La Wallonie veut corriger votre GPS. Une interface pour davantage de précision

Le GPS, plus aucun automobiliste ne peut s’en passer. Si les mises à jour permettent d’obtenir les modifications sur les cartes, certaines erreurs ne sont jamais corrigées. Carlo Di Antonio veut mettre en place un système permettant de communiquer aux éditeurs toutes les erreurs. (La Meuse du 13/5 extrait de l'article de G.B.)

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Un GPS qui vous envoie sur un chemin inexistant ? Ça peut arriver... (D.T.)

Qui n’a jamais été victime de cette mauvaise blague ? En voiture dans une ville qu’on ne connaît pas, il n’est pas rare que le GPS nous indique un chemin… impossible à prendre. Logique: dans les centres urbains, les sens de circulation changent fréquemment. Et en rase campagne, il n’est pas rare que le GPS ne connaisse pas… la route sur laquelle on circule. TomTom avance même que 15 % du contenu des cartes sera périmé au bout d’un an. Des problèmes qui font surface jusqu’au Parlement wallon, où le ministre des Travaux publics, Carlo Di Antonio, a été interpellé par le député bourgmestre MR, Hervé Jamar : «La Ville de Hannut a, en 2004-2005, changé le sens de circulation de plusieurs voiries communales », explique Hervé Jamar dans sa question. «Cette décision a fait l’objet, à l’époque, de nouveaux arrêtés et règlements de police. Or les systèmes GPS n’ont toujours pas enregistré ces modifications ce qui pose de nombreux problèmes de circulation.
Apparemment, d’autres aberrations sont également reprises par les systèmes GPS comme la liaison Tihange-Tinlot qui n’est pas terminée. Cette situation peut évidemment engendrer des soucis aux automobilistes voire, plus grave, des accidents. »

Face à ces constats, le ministre des Travaux publics annonce que la Wallonie va faire remonter tous les changements aux éditeurs de GPS. «Il a été demandé à la Direction générale opérationnelle de la mobilité et des voies hydrauliques de piloter un groupe de travail relatif aux échanges d’informations avec les éditeurs de logiciels GPS », explique Carlo Di Antonio. «Il n’existe pas de point de relais central entre les gestionnaires de voiries et les éditeurs de logiciels GPS, ce qui complique bien entendu le bon échange d’information. Un tel point relais constituerait une avancée a priori intéressante dont les modalités de concrétisation pourraient être examinées par le groupe de travail évoqué ci-avant.»
RESTER ATTENTIF
Enfin, du côté du cabinet du ministre Di Antonio, on nous confirme que la réunion de ce groupe de travail se tiendra d’ici l’été. «Ce que nous voulons mettre en évidence, c’est que le GPS n’est qu’un confort à la conduite», nous explique la porte-parole du ministre. «La signalisation, il faut toujours la vérifier et elle prévaut toujours sur tout. Les chantiers, les fêtes locales ou encore les déviations ne seront jamais signalés dans les GPS. Si l’on peut traquer les erreurs, il faut rester réactif et toujours se rappeler que le code de la route prévaut !» G.B.

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