Voiries régionales, affichage sauvage: les p.-v. explosent. A bon entendeur...

Marre de ces affiches pour des événements divers, qui défigurent le paysage. La Wallonie a décidé d’agir. Énergiquement, à en croire les chiffres que nous a livrés Stéphanie Wilmet, porte-parole du Service public de Wallonie.

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En 2013, les agents domaniaux ont dressé 629 p.-v. pour affichage illégal le long des routes de Wallonie. Il faut savoir que, pour mettre une affiche sur le domaine régional (pour un salon, une braderie, une brocante,
par exemple), l’organisateur doit demander une autorisation. Et après l’événement, il est prié de retirer les affiches en question.
Mais voilà : de plus en plus, «des panneaux sont placés de manière sauvage », explique Stéphanie Wilmet. «Ou ils sont placés et ne sont pas enlevés. Cela occasionne du travail en plus pour les agents, donc des coûts supplémentaires, ça provoque de la distraction chez les automobilistes.»
Si le nombre de p.-v. est en hausse en 2013, c’est aussi parce que des agents domaniaux ont été recrutés l’an passé, mais quand même, le contraste avec 2012 est frappant. Cette année-là, seuls 194 p.-v. avaient été dressés. C’est une véritable flambée en 2013.
AUGMENTATION CONSTANTE
Les amendes perçues se sont ainsi élevées à 49.643,87 euros en 2013, contre 19.498,67 euros l’année d’avant. Une somme en constante augmentation. Et 2014 a démarré en fanfare puisque 64 p.-v. ont déjà été dressés (février incomplet).
La Région réfléchit au placement de panneaux qui seraient ensuite mis à disposition, dans le but de lutter contre la relative anarchie que l’on constate le long de nos routes.
En tout cas, dans une réponse qu’il a faite au parlement régional, le ministre Di Antonio s’est voulu ferme : la politique de restriction actuelle «s’explique par une recrudescence des incivilités et le non-respect des consignes de sécurité et de salubrité.» B.JACQUEMART (La Meuse du 28/2)

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