Le Senytois Philippe Hubar (Bouba): "Entraîner, j'adore ça". Il a coaché plus de 600 matches en jeunes (Hamoir)

Impossible d'assister à un match dans le Condroz, sans le croiser. omniprésent dans toutes les catégories, L’entraîneur des U7 provinciaux de Hamoir a coaché plus de 600 matches chez les jeunes depuis le début de sa carrière, il y a 15 ans. Une vraie passion dont il est aujourd’hui incapable de se passer. Et s’il ne compte pas s’arrêter de si tôt, il pourrait tenter se chance chez les seniors dans les prochaines années.

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S’il compte plus de 600 matches à son actif en tant qu’entraîneur, Philippe Hubar est surtout fidèle à ses convictions. À la tête des U17 provinciaux de Hamoir, celui que tout le monde surnomme « Bouba » tente de transmettre son amour pour le ballon rond aux plus jeunes. « J’ai débuté en 1999 à Ouffet-Warzée alors que j’avais 30 ans. Je n’avais pas osé commencer plus tôt car je ne me sentais pas prêt. J’ai aussi transité par Fraiture Sports et Huy avant de revenir à Warzée où évoluent les jeunes de Hamoir ». C’est une vraie passion. De toute façon, celui qui n’est pas passionné n’a rien à faire sur le bord d’un terrain.
Ce n’est, par exemple, pas concevable pour moi de venir à l’entraînement sans avoir préparé ma séance. J’essaye de me documenter un maximum car j’ai encore beaucoup de choses à apprendre malgré mes 15 ans d’expériences. J’aimerais, par exemple, savoir comment relancer un joueur qui revient après une longue blessure. »

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Impossible d'assister  à un match sans rencontrer "Bouba"... Ici le 20/10 à Fraiture Sport

S’il fêtera bientôt ses 15 ans en tant que T1, Bouba peut déjà se targuer d’avoir coaché plus de 600 rencontres depuis le début de sa carrière. « Il y en a tout juste 635. En tout cas, en commençant ma carrière, je ne m’attendais pas à atteindre ce chiffre un jour », sourit-il timidement. Et lorsqu’on lui demande si la barre des 1.000 matches est un objectif, Philippe répond simplement : « Tant que l’envie est présente, je ne me vois pas arrêter. Qu’il vente ou qu’il pleuve, je suis toujours présent. Même quand je suis malade. On s’entraîne deux fois par semaine. Cela donne environ 80 entraînements par saison. C’est plus qu’un club de P3, par exemple. Mais j’adore ça. » Car lorsqu’il parle de football, « Bouba » a des étoiles plein les yeux. « Perdre ou gagner n’est pas vraiment important. Ce qui m’importe, c’est de voir l’épanouissement sportif et le progrès de chaque joueur. Dans le sport, il y a un vrai rôle éducatif et il faut faire preuve de psychologie. Je dis d’ailleurs souvent que, lorsque j’ai débuté, j’étais entraîneur. Aujourd’hui, je me considère plus comme un éducateur ou un formateur. Et j’ai quand même eu la chance d’avoir des joueurs très doués comme Pierre Biscotti, qui évolue aujourd’hui au Standard. » Et s’il se consacre avant tout aux jeunes, Philippe Hubar ne serait pas contre une expérience à la tête d’une équipe senior. « J’ai déjà eu l’occasion de coacher quelques rencontres à la tête d’Ouffet-Warzée, il y a un an et demi. Le club n’allait pas bien et j’avais accepté de reprendre l’équipe. Ça s’était plutôt bien passé puisque j’avais qualifié le groupe pour le tour final et nous avions loupé la montée en P2 pour 2 minutes. Mais je me suis aussi vite rendu compte que je ne pourrais pas coacher à la fois une équipe première et des jeunes. Et comme j’avais promis à mes gamins de rester auprès d’eux la saison suivante, j’ai abandonné mon poste avec la première. OLIVIER JOIE dans la Meuse du 8 novembre. Ymages.be.

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