Le massacre des chemins forestiers communaux par les débardeurs se poursuit

DSC_5683.JPGIl est légitime pour des propriétaires de bois de procéder à des coupes et de débarder ensuite. Il serait aussi normal d'utiliser les chemins communaux, entretenus à grands frais par la collectivité, pour amener tous ces arbres en bordure des routes. Mais la moindre des choses serait, comme convenu, de remettre ces chemins en état. La procédure prévoit d'avertir la commune, propriétaire des chemins, et de procéder à un état des lieux avant de démarrer les coupes (photos à l'appui). Visiblement, ce n'est pas toujours le cas. Entre les propriétaires et les entreprises sous-traitantes, on se renvoie la balle. Les chemins communaux sont défoncés et les chemins privés, eux,  sont parfois maintenus intacts.

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Voici quelques photos (merci à Marcel Ponthier) prises vers le 20 décembre dans les Tiges de Favence et de l'Herberain. Depuis lors, la situation s'est fort dégradée. Ce 17 février, 2 fraituroises empruntant le sentier venant de La Bouhaie celui dit "du Cordonnier" se sont trouvées devant des ornières monumentales qui n'ont rien de commun avec les photos ci-dessus. Le seul commentaire des débardeurs était: "Allez vous promener ailleurs ou mettez des grandes bottes."  Le même constat avait déjà été fait l'an dernier.
Les seuls derniers petits espaces publics accessibles dans les bois sont-ils devenus des zones de non-droit?

Commentaires

  • je suis joggeur régulier et il faut des dons d'équilibriste chevronné et beaucoup de courage pour affronter ces véritables bourbiers !

    Quelle surveillance effectuent les autorités communales ? N'y a-t-il aucune sanction à l'encontre de ces débardeurs indélicats et égoïstes ?

  • Dire que les chemins privés sont maintenus intacts au détriment des sentiers communaux n'est pas tout à fait exact! J'emprunte tous les jours les sentiers privés et je peux affirmer qu'un tracteur léger ne passe plus! On a d'ailleurs réouvert d'anciennes routes forestières tracées par feu Eugène Halleux pour contourner les chemins privés habituels devenus impraticables. Le bon sens voudrait que les véhicules d'exploitation (Timberjack chaîné en premier lieu!) restent au garage par météo humide mais les conditions de cette année ne laissent pas trop le choix... Plusieurs communes ont réinstauré (et rendu obligatoire) le débardage par chevaux, ce serait une idée à creuser, bien que je doute de l'accueil reçu de la part des entrepreneurs forestiers. Mais on sait que Tinlot est spécialiste de l'immobilisme... Pour finir, ne pas oublier que les bois sont privés et que s'ils sont là, c'est justement grâce aux revenus qu'ils génèrent. Il faudra attendre la fin de la saison de bucheronnage pour faire un état des lieux objectif des chemins et, le cas échéant, se retourner vers qui de droit.

  • Je suis joggeur régulier et suis obligé de faire l'équilibriste sur les chemins forestiers ! c'est une honte ! Quelle est la responsabilité des services communaux et y aura-t-il des sanctions sévères à l'encontre de ces débardeurs peu scrupuleux et égoïstes ? J'attends pour voir ...

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