Tinlot - Judiciaire

Capture d’écran 2013-04-24 à 11.04.20.jpeg
C’est un miracle si cet agent de sécurité s’en sort vivant. En mai 2009, à la sortie d’une soirée à Tinlot, 50 jeunes l’ont roué de coups de pied et de poing. Cinq d’entre eux, domiciliés à Clavier, Huy, et Modave, sont poursuivis devant la justice hutoise.(Extrait de l'article de M-Cl.G. dans la Meuse du 23/4)

Au départ de ce déferlement de violence sans précédent, on parle d’une altercation entre un couple et un sorteur. «En voulant s’interposer, raconte Rudi, un des prévenus, ma copine s’est pris une baffe du sorteur. Voyant cela, j’ai voulu lui parler mais c’était trop tard. Une nuée de gens lui fonçaient déjà dessus. ». Pourchassé par une cinquantaine de jeunes, l’agent de sécurité paniqué prend la fuite vers le centre de Tinlot, pour finalement trouver refuge dans la cour d’une ferme. Peine perdue. La meute le rattrape et sourde à ses cris lui donne des coups de pied et des coups de poing. Quand la police arrive, elle trouve la victime assise sur un muret, le visage en sang, le front barré par une plaie profonde. Il souffre de douleurs sur tout le corps. Il est proche de l’évanouissement. À ses côtés, un seau où il a vomi suite à son agression.

Capture d’écran 2013-04-24 à 11.13.59.jpeg
Les jeunes imoliqués dans ce tabassage de mai 2009 à Tinlot,
ont comparu devant le juge Dumont (Photo M-Cl.G.)

DES MEMBRES DELA BANDE DES C15 DE CLAVIER PARMI LES PRÉVENUS
L’enquête aboutit rapidement à l’interpellation de quatre jeunes, dont certains ont été longtemps membres de la bande des C15, une bande de jeunes de 15/16 ans qui sévissait autrefois dans les soirées de Clavier.
Comme l’a expliqué le prévenu Jérémy, l’appellation C15 vient tout bêtement de l’addition des chiffres qui composent le code postal de Clavier (4560). «C’est un peu la guerre des boutons », a ironisé le président Dumont. Malgré leur jeune âge (25 ans pour la plupart), cette appartenance à la bande des C15 leur vaut un casier judiciaire. Ainsi, celui de Benoît comporte déjà trois condamnations pourcoups et blessures volontaires,en 2008, 2010 et 2011

Celui de Jérémy affiche aussi des condamnations pour vol avec effraction et entrave méchante à la circulation, en 2010, 2011. «Tout ça, c’est fini, je ne fais pluspartie de la bande »,  assure-t-il. Tout comme Rudi, il reconnaît avoir frappé le sorteur. L’un et l’autre demandent au tribunal une mesure de clémence. Par contre, Benoît conteste les coups. Problème : la victime l’aurait reconnu derrière une vitre sans tain. «Le sorteur était en état de choc », fait observer son avocat qui émet la possibilité qu’il se soit trompé. «La victime a d’ailleurs reconnu deux autres personnes qui ne sont pas poursuivies ». Il plaide l’acquittement.
Le ministère public a requis six mois de prison. Même peine pour Jérémy. En revanche, pour Rudi, qui a fait des aveux spontanés, et a un casier vierge, elle n’est pas opposée à une peine de
travail. Quant au 4e, elle a… requis l’acquittement. Comme la défense, elle estime qu’il n’a jamais
été mêlé à cette bagarre. (Voir l'article complet de Marie-Cairel Gillet dans la Meuse du 23/4)

Les commentaires sont fermés.