Agriculture

  • Le bourgmestre d’Anthisnes sur l’agriculture: «La situation m’attriste»

    L’année 2020 est une « annus horribilis » pour de nombreux secteurs, et notamment pour l’agriculture. Certaines exploitations ont en effet été fortement impactées par la crise… et aussi par des conditions météorologiques hostiles (sécheresse). Eurodéputé depuis 2004, Marc Tarabella suit le dossier de la Politique agricole commune (la fameuse « PAC »), depuis ses débuts dans l’hémicycle. À la tête d’une commune rurale depuis plus de 25 ans, le bourgmestre d’Anthisnes nous livre son analyse sur la situation agricole de notre arrondissement.

    Quel est l’impact de la crise du coronavirus sur l’agriculture de notre région ?

    Marc Tarabella : Certains secteurs sont très impactés. Le secteur de la pomme de terre par exemple souffre terriblement. La pomme de terre a été vendue à 10€ la tonne ! Des fermiers en ont même donné, car le prix était nul. Le prix du lait aussi n’a pas connu une belle période. À cette crise s’ajoute aussi un problème récurrent : le manque de pluviosité au printemps, au moment des semis. Il a fait très sec en avril et en mai… et ce n’est pas la première année. C’est inquiétant.

    Vous êtes donc inquiet aujourd’hui pour l’avenir agricole de l’arrondissement ?

    Oui, la situation m’attriste. Nos terres seront toujours exploitées, car elles sont de bonne qualité. L’arrondissement de Huy-Waremme est une zone privilégiée, avec les terres les plus fertiles du monde, notamment en Hesbaye. Le Condroz est quant à lui plus diversifié, avec notamment de l’élevage. Mais le monde agricole vit une mauvaise période notamment parce que peu de jeunes reprennent le métier. Aujourd’hui, seulement 5% des agriculteurs ont moins de 35 ans ; et les trois quarts des agriculteurs de plus de 55 ans ne savent pas à qui ils vont remettre leur ferme. C’est un métier pénible. Le premier respect qu’on doit aux agriculteurs est de leur fournir un revenu correct.

     

    Après plusieurs années au Parlement européen, quelle est votre impression concernant la Pac ?

    La Pac est pour moi une source de déception. L’Europe manque de stratégie pour l’agriculture. La Pac a eu un vrai succès quand elle a été créée après la guerre. Mais on a ensuite voulu une agriculture tournée vers le marché international. Et en parallèle à cette ouverture à outrance, on a abandonné les mécanismes de régulation. Plus aucun producteur n’est désormais à l’abri des crises à répétition. Le prix du lait est chroniquement bas depuis 2009. Le sucre a chuté avec la libéralisation... Tout le monde critique, mais on n’arrive pas à changer les choses. Mais j’ai l’impression que le rapport de force est maintenant en train de changer.

    Alors quelles solutions pour « sauver » l’agriculture ?

    Il faut améliorer la Pac, et introduire le plafonnement des aides. Il faut apporter une certaine régulation, pour que le prix soit toujours au-dessus du coût de production. Les aides européennes doivent être reconcentrées vers ceux qui travaillent la terre, et pas ceux qui la possèdent.

    Le circuit court et la vente directe ont eu le vent en poupe ces derniers temps. Est-ce « la » solution pour les agriculteurs ?

    C’est un élément de la solution, mais la vocation première d’un agriculteur n’est pas de vendre, mais de produire notre nourriture. Il faut aussi d’autres aides.

    Au niveau local, est-ce que les bourgmestres ont des leviers pour influencer la situation ?

    Oui, il faut aider les agriculteurs avec des initiatives locales. À Anthisnes par exemple, il y a 20 ans, on a distribué les sarts communaux avec une certaine formule pour attribuer les sarts à ceux qui avaient justement le moins d’hectares. On essaie aussi de favoriser le maraîchage, et le commerce local. Pour ma part, je vais chercher ma viande à Béemont (Ouffet) ou à Tinlot. Au Spar d’Anthisnes, on a maintenant des produits de chez nous aussi. Aller dans les magasins locaux est toujours une bonne aide.

    Propos recueillis par Ro.Ma. La Meuse H-W

  • Sécheresse 2020- rappel sur les conditions pour réunir la Commission de constat des dégâts aux cultures

    La sécheresse que nous connaissons depuis mi-mars entraine d’ores et déjà des dégâts sur les cultures : mauvaise levées de cultures de printemps, problèmes de remplissage des grains de certaines céréales, prairies déjà sèches,…

    Capture d’écran 2020-05-31 à 21.43.28.png

    Si vous le jugez utile, vous pouvez d’ores et déjà interpeller votre bourgmestre pour réunir la commission de constat des dégâts aux cultures soit pour faire valoir votre perte dans le cadre des barèmes agricoles (dès 20% de pertes) ou dans le cadre d’une éventuelle reconnaissance de la sécheresse comme calamité agricole.
    Aurélie Noiret

    Comment réunir la commission de constat des dégâts aux cultures ?

    Demandez à votre Bourgmestre de réunir la commission. La demande doit se faire par écrit dans chaque commune où des dégâts sont constatés et doit spécifier la date, la cause des dégâts et les parcelles touchées.
    Lorsque les parcelles endommagées sont situées sur le territoire de plusieurs communes, il faut donc faire appel aux Bourgmestres respectifs pour obtenir l'intervention de la Commission d'expertise locale.

    Est-ce possible de réunir la commission malgré la crise du COVID 19 ?

    Oui.

    La commission communale est composée :

    1. du bourgmestre ou de son représentant ;
    2. d’un représentant du SPW ARNE, service extérieur ;
    3. d’un expert-agriculteur désigné par le collège communal ;
    4. d’un expert-agriculteur ou expert en matière agricole ou horticole désigné par le SPW ARNE. 

    Un agent du contrôle local des contributions directes est également invité aux réunions de la commission.

    La commission ne siège valablement si trois membres au moins, sont présents. Il n’est donc pas indispensable que le représentant du SPW (service extérieur) soit présent pour le premier constat vu les exigences de confinement et le travail que ces personnes réalisent pour assurer le paiement des calamités 2018. Il faut cependant que s’assurer de la bonne application de la procédure, il est donc bien utile de lire le vade-maecum publié par la région wallonne (lien en fin de texte) et de poser vos éventuelles questions par téléphone au représentant du SPW.

    Pourquoi deux constats sont-ils obligatoires pour espérer obtenir des indemnités des calamités agricoles?

    Le Bourgmestre concerné convoque la Commission qui doit constater et quantifier officiellement les dommages sur le terrain.
    Les procès-verbaux de constat doivent être signés sur l’honneur par 3 membres au moins de la commission.
    Les dommages doivent, en principe, être constatés à 2 reprises:

    • à l’époque des faits dommageables
    • au moment de l’enlèvement de la récolte.

    Le premier constat est nécessaire pour établir que les dégâts sont dus à un événement exceptionnel et pour préciser la nature des cultures et des superficies en cause.
    Le deuxième constat sert à évaluer la perte définitive subie, après dommage, sur la parcelle concernée. Si le dommage définitif peut être déterminé lors du premier constat, celui-ci peut suffire.

    Pourquoi l’IRM n’a-t-il pas encore déclaré l’année comme exceptionnelle?

    Pour que la sécheresse que nous connaissons actuellement soit reconnue dans le cadre des calamités agricoles, l’IRM doit objectiver la situation comme étant exceptionnelle, c’est-à-dire avoir une période de retour supérieure à 20 ans. Attention qu’il s’agit que la probabilité qu’un événement climatique se produise est de l’ordre d’une fois tous les 20 ans. Ce n’est donc pas parce que la sécheresse a été reconnue comme exceptionnelle  il y a peu qu’elle ne le sera pas cette année-ci. Il faut par contre attendre la fin du phénomène climatique pour avoir une analyse précise.

    Quels seront les autres critères à respecter pour les calamités agricoles?

    En plus de la condition liée au phénomène climatique, des exigences économiques doivent être rencontrées, à savoir:

    • les dégâts globaux doivent dépasser 1.5 million d’euros;
    • les dégâts moyens doivent atteindre 7500 euros par dossier;
    • l’intensité des dégâts doit atteindre au moins 30 % de la production normale.

    Vous trouverez plus d’informations sur le sujet dans le Vade Maecum publié par la Région Wallonne : 
    https://bit.ly/2zTOUYR
    Source: FWA

     

  • Faites analyser la qualité de votre sol à Tinlot (Scry)

    Capture d’écran 2020-05-19 à 14.08.28.png

    Potager clairsemé, problèmes de conservation des légumes ? Un sol pauvre ou trop riche peut expliquer une mauvaise production. Pour connaître la qualité de leur terre, agriculteurs et particuliers ont la possibilité de faire appel à la station provinciale d’analyses agricoles, située à Tinlot. Pour une dizaine d’euros, ils reçoivent une analyse de fertilité de leur terre accompagnée de conseils pour améliorer la situation.

    Bien connue des agriculteurs, la station d’analyses agricoles de la Province de Liège, située rue de Dinant 110 à Scry, propose un service encore peu connu des particuliers, même si leur nombre ne fait qu’augmenter. «En 2019, nous avons eu 1.340 clients, dont 588 jardiniers particuliers. Les agriculteurs restent notre public principal mais les particuliers sont de plus en plus nombreux à faire appel à nos services», détaille Amandine Liénard, responsable technique de la station.

    Depuis 1949, le laboratoire analyse des échantillons de terres (principalement), d’engrais de ferme et de fourrage. L’année dernière, ce sont ainsi pas moins de 20.000 échantillons qui ont été passés à la loupe !

    Comment prélever votre échantillon ?
    Si vous voulez faire connaître la qualité de votre jardin potager, voici comment faire: à l’aide d’une bêche, faites un trou d’environ 25 cm de profondeur, et prélevez une tranche de 3 ou 4 cm d’épaisseur sur toute la hauteur. Mettez le prélèvement dans un seau propre et répétez l’opération à 6 ou 7 endroits différents de la parcelle. Mélanger le tout et constituez un échantillon de +/- 350 grammes que vous envoyez à la station provinciale par la Poste ou en mains propres, accompagné de la fiche de renseignements complétée.

    Le chemin de la terre
    Sur place, votre terre est placée dans une barquette en aluminium étiquetée avec précision. Cette dernière est d’abord séchée à l’air libre puis dans une étuve à 40° «afin que l’eau présente naturellement dans la terre ne fausse pas les résultats». Ensuite, la terre est tamisée pour retirer cailloux et fragments de matières organiques et ne conserver que la terre fine qui servira à l’analyse.

    Différentes analyses sont alors possibles. La plus courante est appelée standard: elle mesure le pH, le taux d’humus et le dosage des éléments minéraux disponibles (phosphore, potassium, magnésium, calcium). «Dans l’ordre, cela permet de déterminer les besoins en chaux, la teneur en matière organique et les quantités d’engrais à apporter en vue de fertiliser la terre», vulgarise Amandine Liénard qui nous montre les différentes machines du laboratoire.

    Les particuliers demandent aussi souvent la recherche de métaux lourds. Une analyse des teneurs totales en arsenic, cadmium, chrome, cuivre, mercure, nickel, plomb, zinc, etc. est alors réalisée. « Quand le pH et le taux d’humus du sol sont connus, cette analyse permet d’évaluer les risques de transfert de ces métaux lourds du sol vers les plantes mais cela ne remplace pas une analyse des métaux présents dans les productions potagères. Cette analyse peut d’ailleurs être réalisée au sein du Laboratoire de la Province de Liège ».

    «Connaître la qualité de son sol au niveau des éléments nutritifs permet de pallier les problèmes de production comme une perte de rendement, une mauvaise conservation des pommes de terre, etc», souligne la responsable technique.

    Au niveau du coût HTVA, une analyse standard revient à 10 euros par échantillon de terre pour les agriculteurs, 15,40 euros pour les particuliers. Le prix pour une recherche de métaux lourds (de 1 à 4) est de 10 euros par élément; à partir de 5, le pack coûte 50 euros.

    L’analyse détaillée des différents éléments est toujours accompagnée d’un bulletin d’interprétation comprenant une série de conseils.

    Lire la suite. La Meuse H-W

  • Tinlot (Seny). Bientôt du vin Chardonnay, les premières vignes ont été plantées mardi

    Jérôme Hartog se lance dans la production de vin. Cet indépendant de Tinlot de 31 ans travaille dans un bureau de courtage en assurances ainsi que dans la ferme familiale de son papa, Pol Hartog, 59 ans, ancien échevin de Tinlot et actuel conseiller provincial MR.

    Du Chardonnay
    « Dans un premier temps, nous allons nous concentrer sur ce cépage Chardonnay pour produire un vin blanc non pétillant. Nous nous lançons directement dans le haut de gamme qui est connu du grand public. Nous n’avons pas encore choisi le nom de ce vignoble. Nous avons acheté les pieds à un pépiniériste français « Mercier » situé à La Rochelle et nous avons fait appel à un pépiniériste luxembourgeois qui est venu sur notre terrain ce mardi avec son matériel professionnel pour planter les pieds de vigne. Il a utilisé un tracteur avec un gps pour bien planter droit et efficacement. Ce travail a été réalisé en trois heures. Il était prévu la semaine prochaine mais il a été avancé à ce début de semaine, juste avant les pluies », précise encore Jérôme Hartog.

     

     

    Une société luxembourgeoise a planté les pieds de vigne.
    Une société luxembourgeoise a planté les pieds de vigne. - A.L.

    Pol Hartog s’était vu refuser un permis pour un poulailler industriel de près de 40.000 animaux en 2017 à l’entrée du village de Fraiture. Le voici qui rebondit avec son fils avec ce projet de vignoble. « C’est un beau « coteau » exposé plein sud entre le « Tige de Terwagne » et le village de Seny. Il est abrité du Nord par un bois (Walsebro). La parcelle est entourée de haies plantées avec l’aide de Natagora, il y a quelques années, et composée d’espèces indigènes. Ces haies protégeront les pieds de vigne des vents dominants. Nous avons planté 5.000 pieds sur 1,17 hectare cette année pour réaliser un essai mais nous pourrons étendre le vignoble sur six à dix hectares par la suite », annonce Jérôme Hartog qui a utilisé un drône pour filmer cette première plantation et réaliser une petite vidéo de présentation du futur vignoble.

    Un tracteur et quelques hommes ont suffi.
    Un tracteur et quelques hommes ont suffi. - A.L.

    « Les premières bouteilles de vin Chardonnay de Seny-Tinlot ne seront pas commercialisées avant trois ou quatre ans. On se réjouit d’y être pour le goûter et surtout pour en faire profiter le public », conclut Jérôme Hartog.

    La parcelle d’un hectare sur laquelle ont été plantés les pieds.
    La parcelle d’un hectare sur laquelle ont été plantés les pieds. - A.L.

    B9723340685Z.1_20200429203424_000+GC6FUNBMF.1-0.jpg

    Pol Hartog, Marc-Antoine Wautelet et Jérôme Hartog sur leur parcelle. - A.L.

    Article de Marc Gérardy dans la Meuse H-W - Photos AL

    Capture d’écran 2020-04-30 à 18.08.06.png

    haies natagora.jpeg
    La parcelle est entourée de haies plantées avec l’aide de Natagora il y a quelques années et composée d’espèces indigènes

    DSC_3631.jpeg

    DSC_3636.jpeg


  • Agenda Carrefour des ruralités, 28 mars 2020

     
    Agriculture, Alimentation, Animation, Autre(s), Climat, Cohésion sociale, Communication, Culture, Développement rural, Energie, Environnement, Forêt, Information, Mise en réseau, Mobilité, Outils, Prospective, Ressources naturelles, Santé, Société
    Autre, Conférence, Foire/Festival
    RwDR

    La 3ème édition du Carrefour des Ruralités aura lieu le 28 mars 2020 à Rochefort. 
    Venez découvrir et célébrer le dynamisme et la diversité de la ruralité lors d’un évènement convivial !
    Animations sous chapiteau
    De 11h à 18h, Square de l'Amicale, Rochefort, gratuit
    Les acteurs de la ruralité wallonne vous présentent leurs projets de manière interactive et accessible à tous.

    Débats et conférences
    Centre culturel de Rochefort, gratuit

    11h-12h30 : "Manger mieux, facile à dire!"
    Il faudrait manger local, bio, durable, équilibré… les recommandations ne manquent pas et on s’y perdrait parfois ! Tour d’horizon d’initiatives qui aident.
    Avec Albert DELIEGE (Directeur de Devenirs asbl), Marie LEGRAIN (Coordinatrice de la cellule « Manger Demain »), Marc TARABELLA (Député européen, Bourgmestre d’Anthisnes), Pascal VAN BEVER (coopérative Réseau solidairement, Collectif 5C) et un(e) agriculteur(trice) à confirmer 

    14h-15h30 : "Wallonie, 2040, que sont devenus nos villages ?" 
    A quoi ressembleront nos campagnes dans 20 ans ? Échanges au départ de scénarios possibles. 
    Avec Patrice COLLIGNON, Nicolas DENDONCKER (Professeur de géographie à l’Université de Namur, Coordinateur du master interuniversitaire en Smart Rurality) et Marc MORMONT (Professeur en sociologie, ULiège)

    16h-17h : "La nature est leur champ d'action, comment la protègent-ils ?"
    Agriculteurs, cultivateurs, chasseurs… comment entretiennent-ils l’environnement où ils sont actifs ? 
    Avec Stéphane DELOGNE (Éleveur-naturaliste, Green management), Simon LEHANE (Chasseur- naturaliste, Chargé de mission Faune&biotopes) et Luc LOECKX (Agriculteur) 

    Une clôture en images 
    Centre culturel de Rochefort, 5€
    20h : "Vaarheim" (Victor Ridley), en présence du réalisateur

    20h30 : "Les Vaches n'auront plus de nom" (Hubert Charuel, réalisateur de "Petit Paysan"), suivi d'un échange avec Terre-en-vue et Agricall
    Cette année, le Carrefour des Ruralités est organisé en partenariat avec la 7èmeédition du Festival du film sur la ruralité A travers champs.
     

  • Conserver la fertilité du sol de votre serre

    Capture d’écran 2020-01-13 à 16.47.20.png

    FRED L'APICULTEUR – Exometeofraiture

    La terre sous une serre, ça s’entretient encore plus qu’en plein vent ! On voit encore trop souvent des sols sans vie, secs et poussiéreux… réduits à néant en l’espace de quelques années! Un sol riche et fertile est un sol vivant, et sans eau, rien n’est possible; les vers, bactéries, champignons et toute la faune épigée utile ont besoin d’eau pour se développer. On a parfois tendance à l’oublier.
    De belles récoltes saines sont à ce prix!

    Capture d’écran 2020-01-13 à 16.47.11.png

    En hiver, j’effectue plusieurs arrosages afin de correctement réhydrater le sol de la serre; la sécheresse et l’excès de chaleur sont en effet préjudiciables à sa fertilité. Une fois la terre bien réhumidifiée, je gratterai superficiellement et apporterai une bonne couche de compost et de fumier décomposé. Ensuite viendra une épaisse couverture de broyats végétaux qui constituera une barrière efficace contre l’excès d’évaporation. S’il y a de la neige cet hiver, j’en déplacerai également un maximum dans la serre.
    Lire l'article complet et voir les vidéo sur le site:
    FRED L'APICULTEUR – Exometeofraiture

  • Encore 3.754 détenteurs de vaches laitières en Wallonie

    2831555111.JPG

    Agriculture. L’Apaq-W lance une campagne de promotion du lait wallon
    « Le lait, il ne faut rien y ajouter, il est bon par nature ! »
    C’est avec ce slogan que l’Agence wallonne pour la Promotion d’une Agriculture de Qualité (Apaq-W) a lancé, jeudi, une campagne de promotion du lait wallon.
    Une occasion pour l’Apaq-W de rappeler les bienfaits du lait, souvent décrié.
    La campagne rappelle que le lait est un produit de qualité qui dispose naturellement de nombreux nutriments utiles dans le cadre d’une alimentation équilibrée.
    L’Apaq-W souligne également que le lait est produit d’une manière raisonnée par les agriculteurs locaux.
    1,2 MILLIARDS DE LITRES
    « En Wallonie, les exploitations fonctionnent en moyenne avec 74 vaches et comptent moins de deux personnes pour s’en occuper. »
    « Il s’agit clairement d’un modèle agricole familial et à taille humaine, dans lequel le lien entre l’homme et l’animal est très intense », ajoute encore l’Apaq-W.
    Chaque année, les agriculteurs wallons produisent 1,2 milliard de litres de lait.
    On trouve 3.754 détenteurs de vaches laitières et 249 producteurs disposent du label bio (6,5 %) en Wallonie. 
    (La Meuse du 29 novembre)

  • Des parcelles de 10 à 30 ares sont disponibles sur l’espace test maraîcher Point Vert, à Strée-Modave.

    Capture d’écran 2019-11-06 à 17.10.23.png

    Capture d’écran 2019-11-06 à 17.10.39.png

    Depuis 2013, l’espace test accompagne les porteurs de projet dans leurs premières saisons de production : mise à disposition de parcelles certifiées bio, infrastructure mutualisée (serres, motoculteur, outillage, bassin d’eau de pluie, espace de rangement, matériel de marché, …) accompagnement technique, formations pratiques, soutien à la commercialisation, aide à la création d’entreprise.
    Lien vers la publication facebook
    Voir le site

    Lire la suite

  • Clavier : Des patates ! Reportage de la RTBF sur l'exploitation d'Etienne Derivaux

    7bc1ec1d9c3426357e69acd5bf320061-1539780492.jpg

    Si vous regardez autour de vous, dans la campagne, toutes les pommes de terre ne sont pas encore arrachées, entre autres, à cause de sécheresse. Je vous propose de découvrir l’exploitation d’Etienne Derivaux dans le village de Clavier où il continue d’exploiter la ferme familiale.

    Etienne a repris l’exploitation de ses parents ?
    En fait, il est la quatrième génération à travailler dans la magnifique ferme ancestrale. Rien que les bâtiments valent le détour car cette bâtisse remonte au 17e siècle et est magnifiquement entretenue. 

    C’est là qu’il cultive des pommes de terre ?
    Effectivement mais il cultive également des céréales mais son produit phare ce sont les pommes de terre. Aujourd’hui, il doit constater que la récolte est moins importante que d’autres années car la sécheresse est passée par là et la taille des pommes de terre est donc plus petite et le rendement moindre.

    Ces cultures sont-elles conventionnelles ou bio ?
    Ni l’un, ni l’autre. Car Etienne, en vrai passionné de la terre, veut l’entretenir au mieux e la nourrir. Force est de constater que l’irrégularité des rendements de ces dernières années, la volatilité des marchés, des coûts de production en hausse ainsi que par le prix du matériel, qui ne cessent de croître, ... rendent le métier très difficile. Ajoutez à cela qu’il faut constater que le système intensif est au bout du rouleau et que la nature restera toujours la plus forte.

    Qu’a donc fait Etienne ?
    On parle régulièrement du lessivage, de l’érosion, du plafonnement des rendements, de l’invasion des limaces, de la résistance aux fongicides et aux herbicides … Des problèmes qui s'accroissent d'année en année. Pour enrayer ces problèmes, il n'y a qu'une solution : l'agriculture de conservation pour retrouver la productivité naturelle du sol.

    ....Lire la suite sur le site de la RTBF

    Où peut-on retrouver ses pommes de terre ?
    D’abord à la ferme et ensuite dans bon nombre de grandes surfaces où elles sont vendues moins chères que celles de grosses productions industrielles.

    Rue Principale 16
    4560 - Clavier
    Tél. : 085/31.14.80

    capture ecran 2019-10-14 à 18.47.04.jpg

     

     

     

  • Le magasin Point Ferme ouvre le mercredi 7 août à Nandrin

  • Point ferme: un nouveau site de commande est en ligne

    capture ecran 2019-07-04 à 21.15.59.jpg

    Un nouveau site de commande www.pointferme.be est en ligne!!!

    Notre Projet
    Envie de découvrir les saveurs locales à un prix abordable... tout en maintenant l'agriculture paysanne en province de Liège?
    Point Ferme, une quarantaine d’agriculteurs liégeois réunis en coopérative à finalité sociale, vous livre les saveurs locales du producteur au consommateur.
    Notre objectif: permettre à tout le monde d'avoir accès à une alimentation saine en circuit-court et maintenir une agriculture durable.
    Point Ferme vous propose des légumes, en box ou en vrac, des fruits, des produits laitiers, des œufs, du pain, de la viande, des produits d’épicerie,... issus de nos fermes liégeoises... livrés directement chez vous, dans votre quartier, sur votre lieu de travail !
    En savoir plus sur notre projet...

    Nos produits
    Nos producteurs vous proposent des légumes, en box ou en vrac, des fruits, des œufs extra frais, du fromage de vache et de chèvre bio, du pain bio, de la farine bio... Et de la viande en direct de nos fermes : boeuf limousin Bio, de l'Angus, du poulet fermier Bio, magret de canard, viande de porc, de la truite, charcuterie,...
    Nos boxs de légumes locaux varient chaque semaine en fonction des récoltes. Nous privilégions la diversité dans votre assiette. La base de la box est constituée de légumes de grande consommation : carottes, salades variées, pommes de terre, oignons, courgettes, ... et selon les saisons des légumes originaux. Vous pouvez également composer votre propre box avec les légumes disponibles au vrac. En savoir plus sur nos produits...

    Nos Producteurs
    PointFerme est une coopérative à finalité sociale regroupant d'abord des producteurs du Condroz liégeois, créée avec le soutien du GAL Pays des Condruses. Ils ont été sélectionnés pour la qualité de leur mode de culture. Ils pratiquent soit une agriculture biologique, soit l'agroforesterie, soit l'agriculture raisonnée.
    Maintenant, Point Ferme vole de ses propres ailes, elle est une coopérative ouverte à tous les agriculteurs de la province de Liège. Régulièrement, de nouveaux coopérateurs viennent nous renforcer et augmenter la diversité de produits que nous pouvons vous proposer. Nous choisissons toutefois de ne vous livrer que le meilleur de nos campagnes.
    En savoir plus sur nos producteurs...

    Nos Points de dépôts
    Les Points Ferme sont des points de regroupement de consommateurs: lieux de travail, associations, commerces de quartier, écoles, ... Là où vous décidez de le créer. Pour développer votre Point Ferme, il vous suffit de trouver minimum 5 collègues, amis, connaissances intéressés, et de compléter le formulaire, nous nous chargeons du reste !
    Pour consulter la carte de nos points de dépôts, cliquez ici.
    Vous pouvez également rejoindre un des nombreux Point Ferme existants!

  • Condroz. Fête de la Ruralité, dimanche 7 juillet à Vyle-Tharoul

    A7_Flyer2019_verso.jpg

    DIMANCHE 7 juillet 2019 – Dès 10h
    Sur le terrain de foot de Vyle-Tharoul
    FETE DE LA RURALITE
    Toutes les activités sont GRATUITES !

    Après le beau succès des neuf années précédentes, l’édition 2019 dont le thème est « Ruralité, terre d’accueil » présentera divers aspects de la ruralité à travers de nombreuses animations telles que des tours en calèche, de l’artisanat, l’utilisation d’un véritable four à pain, des balades en tracteurs, la présence de sonneurs de trompe, des concerts, contes et marionnettes et plus encore !
    Un marché des saveurs complète la fête en mettant l’accent sur les producteurs locaux et le commerce équitable.
    Envie de participer en tant qu'exposant ? Contactez-nous !
    Contact et renseignements : Syndicat d’initiative « Entre Eaux et Châteaux » - 085/41.29.69 - info.sivh@gmail.com

  • Unique: un engin solaire pour un désherbage «bio» en Hesbaye

    capture ecran 2019-06-17 à 19.32.45.jpg

    Un lit de désherbage manuel solaire (c’est l’appellation de cette machine bien particulière) a fait son apparition à Geer. Son principe est simple et écologique : il fonctionne à l’aide de l’énergie solaire.(La Meuse)
    Depuis 3 semaines, une nouvelle machine a fait son apparition dans les champs de la commune de Geer : un lit de désherbage solaire. Cette machine est un outil utile pour les champs bio et le désherbage manuel. ..
    Un choix dicté par le bien-être de la main-d’œuvre et l’environnement : « Dans les exploitations conventionnelles, les champs sont pulvérisés avec des produits chimiques. Ici, nous enlevons les mauvaises herbes à la main. La machine possède 3 roues, 1 devant et 2 à l’arrière, et est aujourd’hui principalement utilisée pour nos récoltes de carottes. À un stade peu avancé, seul l’œil humain est capable de distinguer ce légume des mauvaises herbes. 8 lits peuvent être dépliés et les employés se couchent pour pouvoir travailler, dans des conditions moins contraignantes physiquement », explique Caroline Devillers, ingénieur agronome de formation ayant repris la gérance de la ferme de son papa il y a quatre ans, avec son frère Denis...
    Lire l'article complet et les vidéos dans la Meuse Huy-Waremme

    capture ecran 2019-06-17 à 19.39.30.jpg

    Voir aussi le reportage du JT de RTL_TVI: Huit personnes couchées face contre terre: voici comment fonctionne cette machine écologique et innovante pour désherber (vidéo)

  • Une éleveuse de Tinlot administratrice d’une coopérative agricole