Notre Perron

Capture d’écran 2013-06-27 à 22.18.45.jpegSymbole de nos libertés, le perron se dresse Place du Marché, face à l'hôtel de ville.
C'était là que se rendait la justice, là où se proclamaient les édits.
Il est le monument le plus vieux de la ville de Liège. Selon les historiens, ses origines, seraient probablement païennes.
Au 14eme siècle, d'autres villes, dites les bonnes villes,possédaient aussi un perron.
Armoiries de la ville et de la Principauté de Liège, elles présentent une particularité.
En son emblème, les lettres L et G figurent à droite et à gauche du perron. LCapture d’écran 2013-06-27 à 22.13.57.jpega raison est, qu'à l'époque, les Liégeois ont voulu différencier leur  perron  des autres déjà existants. Mais plus encore,par l'ajout de ces deux lettres, le peuple de Liège proclamait urbi et orbi, sa volonté de liberté. En effet, les lettres L et G signifient LIBERTAS GENTIS la liberté des gens.
Tout comme notre Toré qui prit le maquis lors de la seconde guerre mondiale, en 1468, notre perron subit les vicissitudes de l'envahisseur.
Après avoir incendié Liège,Charles le Téméraire déporta notre perron à Bruges. Il y fut exposé comme le témoignage de l'anéantissement de la « nation liégeoise. » Après 10 ans de captivité, le Téméraire décédé, le perron retrouva sa bonne ville de Liège.
A cette époque il n'avait pas la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. Le 9 janvier 1693, il fut endommagé par une tempête.
Le sculpteur Jean DELCOUR, chargé de sa réparation, y ajouta à son sommet 3 statuettes de marbre blanc qui soutenaient une pomme de pin.
Capture d’écran 2013-06-27 à 22.14.33.jpegNotre perron ne fut pas le seul à être modifié par les mains ou par  la volonté de l'homme. Ainsi le 17 septembre 1946,par arrêté, le Prince Régent changea l'orthographe du nom de la ville de Liège. Par la volonté du Prince, Liège perdit son accent aigu au profit de l'accent grave.. Mais les Liégeois resteront Liégeois. Ainsi qu'en atteste le dictionnaire, jamais ils ne seront liègeois.
A ce propos, je me souviens de l'anecdote suivante. Ignorant l'arrêté du Régent, Joseph DEMARTEAU directeur de La Gazette de Liége, ne modifia jamais le Titre de son journal. Lorsqu'on lui en faisait la remarque, il avait cette réponse lapidaire : « Nous ne sommes pas des bouchons. »  

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