La calculette autorisée au CEB. 58.000 enfants seront concernés dès le 17 juin

Le lundi 17 juin, 58.000 enfants vont tenter d’obtenir le Certificat d’études de base (CEB), le sésame qui leur ouvrira les portes de l’enseignement secondaire. Grande nouveauté : la calculette sera autorisée pour les mathématiques.

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Le CEB, un moment important pour 58.000 enfants dès le 17 juin. (PHN)
La calculatrice de poche est donc considérée comme une compétence à certifier. «Ce ne sera pas le cas pour la partie de l’épreuve portant sur les nombres et les opérations. Là, l’enfant doit pouvoir faire preuve de réflexion », explique Arlette Vanderkelen, inspectrice générale
de l’enseignement fondamental.
«Par contre, pour les trois autres parties, nous ne voulons pas que les enfants soient bloqués dans leur réflexion par une opération. » Voilà une nouveauté qui risque d’enflammer ceux qui prétendent que le niveau du CEB est trop facile, eu égard au taux « stalinien » de réussite (entre 91 et 95 % selon les années)… et au taux important d’échec à la fin du premier degré du secondaire (environ un enfant sur quatre). Le MR a d’ailleurs récemment mis en question la réussite dès les 50 %, surtout au vu des piètres résultats des élèves ayant passél’épreuve externe en deuxième secondaire (CE1D). «Faites l’exercice et vous verrez que ce n’est pas si simple », rétorque le cabinet de la ministre de l’Enseignement, Marie-Dominique Simonet (cdH). «Cela prouve que les enseignants travaillent bien et que l’on évolue dans le bon sens. Vu qu’il s’agit de compétences minimales à acquérir, on pourrait avancer un pourcentage idéal de 100%! On n’a jamais prétendu que ce serait facile, en secondaire, pour un enfant qui obtient 50 ou 60 % au CEB. Faut-il relever le seuil de réussite, à 70 %, par exemple ?

Il ne faut pas arrêter les enfants. Le redoublement n’est pas une solution. » Quelle est la solution alors ? Le cabinet dit ne pas vouloir brûler les étapes. «Deux ans s’écoulent entre la fin des primaires et la fin du premier degré du secondaire. Le passage entre les deux peut être perturbant pour un enfant, il ne faut pas tout remettre sur le dos du primaire. Si des élèves éprouvent des difficultés, ce n’est pas en les mettant dans des classes différenciées, comme c’est le cas pour ceux qui n’ont pas leur CEB, que l’on va régler le problème. C’est le pari de la ministre de réussir l’évolution de la réforme de 2006 en travaillant différemment le temps scolaire, cette idée de tronc commun jusqu’en deuxième secondaire. »

LA FIN DU CEB… Mme Simonet souhaiterait même la fin du CEB, un projet à long terme (5 ans ? 10 ans ?) qui repose sur une bonne continuité entre le primaire et le premier degré du secondaire, ponctué par une épreuve, le CE1D, à mieux calibrer
qu’aujourd’hui. Cela équivaudrait à une absence de redoublement jusqu’à 14 ans ? «L’idée n’est pas d’interdire le redoublement, mais de le rendre obsolète », conclut-on chez la ministre. DIDIER SWYSEN
La Meuse du 24/5

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