Entreprise Lambert, accident sur l'E42: des précisions

 

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Les ouvriers de l’entreprise « Lambert Marquage » (installée à Tinlot, près de Huy) étaient occupés à tracer les bandes de l’autoroute E42 à Viesville, dans le sens Liège-Mons. Le chantier venait de commencer. Ils n’avaient fait qu’à peine un kilomètre de bande quand le camion fou les a fauchés vers 14h15. Au lieu de se rabattre et de ralentir, le poids lourd a continué sa route pours’encastrer dans le camion-tampon, qui a ensuite percuté l’engin de traçage, rempli de matière brûlante. Quatre hommes se trouvaient à bord ou à proximité de ce véhicule de chantier. Trois ouvriers ont été brûlés par les projections tandis qu’un quatrième, Frank Polome (25 ans, Eghezée), s’est retrouvé coincé sous l’engin. Il est décédé avant l’arrivée des secours. Les trois blessés, Frédéric Delsaux (40 ans, Herstal), Michaël Wergny (38 ans, Huy)) et Gerardo De Giovanni (53 ans, gravement atteint) ont été directement transférés à l’IMTR, l’hôpital des grands brûlés. «Frank venait de rentrer de vacances », confie son responsable de chantier, Philippe Lambert. «Le camion est arrivé au pire moment : notre ouvrier était en train de recharger la cuve de l’engin de traçage avec de la peinture brûlante. Il a été projeté contre le véhicule. »
CAMION-TAMPON TROP PRÈS. Le conducteur du semi-remorque, immatriculé au Luxembourg, a affirmé hier s’être assoupi au volant. Il a directement fait l’objet d’une arrestation administrative et non judiciaire) sur ordre de l’auditeur du travail de Charleroi. «Les disques tachygraphiques de son poids lourd ont été saisis », a indiqué ce dernier. «Le chauffeur affirme avoir roulé en tandem durant une partie de son voyage. Une information capitale que nous devons vérifier. » Il semblerait aussi que le camion-tampon du chantier, censé protéger les ouvriers, n’ait pas respecté la distance obligatoire de 100 mètres. Il se trouvait, en réalité, bien trop près du chantier.

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Ce chantier sur l’E42 était géré par Michaël Werny, un habitant de Tinlot (près de Huy) de 38 ans. Lui aussi a eu beaucoup de chance. Il s’en sort « bien », selon ses proches. Son poignet est cassé et son bras brûlé. « Il va se faire opérer demain. Son papa et sa maman l’ont rejoint à l’hôpital. Ils ont pu le voir, c’est déjà rassurant. Par contre, Michaël est très choqué. Il s’entendait bien avec
Frank », commente sa tante, Patricia Faes. Et lorsqu’on lui demande si son neveu aime son travail, elle nous répond : « Oui, hélas parce que c’est vraiment un boulot dangereux ». Extraits des articles de
C.H., G.G., D.T., CH.C dans la Meuse du 1/8/2013

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