Tinlot, drones pour la police: quand la réalité rattrape la fiction !

Lors du 1er avril 2015, nous avions imaginé que la police du Condroz allait s'équiper de drones pour surveiller la route du Condroz à Tinlot.
Moins d'un an après, ce poisson d'avril est devenu réalité dans la zone de police voisine ! Il faudra donc faire attention au prochain poisson d'avril 2016...

"Le poste de police de Tinlot, situé à côté de la route du Condroz sera prochainement équipé de deux drones pour une expérience de surveillance de la nationale 63 par caméra mobile. Ces petits appareils équipés d'une caméra infrarouge et d'un GPS seront utilisés pour le contrôle du trafic, mais surtout pour le suivi des véhicules suspects.

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Il faut faire évoluer les techniques!

C'est un des agents de proximité de Tinlot, Christophe Piret (photo de gauche), qui s'est exercé au maniement de l'engin et à la gestion informatique des données recueillies. "Un drone coûte entre 250 € et 2.500 € selon la qualité de l'équipement. C'est sans comparaison avec le coût d'un hélicoptère pour des missions d'observation. Lors des vagues de cambriolages qui ont nécessité des chiens et des poursuites à travers champs, ces appareils auraient déjà pu être d'une grande utilité. Il faut savoir aussi qu'ils peuvent livrer rapidement du petit matériel (jusqu'au poids équivalent à un gilet pare-balle) ou des documents urgents. Le seul problème qui empêchait leur utilisation jusqu'à présent était les procédures à mettre en place pour le respect de la vie privée.
La solution trouvée au niveau du Condroz est expliquée par Philippe Dubois, le Président en exercice de la zone de police: " les bourgmestres des communes concernées devront se former au maniements et aux logiciels utilisés afin d'autoriser et d'évaluer les différentes missions sur leur commune, pas question de laisser transporter ou de filmer n'importe quoi"!.
(voir l'article complet du poisson d'avril 2015)

La zone de police Seraing-Neupré achète un drone

C’est une première belge et c’est à la zone de police Seraing-Neupré que ça se passe. La police locale fera prochainement l’acquisition d’un drone, pour épauler les policiers dans certaines de leurs missions. Quatre policiers seront formés à son utilisation.

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« Les malfrats s’adaptent aux nouvelles technologies, notre volonté était d’en faire de même. » Alain Mathot, bourgmestre de Seraing, n’était pas peu fier ce lundi matin lorsqu’il a présenté la future acquisition de la police de Seraing-Neupré. La zone se dote effectivement… d’un drone! La police fédérale vient d’en acheter un premier, la police de Limbourg utilise une machine d’une société privée, mais Seraing-Neupré est la première zone a en faire l’achat sur fonds propres. L’investissement, à hauteur de 5.000 euros, devait être voté hier soir au conseil de police. « Le marché va ensuite être lancé, et dans les 3 ou 4 mois, le drone devrait être notre propriété », poursuit le bourgmestre et président de la zone de police.

« Quatre policiers seront formés », poursuit Yves Hendrix, chef de zone. « La formation portera sur la manipulation technique de la machine, mais également sur un rappel à la loi relatif à la vie privée. » Car dans l’attente de la rédaction de l’arrêté royal attendu par de nombreux passionnés, un flou juridique entoure encore l’utilisation des drones. « Il s’agira d’une utilisation démocratique pour la protection du citoyen », poursuit le chef de corps. « L’accès au matériel ne sera pas ouvert à tout qui veut, mais bien aux quatre policiers formés, et dans le cadre des opérations. » Les missions pendant lesquelles le drone pourra prêter main-forte aux policiers serésiens sont multiples. « La surveillance des manifestations, la recherche de disparus, l’intervention sur des sites SEVESO, sur des accidents de la route, ou encore un appui opérationnel en cas de perquisition », énumère le bourgmestre. 
A M (La Meuse du 24 février)

Plus rapide et plus précis qu’un hélico grâce à son GPS et à sa caméra embarquée, le drone a néanmoins un inconvénient: il est dépendant des conditions climatiques. Qu’à cela ne tienne, la zone de police fait cette première acquisition en guise de test grandeur nature. D’autres drones pourraient venir compléter la «collection» de la police, en fonction des différentes technologies utiles à la zone. A M (La Meuse du 24 février)

Voir également le reportage de RTC

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