
    Soit vous exprimer via l'onglet AGORA de le site

  • Huy-Waremme, cinq bourgmestres féminines, c’est trop peu !

    capture ecran 2017-03-17 à 16.36.09.jpgNotre arrondissement Huy-Waremme compte 31 communes. Elles sont dirigées depuis longtemps par une écrasante majorité d’hommes.
    Bien sûr, durant de nombreuses années, à la tête de Huy, Anne-Marie Lizin a représenté avec force la gent féminine.
    Aujourd’hui, les «dames» bourgmestres sont plus discrètes même si elles travaillent tout autant. Elles sont à peine cinq aux commandes d’une commune: Caroline Cassart (Ouffet), Isabelle Albert (Oreye), Aline Devillers (Villers), Jeanne Defays (Modave) et Cilou Louviaux (Tinlot) qui a déjà annoncé qu’elle ne se représenterait pas.
    À Faimes, Marie-Alice Vandereyken vient de passer la main à un homme voici quelques semaines. Souhaitons qu’en 2018, vous soyez davantage à ceindre l’écharpe mayorale, Mesdames. (La Meuse du lundi 13 mars)

  • En 2018, la bourgmestre de Tinlot, Cilou Louviaux arrête la politique

    A l'occasion de la désignation de Pol Hartog comme Conseiller Provincial en remplacement de Georges Pire (voir l'article d'hier) M-Cl Gillet a fait le point sur la situation politique à Tinlot.
    Voici la suite de l'interview de Pol Hartog concernant les élections 2018:

    Scrutin communal 2018: «Je suis ouvert à toute proposition»

    En 2012, vous n’étiez pas candidat au scrutin communal. Et en 2018, quelles sont vos ambitions?
    Maintenant que ma santé me le permet, je suis ouvert à toute proposition.
    De la majorité Tinlot Participation?
    Si on me le demande, pourquoi pas.
    capture ecran 2017-02-21 à 13.06.18.jpgEt pour quelle raison, la majorité viendrait-elle vous chercher?
    Chaque fois que je me suis présenté à un scrutin communal, j’ai fait le 2e meilleur score de la commune.
    Vous n’envisagez pas de créer votre propre liste?
    Je ne l’exclus pas. Mais il faut qu’on le sache, depuis ma maladie, j’ai changé. Je ne suis plus le même homme mais quand j’ai quelque chose à dire, je le dis en face. Je ne supporte pas l’hypocrisie.
    Si vous vous représentez, vous allez accepter de nouveaux mandats?
    Des mandats? Vous savez, je n’ai jamais fait ça pour l’argent. Quand j’étais échevin, je touchais 6.000 FB/ mois (150 euros) bruts.
    Cilou Louviaux ne cache pas qu’elle ne se représentera plus en 2018, qui voyez-vous pour lui succéder?
    C’est exact, j’ai entendu qu’on parlait de son départ il y a 15 jours à l’administration communale. Qui pour la remplacer? Cela pourrait être son Premier échevin, Pascal Lejeune.

    La 1 ère  dame de Tinlot assure que dès 2012, elle a prévenu ses colistiers et tout son entourage: ce sera son 3 e  et dernier mandat. En 2018, elle ne figurera plus sur les listes de Tinlot Participation, son parti. Elle arrête la politique, sereine et le devoir accompli, assure-t-elle.

    «En 2000 quand j’ai été élue, il y avait 4 listes en présence, il n’y en a plus que deux aujourd’hui. C’était une commune fort déchirée. Le climat était tendu. Depuis, il s’est apaisé et est devenu beaucoup plus positif.»
    En 2018, Cilou Louviaux aura 66 ans. «Si on compte les 6 années d’opposition, j’aurai siégé 24 ans durant. Les gens ont envie de changement, toujours la même tête, c’est lassant non?», lance-t-elle mi-sérieuse, mi-drôle.
    Elle reconnaît aussi une certaine fatigue. «Je pense surtout qu’on a besoin de nouvelles idées, de nouvelles énergies et de nouveaux défis dans la commune», admet-elle avec une certaine humilité.

    446552991_B9711177517Z.1_20170219214921_000_G8P8I8HCQ.1-0.jpgDES ENVIES DE VOYAGE
    Depuis 2012, elle prépare sa relève. «J’ai actuellement une bonne équipe qui est en place avec Pascale Lejeune (1er échevin) et Christine Guyot (2e échevine) mais aussi des nouveaux conseillers qui font du bon boulot.»
    Elle-même se prépare à ce départ. «Au début, c’est vrai, je vais un peu tourner en rond», admet-elle. «Telle que j’ai voulu la vivre, la vie de bourgmestre est une vie fort prenante. Qui prend énormément de temps. Cela a été une expérience formidable mais j’ai toujours dit que j’avais droit à une deuxième vie pour tout ce que je n’ai pas eu le temps de faire pendant toutes ces années.» Et notamment consacrer plus de temps à sa famille, son mari et ses cinq petits-enfants. «J’ai aussi envie de voyager». De là à ne plus la voir dans Tinlot ? «Ah ça, non, je ne compte pas déménager. Vous me verrez encore, je serai encore très présente dans la commune.» Comme  elle l’a toujours été pendant ses 18 ans de mayorat.-M-CL.G. (La Meuse du 21 février)

     

  • Tinlot. Interview de Pol Hartog qui succède à Georges Pire comme Conseiller Provincial

    «A la CILE, j’ai vu des mandataires s’inscrire sans assister à la réunion»

    Emporté par le scandale Publifin, le Hutois Georges Pire a démissionné il y a une semaine de ses mandats publics. Le Tinlotois Pol Hartog, 56 ans, hérite de son siège de conseiller provincial. Il sera installé officiellement ce jeudi après avoir prêté serment, à 15h.

    capture ecran 2017-02-20 à 20.33.47.jpgAvec la pression qui pesait sur Georges Pire, sachant que vous étiez en ordre utile pour lui succéder, vous vous attendiez à monter à la Province?
    Oui et non. J’ai été prévenu samedi dernier par un coup de fil de Luc Gustin. J’ai réfléchi quelques minutes avant d’accepter le poste.
    Comment cela oui et non?
    Vous pensiez que Georges Pire allait s’accrocher malgré tout?
    Pourquoi pas? Je ne suis pas dans la peau de Georges Pire.
    Selon vous,devait-il démissionner de ses mandats publics?
    Il faut lui poser la question. C’est son problème, pas le mien. Ceci dit, tout le monde savait bien ce qu’il se passait. Ce n’était pas à moi de le dire. Et puis Georges Pire est assez grand pour savoir ce qu’il avait à faire. J’ai travaillé longtemps avec lui. Il a ses défauts mais aussi ses qualités. Disons qu’il a son caractère mais c’est un homme très intelligent, pointilleux, qui connaissait tous ses dossiers par cœur. Il n’est pas ingénieur civil pour rien. Cela fait 25 ans que je fais de la politique, je peux vous dire qu’il n’y en a pas beaucoup qui peuvent en dire autant.
    Depuis sa démission,vous avez revu Georges Pire?
    Oui, une fois, c’était mardi dernier lors du conseil d’administration de Sideco (la société coopérative liégeoise de gestion des déchets inertes, ndlr).
    Comment l’avez-vous trouvé?
    Très bien. C’est quelqu’un de fort. Il ne se dévoile pas en public. Il m’a félicité, c’est tout.
    Depuis 2013,vous n’avez plus qu’un seul mandat à votre actif,chez Sideco. En plein scandale Publifin, on peut donc dire que vous aviez le profil idéal pour lui succéder...
    Si vous voulez tout savoir, je suis aussi administrateur de la Royale Saint-Hubert Club de Chasse du Condroz. C’est un mandat privé mais depuis tout ce déballage lié au scandale Publifin, on est tellement regardant…
    Trop regardant,vous trouvez?
    Je ne dis pas cela. Par le passé,j’ai d’ailleurs été moi-même sidéré par le comportement de certains élus. Lorsque je siégeais à la CILE (l’intercommunale liégeoise des eaux), j’ai vu des élus inscrire leur présence sur la feuille et ressortir aussi vite, sans assister à la réunion, juste pour toucher leur jeton de présence. C’était toujours les mêmes. Moi, je n’ai jamais joué dans cette magouille-là.
    Pour le président de la Fédération PS de Huy-Waremme, MarcFoccroulle, la page Publifin est tournée. C’est aussi le sentiment qui prévaut au MR?
    Ce que je pense c’est qu’il faut que ça se calme. Mais j’ai peur que cela ne soit pas fini. En tout cas, même si je m’attendais à ce que ça pète un jour, je ne pensais pas que cela prendrait une telle ampleur.
    RECUEILLIS PAR MARIE-CLAIRE GILLET (La Meuse du 20 février)

    Bio express Depuis 25 ans

    Pol Hartog a débuté sa carrière politique il y a 25 ans. Dans les années 90, sur la liste Union communale, il a été échevin pendant une dizaine d’années. Homme très populaire, en 2006, sur la liste dissidente Intérêts communaux, il totalise 326 voix, réalisant ainsi le 2e meilleur score de la commune après la bourgmestre Cilou Louviaux (583 voix).
    En 2006, il se présente aussi au scrutin provincial et rate de peule siège de conseiller. «Je n’ai jamais eu de chance en politique»,aime-t-il dire. Suite à un cancer du larynx, il ralentit ses activités. En 2012, il renonce au scrutin communal mais accepte la proposition de Georges Pire de figurer sur une liste provinciale. Encore une fois, sa popularité fait recette. Il recueille 1787 voix, soit le 3e score après Magali Docq (1938 voix) et Georges Pire (4798 voix).

    A suivre demain

     

  • Des changements pour les prochaines élections communales et provinciales en 2018

    La commission des Pouvoirs locaux du parlement de Wallonie a approuvé mardi les nouvelles dispositions qui réglementeront les élections communales et provinciales de 2018 au sud du pays.

    capture ecran 2017-02-16 à 13.06.05.jpgTrois grands changements caractériseront ce scrutin, programmé le dimanche 14 octobre 2018. Le premier concerne le support : le vote électronique sera exclu en Wallonie, mais uniquement dans la région de langue française. Dans les communes germanophones, les électeurs pourront toujours voter électroniquement. Le gouvernement d’Eupen prend à sa charge le coût spécifique du vote électronique, les autres coûts étant assumés par la Région.

    PS, cdH et Ecolo réclamaient la suppression du vote électronique en raison de son coût (1,5 euro par électeur « papier », 4,3 euros par vote électronique, selon le gouvernement wallon) et d’un manque de garanties de confidentialité du vote. Le MR conteste ces chiffres et l’absence de confidentialité, et juge que la Wallonie s’isole ainsi du reste du pays qui poursuit dans la voie du vote électronique. C’est une des raisons pour lesquelles les réformateurs se sont abstenus sur l’ensemble du décret.

    Autre changement majeur : la suppression de l’effet dévolutif du vote en case de tête. Elle vise à réduire la portée de certains calculs stratégiques des politiques qui confectionnent les listes, afin de favoriser une expression plus directe du choix de l’électeur. PS, MR et cdH réclamaient la suppression de cet avantage conféré aux candidats qui ont été bien positionnés sur la liste et bénéficient à ce titre, en plus de leurs voix de préférence, de celles contenues dans un pot commun.

    Ecolo, en revanche, croit que cette suppression offrira une prime aux élus sortants – parce qu’ils sont déjà largement connus – plutôt qu’aux candidats ayant la volonté de « réoxygéner » la politique. Les femmes et les jeunes candidats seraient ainsi défavorisés. Cette crainte est exagérée, a répondu en substance le ministre des Pouvoirs locaux Pierre-Yves Dermagne (PS). Il a fait état d’une évaluation de l’administration sur un échantillon représentatif de communes, qui montrerait un impact limité de la suppression de l’effet dévolutif : sur près de 500 élus dont le résultat a été observé en 2012, trois candidates féminines seulement ratent un siège du fait de la suppression, selon lui.

    Troisième nouveauté, les élections 2018 verront les communes encourager les électeurs à s’inscrire comme donneurs d’organes.

    Le parlement s’est aussi montré attentif à éviter certaines situations problématiques rencontrées lors de la mandature communale qui se termine, comme à Vresse-sur-Semois, où les électeurs seront rappelés aux urnes sous peu. Une seule liste s’était présentée en 2012 dans cette petite commune luxembourgeoise, sans suppléants. Or deux des onze conseillers ont depuis quitté le conseil. Il faudra donc en réélire deux avant la fin de la législature. Pour éviter pareil cas à l’avenir, les principaux partis se sont accordés pour prévoir qu’une liste unique soit obligatoirement complétée de 25 % de candidats supplémentaires, afin de fournir des suppléants.

    Une attention est accordée aux personnes handicapées. À la demande des associations, la lettre A, marquant les convocations des personnes qui se sont déclarées à la commune afin de les orienter vers les locaux de vote adaptés, est supprimée car jugée stigmatisante. La date butoir pour effectuer les démarches administratives pour être orienté vers ces bureaux adaptés est portée au 10 septembre. En outre, les arrêtés ou circulaires de mise en œuvre inviteront les présidents de bureaux de vote à mettre tout en œuvre pour assurer une accessibilité maximale des installations, que des formalités administratives aient été remplies ou non.

    Une proposition cdH visant une expérience-pilote de vote en braille pour personnes malvoyantes sera étudiée en groupe de travail, dans la perspective de l’intégrer au vade-mecum des élections de 2018.

    Par ailleurs, le chef de groupe cdH Dimitri Fourny était chargé de défendre la proposition du président de l’assemblée André Antoine de réintroduire le vote panaché, grâce auquel l’électeur peut voter pour des candidats issus de listes différentes, comme c’était autorisé avant la fusion des communes (1976).

    « Si ce devait être dans l’air du temps, alors c’est un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître », a répondu le ministre Dermagne, pour qui l’électeur faisait à l’époque fort peu usage du panachage. Cette modalité entre en outre en contradiction avec l’objectif de l’élection semi-directe du bourgmestre, a-t-il estimé. Pour M. Fourny, ces arguments manquent de fondement. La proposition a toutefois été rejetée.

    En matière d’affichage électoral, le gouvernement wallon fixe un cadre, estimant avoir trouvé le juste point d’équilibre entre les deux principes d’autonomie communale et de liberté d’expression. Mais pour le MR, le gouvernement s’expose ainsi à des recours, car la compétence relève du Fédéral et de l’autonomie communale. Un danger inexistant, selon le gouvernement.

    Enfin, le texte clarifie le fait que le témoin de parti ne pourra plus se muer en assesseur. Il ne pourra non plus être porteur d’une procuration, ce que le MR a jugé exagéré. (La Meuse en ligne)

  • Le Tinlotois Pol Hartog devient Conseiller Provincial après la démission de Georges Pire

    capture ecran 2017-02-11 à 19.40.34.jpgDémission de Georges Pire (MR): le Hannutois Jean-Claude Jadot devient vice-président du conseil provincial et le Tinlotois Pol Hartog devient Conseiller Provincial.

    Près d’une semaine après une réunion avec le président du MR Olivier Chastel qui lui avait demandé de réduire le nombre ses mandats « avec un maximum de trois mandats », sans lien avec Publifin et Nethys, Georges Pire a finalement annoncé ce samedi matin, par voie de communiqué, qu’il démissionne de tous ses mandats publics.
    Il met ainsi fin à son mandat de conseiller provincial, quittant dans le même temps son poste de vice-président du conseil provincial de Liège.

    1864674861.jpeg« Après 35 ans de vie d’élu, on doit pouvoir faire face à une exposition médiatique, quelle qu’elle soit, même si ce n’est pas toujours facile. (…) C’est difficile pour l’ensemble des mandataires de ma famille politique. Afin de leur permettre d’exercer leurs fonctions en toute sérénité, j’ai décidé de mettre fin à mon mandat électif de Conseiller provincial de Liège », explique ainsi Georges Pire dans ce communiqué.

    Daniel Bacquelaine, le président provincial du MR a « salué la décision prise par Georges Pire de démissionner de l’ensemble de ses mandats. » Très critiqué ces dernières semaines dans le cadre du scandale Nethys-Publifin, le conseiller provincial Georges Pire (MR), a annoncé samedi sa démission de son poste de conseiller provincial à Liège.
    Il sera remplacé par le Tinlotois Pol Hartog au conseil provincial et par le Hannutois Jean-Claude Jadot à la vice-présidence de celui-ci, indiquent les instances liégeoises du MR.

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    Cité dans le dossier Nethys-Publifin, société au sein de laquelle il a assuré la vice-présidence, Georges Pire est réputé pour avoir cumulé de nombreux mandats. Il en comptabilisait pas moins de 42 en 2005. En 2015, il lui en restait 29, dont des représentations à la Sofico, la SPI ou chez EDF Luminus.

    Ingénieur civil de formation, Georges Pire a siégé comme député provincial liégeois durant trente ans, jusqu’en 2015. Pour ses 17 mandats rémunérés, l’ancien homme fort du MR hutois percevait près de 310.000 euros brut par an, somme de laquelle il restituait 25 euros par mois à son parti.
    (Belga) La Meuse en ligne.

  • Les politiques se reproduisent en vase clos. Evaluation du profil de nos mandataires après les dernières élections

    Le monde politique peine toujours à représenter la diversité de la population, malgré plusieurs réformes récentes. Mais les choses sont bien plus figées à la Chambre qu’au Parlement wallon, comme le démontre une étude du Crisp.

    Les élections de 2014 devaient amener un bouleversement du paysage politique. Une kyrielle de réformes était entrée en vigueur pour l’occasion, dans l’espoir d’un renouvellement accru des élus, dans tous les sens du terme. Couplage de tous les scrutins, interdiction de se présenter à des mandats incompatibles (député fédéral et régional, par exemple), obligation d’exercer le dernier mandat décroché, abaissement à 18 ans de l’âge d’éligibilité, interdiction partielle du cumul des mandats en Wallonie… Tout cela devait y aider.
    On est pourtant loin d’avoir obtenu une nette révolution, selon un dossier que le Crisp vient de consacrer au profil des élus issus des scrutins du 25 mai 2014. Le monde politique continue à beaucoup se reproduire en vase clos et à privilégier les élites.
    Mais il faut nuancer: ce qui est très vrai pour la Chambre, l’est moins pour le Parlement wallon, où des évolutions se font sentir. Passons ces deux assemblées en revue, en ne tenant compte que des élus francophones.

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    1.LA CHAMBRE
    >Sexe.
    La féminisation constatée ces dernières années commence à s’inverser, avec 35,5% de femmes en 2010 retombés à 31,7% en 2014. Ecolo présente la plus nette sous-représentation.
    >Âge.
    L’assemblée ne rajeunit pas, que du contraire. Par rapport à 2007, les francophones de moins de 35 ans sont passés de 16,1% à un maigre 1,6%. Les plus de 55 ans ont par contre progressé de 16,1% à 36,5% ! Le FDF/Défi a la moyenne d’âge la plus élevée de tous.
    >Immigration.
    Ici, on progresse lentement. D’un élu d’origine étrangère en 2007, on était passé à 2 en 2010, et cette fois à 7 en 2014 (soit 11% des 63 députés francophones): 2 originaires d’Italie, 2 de Turquie, 1 d’Espagne, 1 du Maroc et une députée d’origine marocaine et turque. Mais cela reste le pourcentage le plus faible de toutes les assemblées.
    >Scolarité.
    Avec 81% de licenciés du supérieur, c’est l’assemblée la plus élitaire. Le droit (34%) garde la cote devant les sciences politiques (22,6%), les études médicales (9,4%) et les sciences économiques (7,5%).

    Un tiers des élus sont issus du sérail politique: ils travaillaient pour un parti, un ministre ou un parlementaire avant leur première candidature

    >Ancien job.
    Un tiers (30,2%) a un passé d’employé politique avant sa première élection (attaché parlementaire, membre d’un cabinet, d’un parti…). Viennent ensuite les cadres du privé (19%), les enseignants (12,7%), et les fonctionnaires et professions libérales (11,1% chacun). Le Crisp souligne la présence très faible des milieux agricoles (3,2%,dont aucun au cdH) et l’absence totale d’ouvriers et d’étudiants. Le MR ne compte curieusement quasi aucun commerçant indépendant en son sein.
    >Élus locaux. 87,3% des élus francophones exerçaient un mandat local avant mai 2014, dont 47,6% de bourgmestres (alors qu’ils n’étaient que 25,8% en2007).

    2.LE PARLEMENT WALLON

    De tous les hémicycles, c’est lui qui a connu le plus grand renouvellement de son personnel politique, note le Crisp. Le cdH y a aidé par la taille de sa représentation féminine et la percée des quadras, le PS par les élus issus de l’immigration ou au capital scolaire moins élevé, le MR par l’arrivée de mandataires locaux neufs.
    >Sexe.
    Le taux d’élues (41,3%) y est sensiblement supérieur à celui de la Chambre (31,7%).
    >Âge.
    Assemblée vieillissante en 2004, les moins de 55 ans y représentent désormais 7 élus sur 10. Et les 25-34 ans (12%) y sont plus présents que dans toutes les autres assemblées.
    >Immigration.
    L’ouverture est de mise ici aussi, avec 17,3% d’élus issus de familles immigrées (8%d’Italie, 4% du Maroc, 2,7% d’Espagne, 1,3% de Grèce).
    >Scolarité.
    De 81% à la Chambre, on passe à 60% de licenciés à Namur. De tous les hémicycles, c’est ici qu’on compte le plus de diplômés du supérieur non universitaire (26,7%) ou n’ayant pas dépassé le secondaire supérieur (8%).
    >Passé.
    Les anciens employés du monde politique restent néanmoins fort nombreux à s’y faire élire (28%, qui positionnent ici la Wallonie à la seconde place). Par contre, on y consacre une plus grande ouverture aux anciens enseignants (17,3%), fonctionnaires (12%), avec également 12% d’ex-cadres et 10,7% d’anciens employés du privé.
    >Élus locaux.
    Ils y sont aussi nombreux (85,3%, contre 87,3 %à la Chambre), avec 24% de bourgmestres et 29,3% d’échevins contre 32% de conseillers communaux.
    CHRISTIAN CARPENTIER (La Meuse du 28 décembre)

  • La perte financière de nos communes due au tax shift

    La lettre est arrivée juste avant Noël, dans toutes les communes du pays. Elle ne s’était guère ébruitée jusqu’alors. Elle est pourtant lourde de sens. Très lourde, même.
    Adressée systématiquement au bourgmestre de l’entité, elle émane du SPF Finances. Plus précisément du service d’études de sa cellule « Budget, recettes fiscales et statistiques ». Sur deux pages, le département en question détaille les conséquences que vont avoir sur les finances de l’entité l’entrée en vigueur des mesures du « tax shift » décidées par le fédéral. Elles sont données année par année, de 2016 à 2021. Et elles seront copieuses, à l’échéance finale, puisqu’elles se cumulent au fil des ans.

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    Commune par commune, la perte cumulée (de 2016 à 2021) des entités wallonnes et bruxelloises suite à la réforme fiscale du gouvernement fédéral.

    Comment ces conséquences négatives sont-elles possibles ? « Tout simplement parce que le principe de base du tax shift, c’est d’alléger la fiscalité sur les revenus du travail », résume Georges Gilkinet. « Or, les communes prélèvent des additionnels communaux sur cette fiscalité, que le fédéral leur ristourne ensuite. Si la base taxable devient moindre, les additionnels le seront par conséquent aussi. D’où une perte d’environ 10 % pour chaque entité sur ces additionnels... ».
    884 MILLIONS DE PERDU
    Une fois n’est pas coutume, la Flandre sera la région la plus touchée. C’est assez logique, dans le sens où le taux de chômage y est bien moindre. Il y a donc plus de travailleurs qui y paient des impôts. Selon les calculs d’Ecolo, les communes du nord du pays perdront d’ici 2021 la bagatelle de 550 millions d’euros, contre 268,5 millions d’euros pour les entités wallonnes, et 65 millions d’euros pour celles de la région bruxelloise. « Au final, en cumulé, c’est donc un total de près de 884 millions d’euros de recettes qui seront perdues par les communes du pays pour la période 2016-2021 », dénoncent les Verts.
    Extrait de l'article de CHRISTIAN CARPENTIER (La Meuse du 15 janvier)

    Le risque n'est-il pas de voir les communes augmenter l'impôt ?
    A suivre avec la carte des impôts actuels commune par commune...