Cartes de visite sur les voitures: interdit mais ça continue! (27/08/2019)

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Vous en avez peut-être vu ces derniers jours sur votre véhicule, comme ce fut le cas à Ramelot et Abée, pour les véhicules garés devant les habitations. Ce fléau est aussi présent dans nos villages et il faut savoir que cette pratique est pourtant interdite. (AL)

Elles sont glissées sous l’essuie-glace ou dans le caoutchouc de la vitre conducteur. Ces cartes de visite nous invitent à vendre notre véhicule. Paiement cash garanti, sans contrôle technique, même accidentée et au meilleur prix ! Ces revendeurs de voiture mentionnent leur numéro de GSM sur la carte de même que le nom de leur société (si elle existe vraiment).
L’ennui, c’est que la plupart des automobilistes, qui n’ont rien demandé, ont souvent le même réflexe lorsqu’ils découvrent la carte : ils la jettent à terre, irrités. Résultat : les parkings des grandes surfaces en sont jonchés le soir venu.
Chez Makro (6 magasins en Belgique, à Lodelinsart et à Alleur-Liège notamment), on a pris le taureau par les cornes. Toutes les deux semaines, les employés du magasin qui se sont portés volontaires passent leur heure de table à tout ramasser.

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Les employés de Makro nettoient leur parking, jonché de cartes de visite de revendeurs de voitures, toutes les deux semaines. Et de manière bénévole ! - Makro

« Plus tenace que la chenille !
« Elles sont plus tenaces que la chenille processionnaire, sans être pour autant liées aux saisons ! », s’exclame Marthes Mennes, porte-parole de Makro. « Faire ses courses et revenir à sa voiture sans y trouver de carte fait presque figure d’exception. Ces cartes qui se retrouvent par terre constituent un flux continu de déchets. Il s’agit de la principale source de déchets sauvages sur nos parkings. Bien que nous préférerions que le cœur du problème soit traité en collaboration avec les autorités, nous avons décidé de ne pas baisser les bras. Quelques collaborateurs ramassent bénévolement les déchets. Ça revient à mettre un emplâtre sur une jambe de bois, mais c’est mieux que de se résigner », ajoute Marthe Mennes.
Selon la porte-parole de la chaîne, les revendeurs de voitures placent ces cartes de manière très subtile : « Jamais on ne parvient à les prendre sur le fait ! », déplore-t-elle. « À Anvers, où la commune interdit ce genre de publicité, nous avons déjà porté plainte pour notre magasin de Deurne. La pratique a un peu diminué au début mais a repris de plus belle par la suite ! »
Ils risquent gros.
Au cabinet du ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio (cdH), on rappelle que « le dépôt d’imprimés publicitaires plastifiés sur les véhicules sur toute voie ouverte au public est interdit ». Et cela, depuis l’entrée en vigueur de l’arrêté du 28 février 2019. Le contrevenant risque gros. S’agissant d’une infraction de 2e catégorie, il risque une amende administrative de 50 à 100.000 €. Mais si l’affaire arrive devant le tribunal, le « tarif » varie de 8 jours à 3 ans de prison, avec amende de 100 à 1 million d’euros !
Encore faut-il intercepter les contrevenants ! Ou prendre la peine de dénicher qui se cache derrière ces petites cartes de visite. Selon le cabinet Di Antonio, depuis l’interdiction (entrée en vigueur en mars dernier), il n’y a pas encore eu de sanction, côté wallon.
F. DE H. La Meuse

05:23 Écrit par louviaux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | |