Fin des ampoules à incandescence ce 31/12/2012

IMG_7413.JPGCe 31/12/2012 les lampes à incandescence seront terminées en Europe. Les 100w et les 75w ont été supprimées il y a un an, les 40W et les 25W au premier septembre, il reste encore les 25W, ce sera leur tour ce 31/12.
Concrètement comment les choses se passent-elles? En fait, nous explique Michel Rulot (Brico Rulot à Tinlot), "ce sont les fabricants qui arrêtent la production comme ce fut le cas pour les autres ampoules. A la fin du stock des ampoules de 25W, il n'y en aura pas d'autres! Le système s'arrêtera mais nous n'avons pas reçu d'information particulière".

IMG_7415.JPG La réalité est cependant fort complexe: il y aura encore des ampoules à filaments, mais ce sont des ampoules antichocs et renforcées comme pour les balladeuses par exemple.
Il y a aura aussi toujours les ampoules identiques à celles que l'on connaît actuellement, mais avec un halogène à l'intérieur: c'est un système dit "semi-économique"! Voir ci-dessous l'article des Echos avec les enjeux éconnomiques.

La lampe à incandescence s'éteint en Europe

Les grands fabricants d'ampoules sont sous pression.

La lampe à filament s'apprête à quitter la scène. En Europe, ce type d'éclairage va disparaître définitivement des linéaires au 31 décembre 2012 et céder sa place aux halogènes, ampoules fluocompactes et autres LED.

Afin de valoriser les alternatives à la lampe à incandescence, qui consomment jusqu'à dix fois moins d'énergie, Bruxelles a pris des mesures dès 2009, en bannissant les ampoules à filament de 100 watts des linéaires. Fin 2012, tous les puissances seront concernés par la réglementation. L'objectif : économiser à partir de 2020 l'équivalent de la consommation de 11 millions de ménages européens aujourd'hui.

Pour certains producteurs, la transition a été brutale : en quatre ans, les lampes à filament, qui représentaient 80 % des volumes vendus en France, ont été complètement éliminés des rayons. Aujourd'hui, la technologie ne représente plus que 15 % des ventes hexagonales.

Les trois champions de l'éclairage : Philips, General Electric et la filiale de Siemens, Osram, ont donc dû se réorganiser. L'émergence de technologies LED basées sur l'électronique leur a fait perdre les avantages liés à une expertise centenaire dans les lampes à incandescence. Sous pression, les géants du secteur ont annoncé des restructurations. Osram envisage de se séparer d'environ 15 % de ses effectifs d'ici à fin 2014, soit 4.700 salariés. La mutation rapide du marché a aussi pénalisé Philips. L'an dernier, la division éclairage du géant néerlandais a dû encaisser une charge de 128 millions d'euros dans ses comptes 2011 au titre de dépréciations d'actifs. Mi-septembre, le groupe a également annoncé que son activité éclairage serait concernée par le plan de réduction des coûts mis en place en octobre 2011, qui prévoit la disparition de 6.700 postes d'ici à 2013.

Si la directive de Bruxelles a permis de doper considérablement le marché français des ampoules, qui pèse désormais 422 millions d'euros en 2012, contre 288 millions en 2007, elle a aussi rebattu les cartes. Avec la poussée des technologies LED, vendues jusqu'à 10 fois plus chères que les ampoules à filament, de nombreux acteurs sont venus concurrencer les champions historiques de l'éclairage. Parmi lesquels le français Yantec qui revendique une position de leader sur le marché de la LED en France avec sa marque XanLite  : «  Nous avons 40 % des parts de marché en grande surface », fait valoir Serge Haddad, le PDG de la société.

A l'avenir, les perspectives de croissance sont étourdissantes. Les LED devraient représenter près de 63 % des ampoules vendues dans le monde en 2020, contre 8% aujourd'hui. Le marché mondial pèserait alors plus de 48 milliards d'euros, selon une étude du cabinet McKinsey. De quoi susciter des convoitises de la part d'une multitude de nouveaux acteurs.

SHARON WAJSBROT, Les Echos (En ligne 28/12)

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