Ironman de Barcelone, 5 octobre 2014, le récit de Pierre Beaufort

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Photo du site officiel IRONMAN BARCELONA

Lauréat du trophée sportif à Tinlot, il y a une quinzaine de jours, le Fraiturois Pierre Beaufort était présent à Barcelone le week-end dernier. Voici le récit qu'il nous a réservé, et qui nous fait mieux appréhender les difficultés et le niveau de ce sport, ainsi que les exigences de la préparation nécessaire pour boucler cette épreuve  en 9h 26' 41". 

Ce dimanche 05 octobre, je participais à l’Ironman de Barcelone (Calella) et ce en «remplacement» de l' Ironman d’Hawaii auquel je n’ai pu prendre part pour des raisons financières, familiales et professionnelles. (Voir l'article d'hier sur ce blog)

Le but de ma participation à un deuxième Ironman cette saison était simplement de me mettre à nouveau  cette distance dans les jambes sans objectif particulier contrairement à celui de Frankfurt ou le but était de ma qualifier pour Hawaii.

capture ecran 2014-10-12 à 20.15.10.jpgJe suis donc parti le vendredi matin, seul en laissant mon épouse Anne et ma petite fille Alex a Fraiture, direction Zaventem pour prendre un vol vers Barcelone. Ensuite un trajet en voiture jusqu'à la station balnéaire de Calella située a 70 km de l’aéroport, là où aura lieu le départ dimanche matin.
Le temps est splendide, ciel bleu, un peu de vent et 23 degrés. Le samedi, la météo reste aussi  idéale, je m' entraine une dernière fois dans les 3 disciplines avec pour terminer une vingtaine de minutes de natation en mer, chose a laquelle je ne suis pas du tout habitue et d'ailleurs je n'ai jamais participé à un triathlon avec une natation en mer.

Départ sous l'orage pour les 2800 participants
Dimanche matin, jour J, la météo à change, de forts orages et une pluie battante tellement inhabituels que le départ est retardé de plus de 30 minutes. Finalement, nous sommes 2800 à nous élancer dans la méditerranée pour 3,8 km.
Première course en eau de mer
Pas habitué aux vagues, j'avale beaucoup d’eau salée et ce qui provoque, après quelques minutes déjà, des soucis intestinaux qui me poursuivront tout au long de la course. Le sel  va aussi  irriter très fort la gorge. Je termine ma natation en 1h11’, j'aurai espéré terminer cette épreuve en une heure, temps que je mets habituellement pour boucler cette distance en natation, qui est loin d'être mon sport de prédilection, mais je n’étais pas dans mon élément et je n’aurai pas pu faire mieux à ce moment.

Lourde chute à vélo
capture ecran 2014-10-12 à 18.39.41.jpgLe moins agréable pour moi étant passé pour moi, la pluie s’étant arrêtée je pars pour 180 km à vélo, 4 aller-retour le long de la mer dans un décor splendide. Après 50 km, mes mésaventures continuent et en touchant la roue d’un concurrent je chute lourdement sur le bitume à 45 km/h. Mon vélo est projeté 10 mètres plus loin et je glisse sur quelques mètres avant de m'arrêter et me relever, heureusement rien de cassé, mais de grosses brûlures sur le flanc droit, du genou au cou, en passant pas le coude et les aisselles  et pas mal de sang qui coule. Juste quelques griffes sur le vélo, rien ne m'empêche donc de repartir. Malgré la douleur. Je boucle la distance en 4h49 avec une moyenne de 37.5 km/h.

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Photo P.B.

Un marathon "au mental"
Dernière étape et non la moindre, le marathon (42,195 km). Discipline où j’excelle habituellement, néanmoins mes ennuis gastriques et intestinaux me poursuivent toujours et à peine quitte la zone de transition je dois déjà me rendre une fois de plus aux toilettes, petite perte de temps indispensable au bon déroulement du reste de la course.

IM Barcelone 2014.jpegJe me mets donc dans mon rythme et je rattrape la première dame pro qui visiblement avait prévu de courir au même rythme que le mien, je vais la suivre durant 26 km avant de devoir la laisser partir, car mes jambes ne suivent plus. Je termine le marathon au mental en pensant  Anne et a Alex en 3h19’ et je passe la ligne d’arrivée en 9h26’, 34e de catégorie.

Des limites sans cesse repoussées
Je ne suis pas mécontent de mon résultat vu les circonstances de ces derniers mois où je n'ai jamais vraiment pu récupérer de la fatigue accumulée depuis la préparation de Ironman de Frankfurt et de la continuité de préparation pour Ironman de Barcelone, avec d'autres éléments qui se sont ajoutés, telle que la naissance prématurée de notre petite fille et ma mutation au sein de Cargolux depuis début septembre. Quoi qu’il en soit cette course fut une très bonne expérience tant au niveau sportif que psychologique et une fois de plus j'ai repoussé mes limites au plus loin.

capture ecran 2014-10-12 à 18.37.14.jpgEt la suite?
Maintenant, je vais prendre 2 bons mois de récup. (maximum 6h d'entrainement par semaine), avant de reprendre début décembre pour être prêt pour l'Ironman de Frankfurt le 05 juillet 2015 dans le seul et unique but d’aller rechercher une qualification pour les championnats du monde 2015. (Photo Facebook)

Changement de coach et recherche de sponsors,
2015 sera être une saison de grand changement pour moi avec un changement de coach, de club et une démarche auprès de sponsors afin de pouvoir continuer a pratiquer mon sport de manière optimale. P.B

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