Liaison Tihange-Tinlot. Face aux nuisances du chantier interminable, un radar sera placé à Tihange (01/09/2020)

Après Caroline Cassart (MR), c’est au tour de Christophe Collignon (PS) d’interpeller le ministre Henry (Ecolo) au sujet de la liaison Tihange Tinlot. Ce chantier, dont la réalisation du premier tronçon entre Tihange et le hameau des Neuf Bonniers remonte à… 2004, exaspère de plus en plus de monde tant il tarde à se concrétiser.

« En marge du chantier, les reports d’échéances et aménagements provisoires de circulation génèrent d’importants problèmes au niveau local, tant en termes de mobilité que de quiétude des riverains » souligne ainsi le député-bourgmestre de Huy. Il annonce que, pour tenter de pallier ces problèmes, il a dû prendre diverses mesures de circulation. Il a notamment placé une rue en circulation locale. Il s’agit de la rue Poyoux-Sart, à Tihange, dans sa portion comprise entre le chemin du Chera et la rue Arbre-Sainte-Barbe.

Par ailleurs, pour empêcher que le trafic de camions en particulier ne passe par cet axe, les autorités communales ont décidé d’acquérir un radar répressif qui sera placé rue Arbre-Sainte-Barbe.Ce radar sanctionnera les excès de vitesse mais sera aussi susceptible de déterminer si des camions passent par cet axe (qui leur est interdit).

« Quel est le calendrier précis des travaux encore à réaliser ? », a ensuite questionné le député-bourgmestre, avant d’insister : « Considérant les enjeux économiques et de mobilité liés à la finalisation de cette liaison, le Gouvernement wallon ne pourrait-il pas considérer ce chantier comme prioritaire ? »

« Un nouveau permis de bâtir »
Le ministre Henry a répondu qu’il « déplorait les multiples déconvenues de ce chantier et sa durée, engendrant des problèmes au niveau local. »

Il a rappelé que les travaux de la liaison routière Tihange-Tinlot avaient été scindés en quatre phases. Les deux premières phases sont terminées et la troisième phase est au stade des expropriations. Celles-ci sont gérées par le comité d’acquisition. « Les travaux n’ayant pas démarré en 2019 faute d’emprises (les expropriations ne sont toujours pas finalisées), le permis de bâtir ne peut plus être prolongé. Une nouvelle demande est en préparation par mes services. »

Enfin, la phase 4 d’un budget de 6 millions d’euros est conditionnée par l’avancée de la phase 3. Ce budget inclut d’une part la démolition du pont de l’échangeur de Tinlot et la construction en lieu et place d’un grand giratoire, et d’autre part la sécurisation du carrefour Levooz.
La Meuse H-W

03:05 Écrit par louviaux | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | |