Marchin, production maximum pour les turbines sur le Hoyoux

Le débit du Hoyoux est particulièrement important ces derniers jours. Ce lundi, il atteignait 12 m3 secondes à Régissa, à Marchin. Tout bénéfice pour les deux turbines hydroélectriques installées sur le cours d’eau. Même si elles sont calibrées pour ne pas dépasser un certain seuil, elles fonctionnent à leur puissance maximale depuis un peu plus d’un mois. Le seul problème : les déchets charriés par le cours d’eau.

capture ecran 2015-01-13 à 08.40.14.jpg

La turbine est entrée en fonction en 2008. 2014 a été la seconde meilleure année de production et 2015 est bien parti pour être un meilleur cru encore. De quoi rentabiliser plus rapidement que prévu les 280.000 euros investis ? « Sans doute pas, regrette Serge Devetter, car si la production est très bonne, les prix des certificats verts, eux, ont chuté de moitié… » Serge Devetter revend son électricité sur le réseau. Sa turbine permet de fournir de l’électricité à une centaine de ménages.

Condroz énergie citoyenne

capture ecran 2015-01-13 à 08.44.03.jpgDepuis des années, la commune de Marchin évoque la possibilité d’installer une turbine hydroélectrique communale, sur le Hoyoux. Le bourgmestre assure que le projet n’est pas tombé à l’eau : «Nous souhaitons toujours le faire sur le site de Régissa, mais une commune n’est pas réellement l’outil adéquat pour se lancer dans ce type d’aventure. C’est la raison pour laquelle nous avons créé une coopérative, baptisée Condroz énergie Citoyenne, qui doit chapeauter le projet ». Pour Eric Lomba, la chute des prix des certificats verts n’est pas une raison suffisante pour laisser tomber : « Il faudra se poser la question de la rentabilité, encore que, en tant que commune notre objectif est d’abord de produire de l’électricité verte avant de faire des bénéfices ».
À Les Avins, la même association voudrait relancer une roue à aube, rue de la Source. Historiquement, le Hoyoux a toujours accueilli un grand nombre de roues à aube. À l’endroit où Serge Devetter a installé sa turbine, se trouvait auparavant une forge qui fonctionnait avec une roue à aube. «À côté, il y avait un moulin qui fonctionnait également grâce à la force hydraulique » conclut le Marchinois. (Voir l'article précédent sur ce blog)
Extrait de l'article d'Aurélie Bouchat dans la Meuse du 13 janvier 2014.

Les commentaires sont fermés.