Tinlot: schéma de développement territorial sur l’arrondissement de Huy-Waremme

Voici quelques grandes lignes de la présentation du projet territorial de notre arrondissement, par Virginie Libert, au conseil communal de Tinlot le mercredi 26 novembre 2014.
Le document de la Conférence des Élus de Huy-Waremme, avec ses cartes et ses annexes, compte plus de 200 pages. Il est le résultat de près de deux ans de travail structuré en quatre parties:
1 Diagnostic territorial
2 Diagnostic partagé.  Les grands constats et les enjeux
3 Projet de territoire. Schéma d’intention
4 Tableau de bord de mise en œuvre
Voici quelques extraits de ce document.

Quelques grands constats à retenir.
Un territoire caractérisé par une forte pression démographique et des disparités socio-économiques

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Le territoire, dépourvu de grande ville, est bordé par trois métropoles structurantes (Liège, Namur et Bruxelles). Cette position centrale en fait, non seulement, un espace traversé, mais, également une terre d’accueil. En effet, la dynamique d’exurbanisation que connaît encore le pays a, notamment, pour conséquence une forte pression démographique, avec une prévision de + 40.000 habitants d’ici à 2040 pour les deux arrondissements ! Celle-ci, non seulement, conditionne la structure démographique, mais engendre une déstructuration majeure du territoire avec un éparpillement de l’habitat.
La pression sur le foncier apparaît importante. Or, les potentialités foncières sont élevées, vu l’importance des zones constructibles non bâties au plan de secteur, particulièrement généreux à cet égard. Ainsi, le territoire est parfois “gaspillé” et, on observe une dilution spatiale du bâti. Le manque de cohérence entre les réflexions locales, l’absence de politique foncière apparaît comme une menace pour la ressource qu’est le sol.
L’équilibre démographique s’en trouve affecté. On observe une forte disparité socio-économique à différentes échelles, entre les vallées et plateaux, entre communes voisines ou entre les centres urbains et la périphérie. De plus, un manque de logements moyens et un déficit de l’offre en logements sociaux amplifient les contrastes. Les jeunes ménages notamment, vu la croissance du coût du logement et le manque de petite unité résidentielle, ont de plus en plus de mal à se trouver un toit.
Cette pression démographique entraîne une demande en services de plus en plus importante : enseignement, petite enfance, culture, sport, santé, commerce,... qui, vu la dilution du maillage territorial, s’avère difficile à assurer et accroît la demande en mobilité.
On observe également une pénurie de logements adaptés aux seniors de plus en plus nombreux vu l’effet combiné de la croissance démographique et de l’allongement de l’espérance de vie. Il est vrai que les maisons de repos forment un réseau important sur le territoire, mais inégalement réparti et avec un manque de diversification des formules d’accueil.
Les besoins relatifs à l’enseignement augmentent également. On dispose toutefois d’une offre complète et diversifiée au sein des trois pôles urbains, mais certaines lacunes s’observent au niveau maternel et primaire dans les zones davantage rurales vu le maillage territorial. De plus, il y a actuellement un déficit en structure d’accueil de la petite enfance.
La présence de l’hôpital de Huy et la proximité d’infrastructures hospitalières majeures telle que CHU, CHC ou CHR sont un atout. Les services liés à la santé sont toutefois déficitaires dans le Condroz. Et de manière générale, suite, notamment, à la dilution de l’habitat mais aussi à une limitation de l’offre, la médecine de proximité devient difficile à assurer.

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Quelques exemples de projet de territoire  et de mise en oeuvre

Les seniors
La population des plus de 80 ans va quasiment doubler d ’ici à 2040. Les maisons de repos devront ainsi accueillir une demande au minimum double de celle actuelle (en prenant l ’hypothèse d ’un même ratio personnes âgées / nombre de lits qu ’en 2012).
Le but est d’arriver à un minimum de 5.000 lits sur l’arrondissement pour couvrir les besoins estimés en 2040. Par ailleurs, il s'agira également de développer des solutions facilitant le maintien des aînés à domicile. Tinlot constitue un pôle dont les infrastructures MR, MRS et RS doivent être renforcées.

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La Santé
Les hôpitaux généraux actuels sont situés à Waremme et Huy. Il n ’est pas opportun de les délocaliser, ou de les supprimer, puisqu’ils sont situés dans des polarités urbaines. La desserte en soins hospitaliers est, de plus, assurée par les hôpitaux frontaliers (Citadelle, CHU, Bois de l ’Abbaye,...), l ’offre hospitalière apparaît donc suffisante sur le territoire.
Toutefois, il serait souhaitable de développer deux types de postes médicaux afin de renforcer la médecine de proximité, en partenariat avec les structures hospitalières :
1. Des postes médicaux avancés. Ils regrouperaient des généralistes et médecins spécialisés dont le domaine ne nécessite pas d ’installation lourde en terme de matériel ; ils
pourraient ainsi comprendre, en plus des médecins généralistes, des gynécologues, pédiatres, ... ils se situeraient plutôt dans les pôles urbains ou locaux déficitaires.
2. Des postes de garde de médecine générale. Ils seraient mis en place pour les week-ends et jours fériés, afin qu’un généraliste soit toujours disponible.

La petite enfance
Actuellement, moins de 1 enfant en bas-âge sur 3 peut disposer d’une place dans un milieu d ’accueil ONE. Cela traduit un réel déficit en terme de places d ’accueil pour la petite enfance. D ’ici 2040, le nombre d’enfants de moins de 3 ans ne va pas augmenter de manière importante, soit d’environ 645 enfants. Mais le manque actuel est déjà important. Plusieurs communes présentent des déficits importants. Tinlot de son côté fait partie des pôles à renforcer

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L'enseignement fondamental
Actuellement, près de 3.000 élèves du fondamental ne sont pas scolarisés sur l’arrondissement. Le bureau fédéral du plan
annonce une hausse d’environ 2.800 enfants de 3 à 12 ans d’ici à 2040. Si aucune place n’est créée dans le fondamental, près de
5.800 enfants ne seront pas scolarisés dans l’arrondissement à cette échéance.
Dans le domaine de l’enseignement maternel et primaire, chaque commune doit disposer d’au moins une infrastructure,
garante notamment du lien social dans les entités rurales.
Tin:lot fait partie  des pôles prioritaires pour l’installation d’une nouvelle école maternelle

Bien d’autres problématiques sont envisagées comme la mobilité, l’agriculture, le commerce, le tourisme, l’emploi, les paysages, etc.

 

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