Le Fraiturois Pierre Beaufort, notre "homme de fer", participe à l’Ironman de Francfort ce dimanche 6 juillet

L’Ironman est un triathlon mais dans un format bien plus long. Les athlètes qui parviennent à terminer un Ironman auront parcouru un total de 226 km. « L’Homme de fer » en français, est une course multi disciplinaire consistant à enchaîner 3,8 km de natation (soit 76 piscines olympiques), 180,2 km de cyclisme (l’équivalent d’une étape du Tour de France) et 42,195 km de course à pied (distance identique à celle d’un marathon).

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A 34 ans, Pierre Beaufort (avec le casque blanc) est dans la fleur de l’âge des triathlètes longues distances. FB

L’IRONMAN EST CONSIDÉRÉ COMME LE SPORT LE PLUS DIFFICILE AU MONDE
« Anything is possible », en français, tout est possible ! Telle est la devise des Ironmen. Au moment de s’inscrire pour cette course, jugée comme étant la plus difficile au monde, les triathlètes, souvent affublés du surnom de « tarés » ou de « fous », doivent y croire dur comme fer. Pierre Beaufort, Fraiturois, s’est déjà illustré sur des Ironman, et de très belle manière qui plus est. «J’ai déjà participé à l’Ironman de Francfort il y a deux ans de cela. Cette course détermine l’identité du champion d’Europe », témoigne l’athlète qui avait clôturé les trois épreuves en 9 heures 55 minutes 20 secondes.


capture ecran 2014-07-05 à 11.54.14.jpgDès lors, en sportif appliqué et courageux, Pierre Beaufort n’a cessé de s’entraîner pour repousser ses limites. Tout cela sous la tutelle de Pierre Close, médecin sportif. C’est ainsi que l’année dernière, notre régional réalisait une performance époustouflante en Autriche, à Klagenfurt. «Mon objectif était de terminer la course en 9 heures 30. J’ai réalisé un chrono de 9 heures 18 minutes et 31 secondes. C’était réellement une grosse performance, je ne m’en croyais pas capable. Je me suis classé 79e sur 3000 participants, dont 80 professionnels, j’ai donc réussi à battre des pros. Malheureusement pour moi, la dernière place qualificative pour les championnats du monde fut attribuée à celui qui a terminé juste devant moi, avec seulement trois petites minutes d’avance. »


capture ecran 2014-07-05 à 11.54.27.jpgEn règle générale, un tel chrono est suffisant pour décrocher son billet pour Hawaï, car c’est bien là-bas que se disputent les internationaux. «C’était plutôt râlant de passer si près de la qualification. Mais je reste très fier de ce que j’ai réalisé, je termine 15e de ma catégorie, les participants sont répartis dans des tranches d’âge de cinq ans. J’ai 34 ans, je fais partie de la tranche la plus représentée, et donc, là où il y a le plus de concurrence. » Ce dimanche 6 juillet, Pierre Beaufort participera à nouveau à l’Ironman de Francfort. «Le parcours s’annonce plus compliqué que celui proposé il y a deux ans, mais je me prépare pour cette course depuis le mois de décembre, cette fois-ci, j’espère bien décrocher mon billet pour Hawaï », conclut avec optimisme et réalisme notre « homme de fer » qui compte, entre autres, comme fait d’arme, une très belle 79e sur les 30 000 concurrents des 20km de Bruxelles de 2012.  BENOÎT COCHIN (La Meuse du 5 juillet)
(NDLR: Ancien Nandrinois, Pierre Beaufort habite maintenant rue d'Houchenée à Fraiture)

POURQUOI NE PAS PASSER PRO ?
« Un triathlète n’a pas de vie sociale »

capture ecran 2014-07-05 à 12.24.59.jpgAvec de tels résultats, surclassant parfois ceux des professionnels, nous sommes en droit de nous demander pourquoi Pierre Beaufort ne passe pas chez les pros… «Il n’y a que le top 10 mondial qui peut vivre du triathlon », explique l’athlète. «C’est déjà extrêmement difficile pour moi de conjuguer ma vie professionnelle, ma vie privée et mon sport. Les amateurs, comme moi, doivent financer eux-mêmes leurs entraînements, leurs déplacements, leurs abonnements à la piscine, leurs équipements… tout cela mis bout à bout, on arrive à une somme assez conséquente. Il faudrait donc que je trouve encore du temps pour aller démarcher des
sponsors. » À bon entendeur… Employé dans une compagnie aérienne, le sportif doit faire beaucoup de sacrifices.
«Un triathlète longue distance n’a pas de vie sociale. Ce n’est d’ailleurs pas toujours évident de faire comprendre à ma famille, ou mes amis, pourquoi je fais tout ça. Je vais, par exemple, m’interdire de boire une bière devant le match des Diables, je dois respecter une hygiène de vie très stricte. » La Meuse 5 juillet)
Voir également la page Facebook de Pierre Beaufort).

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