Un triple spectacle adapté aux mesures sanitaires au château de Modave (09/08/2020)

La culture (en particulier les arts de la scène) fait partie de ces secteurs les plus violemment impactés par la crise sanitaire et économique du coronavirus. Car comment jouer une pièce dans de bonnes conditions s’il faut éviter les contacts entre les acteurs, limiter drastiquement le nombre de spectateurs et éviter les endroits confinés ?

Les acteurs se tiennent à distance.
Les acteurs se tiennent à distance. - D.R.

Mais s’il y a une chose qu’il ne faut jamais sous-estimer, c’est bien la force créatrice des artistes. Ainsi, la compagnie Lazzi a décidé de jongler avec les contraintes sanitaires et propose au Château de Modave : « Trois voix pour trois histoires ». C’est le 27e été que la compagnie se produit dans le magnifique château des comtes de Marchin, qui peut être visité à l’occasion. « On devait jouer Tartuffe avec huit comédiens, mais ce n’était pas possible… On a alors voulu trouver une solution. C’est une nécessité pour nous de continuer à jouer… et pour les gens aussi. Ils viennent, parce qu’ils ont besoin de culture et d’art », explique Christian Dalimier, un des membres de la compagnie.
Pour éviter les groupements, le public est séparé en trois groupes d’une vingtaine de personnes, et la troupe propose, dans trois lieux, trois microspectacles différents. À tour de rôle, les spectateurs découvrent des univers différents : « Noël en été, famille au balcon, deuil en hiver » « Lettre à ma mère : les derniers jours d’Henriette » (monologue d’après Simenon) et « Il faut cultiver son jardin » (florilège de textes interprétés sur de la musique live). Sur scène : un seul acteur à la fois. Une manière de contourner les épineux problèmes de distanciation physique. Un strict dispositif de sécurité a été mis en place. Les spectateurs sont assis « par bulles », et le masque est obligatoire : « Jouer devant des personnes masquées est un acte difficile. On ne voit que des yeux, », témoigne Christian Dalimier. (+32 85 41 13 69)
Ro.Ma. La Meuse

03:39 Écrit par louviaux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | |