40% de femmes dans les collèges communaux de Huy-Waremme, et seulement 3 bourgmestres (22/09/2020)

Le Crisp a sorti il y a peu un rapport sur « La présence équilibrée de femmes et d’hommes dans les collèges communaux et provinciaux de Wallonie ». Il s’avère que les exécutifs locaux comptent 37,9% de femmes, dans les postes d’échevines, de bourgmestres ou de présidentes de CPAS. Un chiffre en nette augmentation par rapport à 2012 (26,8 %).

Notre rédaction a voulu faire le compte pour Huy-Waremme. Dans l’arrondissement, 40,46% des postes dans les collèges sont occupés par des femmes (70 sur 173). « Dans cet arrondissement, on est très légèrement au-dessus de la moyenne wallonne. De manière générale, il y a une augmentation progressive un peu partout. Pour rappel, en 1994, il y avait 9,4% de femmes dans les collèges communaux... Les mesures qui ont pour objectif de favoriser l’accès des femmes en politique ont donc eu des effets importants », nous explique l’auteur de la publication du Crisp, le politologue Geoffrey Grandjean (ULiège).

 

Nombre de femmes dans les exécutifs locaux de Huy-Waremme.
Nombre de femmes dans les exécutifs locaux de Huy-Waremme. - D.R.

En effet, un décret wallon du 7 septembre 2017 impose (mais sans sanctions…) une présence de minimum un tiers de femmes (ou d’hommes) dans les exécutifs locaux. Un chiffre qui peut être arrondi vers le bas en fonction de la décimale : ainsi un collège de sept échevins a l’obligation d’avoir au minimum deux femmes. Et c’est d’ailleurs le cas dans la quasi-totalité des grandes communes de l’arrondissement, à savoir Hannut, Huy, Waremme et Wanze !

Des femmes rarement bourgmestres
Si le nombre de femmes dans les exécutifs augmente, il reste en revanche de grandes disparités en termes de postes. Force est de constater que les femmes accèdent moins que leurs homologues masculins au poste de bourgmestre. Sur ce point, l’arrondissement de Huy-Waremme n’est d’ailleurs pas exemplaire, avec seulement trois femmes bourgmestres pour les 31 communes : Caroline Cassart (Ouffet), Christine Guyot (Tinlot) et Béatrice Moureau (Berloz). Ce qui représente moins de 10%, un chiffre nettement inférieur à la moyenne wallonne (18,6% de femmes bourgmestres).
Pour le politologue de l’ULiège, il faut chercher les causes au niveau de la formation des listes : « Dans l’arrondissement, plus de 90% des bourgmestres élus étaient en tête de liste… et il y a eu très peu de femmes en tête de liste. C’est donc une disparité due au rôle des partis, mais aussi au comportement des électeurs ».

Nombreuses à la tête du CPAS
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04:00 Écrit par louviaux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | |