Le chef de corps de la Zone de Police du Condroz, l'invité des conseillers communaux et du CPAS de Tinlot

Capture d’écran 2014-01-30 à 21.31.31.jpegPhilippe Prévot, le chef de la zone de Police du Condroz était l’invité du conseil communal et du CPAS de Tinlot ce mercredi 29 janvier. Il était accompagné de Dany Gilson, Chef du groupe regroupant les communes de Nandrin, Anthisnes, Ouffet et Tinlot. Cette réunion conjointe des membres du CPAS et du Conseil Communal était publique et 25 personnes étaient au rendez-vous. Très pédagogiquement, Philippe Prévot a décrit la Zone de  Police du Condroz: 43.000 habitants, 40.000 hectares traversés notamment par deux axes, Route du Condroz et rue de Dinant, d’une part et la route Huy-Hamoir-Werbaumont, d'autre part.
Dix communes rurales, sans «commune dominante» avec un bon équilibre entre elles. (NDLR :Un équilibre qui serait sans doute remis en question avec l’arrivée d’une commune comme Neupré qui compte à elle seule près de 10.000 habitants).

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On peut aujourd’hui se féliciter de la création de cette zone et de l’organisation mise en place. A titre d’exemple, 16 accidents mortels en 2001 et 2 en 2013. Pour comprendre toute cette évolution aujourd’hui, il faut d’abord y voir clair dans l’organigramme, les missions et les moyens tant de la police fédérale que de la police locale, chacune comptant environ 15.000 personnes. C’est l’exercice bien utile auquel s’est livré le chef de la zone. Exercice indispensable aussi car rien que le décodage de toutes les abréviations et du jargon policier sont inaccessibles même pour des conseillers communaux (exemples « calog, PM, apostille, dirju, dirco,ou autre gsa, loi mammouth…)

La coordination et le partage des moyens entre ces deux niveaux de police, les collaborations entre zones, les renforts à fournir ou à obtenir sont des éléments à bien apprécier et c’est notamment la grosse différence depuis la réforme en 2002. Les agents de proximité présents dans les communes ont derrière eux des équipes spécialisées.
La zone compte aujourd’hui 76 policiers et 11 administratifs (dont un temps plein pour les 8000 PV annuels « radar »), un hôtel de police et un poste de proximité par commune. Les missions des zones sont clairement définies: le travail de proximité, l’accueil en première ligne (permanences dans les communes), les interventions 24h/24, les recherches et les enquêtes locales (constats), le maintien de l’ordre public, l’assistance aux victimes et la circulation. Il faut souligner que la part consacrée aux tâches administratives est de plus en plus conséquente.

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Les deux agents de proximité de Tinlot, Nicolas Morimont et Christophe Piret (permanences en matinée du lundi au jeudi et le vendredi après-midi)
La polyvalence des agents est impressionnante et car ils sont appelés à intervenir en renfort ou en remplacement dans de nombreuses missions. Mais ils doivent aussi prester parfois le W-E car certaines enquêtes se font le samedi, pour entendre ceux qui travaillent en semaine. Ils sont rappelables à tour de rôle en soirée pour assurer les permanences mobiles. Et c’est un lei-motif qui reviendra tout au long de l’exposé: pour assurer toutes ces tâches, il faut d’abord du personnel et s’il manque des hommes, ce sont automatiquement les services rendus et le temps nécessaire à la proximité avec les citoyens qui diminuent.
Le coût de la police pour les communes est proportionnel au nombre d’habitants. Il s’élève en 2014 à 155.500€ pour Tinlot.

Capture d’écran 2014-01-30 à 21.31.01.jpegPhoto: Pascal Lejeune et Cilou Louviaux sont les 2 représentants de la commune de Tinlot au Conseil de police (chaque commune à droit à 1 ou 2 mandataires en plus du Bourgmestre selon le nombre d'habitants)

La zone de police est dirigée par un exécutif: le collège de police. Il regroupe les 10 Bourgmestres, responsables de la police administrative dans leur commune, le Procureur du Roi représentant le domaine judiciaire et le chef de zone. C'est le Bourgmestre de Clavier, Philippe Dubois qui en assume actuellement la Présidence. Ensemble, ils fixent les priorités de la zone du Condroz dans un plan zonal de police pour 4 ans.

images-3.jpgLes faits de mœurs en progression, un phénomène qui fait partie aujourd'hui  des priorités de la zone de police.

Parmi les  priorités actuelles qui se dégagent en prévision du plan zonal 2014-2017, il faut citer l’insécurité générée par les vols dans les habitations, les accidents de la route avec lésions corporelles et la recrudescence des faits de mœurs notamment intra-familiaux et concernant les jeunes. Philippe Prévot insiste à ce niveau sur le travail et la collaboration avec les intermédiaires : les enseignants ou les associations comme la Teignouse.

Parmi les questions des conseillers présents, retenons la problématique de l’encadrement des manifestations qui se multiplient, qui nécessitent des mesures de sécurité et donc engendrent des coûts à charge des communes et du citoyen, quelles conditions le bourgmestre pourrait-il exiger des organisateurs pour assurer la sécurité tout en limitant raisonnablement les prestations de la police ?

images-1.jpgAutre intervention : A Tinlot plus particulièrement, le massacre des chemins communaux lors des débardages doit pouvoir faire l’objet de « constats sur le champ » qui permettront d’entamer des procédures à l’encontre des responsables identifiés.

En conclusion, un exposé d’une bonne heure pour une compréhension indispensable (et appréciée) du fonctionnement de notre zone de police. La sécurité du citoyen nécessite un travail collectif indispensable entre tous les acteurs de terrain dans une commune.

Ce premier point de la réunion commune avec le CPAS était suivi de la présentation des économies d’échelle réalisées entre la commune et le centre d’action sociale.
Suivait ensuite le conseil communal qui comportait 3 points à l’ordre du jour.  (A suivre) 

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