Les statistiques de la police fédérale ne coïncident pas avec celles de la zone de police du Condroz

Les chiffres relatifs à la criminalité de la Police Fédérale ont été publiés récemment par la Ministre de la Justice mais avec seulement les 6 premiers mois de l'année 2013. Cela a suscité par ailleurs une polémique politique, vu l'approche des échéances électorales. Annick Govaers publie l'analyse du commissaire Durieux qui refait le point sur la situation dans le Condroz correspondant aux données présentées à la population dans différentes réunions communales.

Capture d’écran 2014-03-01 à 08.55.36.pngLes statistiques de la police fédérale ne coïncident pas avec celles de la zone de police du Condroz, s’étonne le commissaire René Durieux.
"Les vols dans les habitations par exemple (seulement dans le logement principal, pas les dépendances, poulaillers etc.), dans la zone de police du Condroz, étaient au nombre de 348 en 2008, 202 en 2009, 208 en 2010, 257 en 2011, 316 en 2012 et 399 en 2013", énumère-t-il.

Entre 2008 et 2009, ça diminue ("car on avait arrêté une bande locale"). Mais depuis 2009, les vols habitations vont crescendo.
L’augmentation la plus sensible a été constatée à Anthisnes. "On passe de 15 en 2012 à 68 en 2013, soit quatre fois plus ! C’est le fait de bandes itinérantes.
Anthisnes est cependant derrière Nandrin, là où il y a le plus de vols même s’ils restent stables (74 en 2012, 72 en 2013). Les vols ont par ailleurs doublé à Clavier (15 en 2012, 29 en 2013)".
Entre 2012 et 2013, Ouffet passe de 9 à 28 vols, Marchin de 19 à 41 et Modave de 18 à 34. 
À Ferrières par contre, ça diminue : 66 vols en 2012, 47 en 2013.
"Les arrestations de bandes ont eu un impact direct", se réjouit René Durieux. 
Le commissaire distingue deux catégories de vols habitations : ceux commis entre 18 et 23 h en l’absence des occupants et ceux commis en pleine nuit quand les habitants dorment.
En soirée, les cambrioleurs retournent tout l’intérieur et volent un maximum. La nuit, les malfrats sont plus discrets, ne fouillent que le rez-de-chaussée et se "contentent" d’emporter les objets bien en vue. 
Ils prennent aussi les clés de voiture pour voler l’automobile garée à l’extérieur. 
Pour dissuader les bandes itinérantes, "la police a enquêté, multiplié les patrouilles préventives (ou réactives), réorienté le service interventions vers les zones à problèmes et sensibilisé la population".
Extrait de l'article de ANNICK GOVAERS (La Meuse H-W du 28/022014). Voir les chiffres fédéraux ci-dessous.

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