ULG: seul un étudiant sur 5 a réussi en 1re session

TAUX DE RÉUSSITE POUR LES NOUVEAUX INSCRITS EN 1RE BAC À L'UNIVERSITÉ DE LIÈGE

capture ecran 2014-07-09 à 13.23.37.jpg

Chaque année, au début juillet, c’est le même  scénario : c’est l’hécatombe à l’Université de Liège au terme de la première session en premier baccalauréat. Seule une moyenne de 20 % des étudiants qui s’inscrivent pour la 1ère fois à l’ULg, toutes facultés confondues, réussit du premier coup. Une moyenne qui montera vraisemblablement à 33 % après la seconde session, soit un sur trois!.

capture ecran 2014-07-09 à 13.25.37.jpg
Bernard Rentier, le recteur de l’Université de Liège s’en désole : « C’est inexorable. Ce pourcentage reste constant d’année en année, malgré l’augmentation du nombre d’étudiants. Pour celui qui termine son école secondaire et qui s’inscrit à l’ULg, le constat est accablant. » Mais il tient tout de même à relativiser ce chiffre. « Si vous enlevez tous les étudiants qui abandonnent et qui ne présentent pas leurs examens (NDLR : dont ceux qu’on surnomme les « touristes»), le pourcentage de réussite au terme des deux sessions monte tout de même à 50 %. » Un étudiant sur deux qui fait l’effort d’aller jusqu’au bout réussit donc son année. Mais cela en fait aussi un autre qui perd un an de sa vie…
EXAMEN D’ENTRÉE OBLIGATOIRE ? Contrairement à la majorité des autres pays, la Belgique n’impose pas d’examen d’entrée, ni de numerus clausus lors de l’inscription à l’université. Du coup, les taux de réussite en première année sont moins bons qu’ailleurs. Et la place de nos universités dans les classements internationaux aussi…
Seuls les étudiants en ingénieurs civils connaissent depuis des années un examen d’entrée obligatoire et leur taux de réussite est le meilleur : plus de 60 %. Extrait de l'article de LUC GOCHEL LM du 8/7/2014)

Le test d’entrée en 1re bac médecine n’a rien changé

capture ecran 2014-07-09 à 13.36.53.jpgOn attendait beaucoup du premier test obligatoire, mais non contraignant, organisé l’été dernier pour tous ceux qui voulaient s’inscrire en première baccalauréat de médecine. Un test voulu par le ministre Jean-Claude Marcourt comme une sorte de moyen intermédiaire entre, d’une part les doyens des facultés de médecine qui réclament un examen d’entrée pour diminuer le nombre d’étudiants, et d’autre part les représentants étudiants qui ne veulent aucun verrou à l’entrée.
Après la première session, à Liège en tout cas, force est de constater qu’il n’a rien changé, comme en témoignent les chiffres obtenus à l’université de la ville. En 2012-2013, le taux de réussite était de 20,4 % en 1re session et cette année, il est de… 18,8%! « Jusqu’à présent, il est vrai que le taux de réussite est inchangé », explique Bernard Rentier, le recteur de l’ULg. «Maintenant, ils étaient 471 étudiants en 2012-13 et 410 cette année. Peut-être y a-t-il déjà eu un effet dissuasif du test sur les inscriptions en première médecine ? »
Pour le reste, il faudra attendre la fin de la seconde session avant de tirer des conclusions définitives (LG)

Les commentaires sont fermés.