Les logements publics, commune par commune et à Tinlot

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Voici la carte des logements sociaux dans nos communes. Il s'agit du pourcentage entre le nombre de logements sociaux par rapport au nombre total d'habitations.
A Tinlot, 1,27% représentaient 12 logements sur environ 900 habitations. Mais 2015, le nombre a été doublé grâce à l'ouverture des 10 logements à Scry (4) et Fraiture (6). Ces logements incluent le partenariat commune-privé qui permettent à des particuliers d'aménager et de mettre à disposition des logements sociaux (14 à Tinlot).
Cette formule est désormais la seule possibilité à Tinlot puisque la commune comme telle n'est plus propriétaire.

ILA, logement sociaux, logement d'urgence ?

En plus des 24 logements sociaux, la commune a aménagé  3 ILA (Initiative Locale d'Accueil), (2 à Seny,1 à Soheit-Tinlot pour les réfugiés politiques et les demandeurs d'asile accueillis actuellement), et 1 logement d'urgence ou de transit (Soheit-Tinlot). AL.

 

En région wallonne, les communes doivent atteindre 10% de logements publics.
Cet objectif est très loin d’être atteint : les différences entre communes sont aussi très importantes

Faut-il sanctionner les communes qui ne jouent pas le jeu du logement social et refusent d’en accueillir sur leur territoire ? Sans doute, mais pas de manière aveugle, estime le ministre wallon des Pouvoirs locaux, Paul Furlan. Il est temps d’agir, quand on voit la disproportion entre les communes de Wallonie. Entre Farciennes et ses 25 % de logements publics et Crisnée ou Geer, avec leur 0%. Les chiffres que nous publions dans la carte ci-contre sont interpellants. Il s’agit de la proportion de logements publics par rapport au nombre total de logements dans la commune. Le logement public, c’est essentiellement le
logement social (97 à 98%). En moyenne, la Wallonie compte 7% de logements publics, soit un peu plus de 116.000 (chiffres de 2012, qui restent valables aujourd’hui). « Ça peut paraître peu » commente Paul Furlan (PS). « Surtout par rapport à d’autres pays européens. Mais en Belgique, 70% des gens sont propriétaires. »
OBJECTIFS PLUS RÉALISTES Autre enseignement que tire M. Furlan : « Il faut revoir les objectifs, qui ne sont peut-être pas réalisables. » En principe, les communes qui ont moins de 10% de logements publics sur leur territoire sont susceptibles d’être sanctionnées. Or, on constate que 61% des 262 communes wallonnes sont en dessous de… 5% de logements publics. « Il faut donc revoir les objectifs et ne pas sanctionner aveuglément. Ceux qui sont sous les 10%, ce serait plus intéressant de regarder leur
évolution plutôt que de s’en tenir au chiffre brut. » Mais la sanction restera plus que jamais d’actualité (lire ci-dessous).
Et puis, comme dit le ministre, « la Région doit aussi balayer devant sa porte. Il y a clairement un problème dans les procédures administratives, trop lourdes et trop longues. Si l’on prend le plan d’ancrage 2007-2008 (la construction de nouveaux logements décidée ces années-là, NDR), le nombre de logements réceptionnés est de 47%. » Autrement dit, en 7 ans, même pas une moitié de ces logements n’a été terminée. « 26% des logements sont toujours en cours d’exécution », précise Paul Furlan. « Et 25,5% ont été abandonnés. » Ce qui fait quand même beaucoup de déchet…
(La Meuse , septembre 2015)

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