Fraiture, l'école communale est complète. Les inscriptions en maternelle et primaire sont limitées faute de place

L’école communale de Tinlot, à Fraiture, est victime de son succès. Les classes grandissent, si bien que lors du Conseil de ce jeudi, il a été décidé de limiter les inscriptions. Une situation peu courante pour une école communale !

capture ecran 2016-06-25 à 17.06.31.jpgLes échevins et conseillers communaux de Tinlot ont discuté d’une limitation du nombre d’inscriptions à l’école communale à Fraiture pour l’année scolaire à venir. Une mesure qui concerne les classes de 1e  et de 3e  maternelles, ainsi que celles de 1e  et 2e  primaires. En effet, cette école est victime de son succès. «  Outre l’augmentation de la population au sein de la commune, les importants travaux réalisés au sein de l’école ont créé un effet d’appel  », déclare Pascal Lejeune, échevin de l’enseignement. «C’est ainsi que l’année dernière, nous avons ajouté une grosse aile à l’école. Une nouveauté qui a attiré du monde. »
Avec actuellement des classes de 24 à 26 élèves en 1e, 2e et 3e années primaires, l’école communale de Tinlot craint de se retrouver avec des classes trop importantes. «Trop d’élèves dans ces classes engendrerait des problèmes de place et d’encadrement », continue Pascal Lejeune. «On ne sait pas pousser les murs de l’école. Plus d’élèves signifie aussi plus de bruit généré en cours. »
Pour l’école communale, l’objectif est clair : il ne faut pas sacrifier la qualité de l’enseignement. «Quand un élève décroche, nos enseignants peuvent mettre en place immédiatement une remédiation sans qu’un fossé se crée entre lui et le reste de la classe », explique l’échevin. «De plus, si l’on dépasse 28 élèves, nous sommes dans l’obligation de dédoubler la classe. » Or, il n’y aurait pas suffisamment d’enseignants pour gérer des classes supplémentaires. «Nous nous sommes donc dit qu’il fallait limiter le nombre d’élèves pour cette année scolaire », indique Pascal Lejeune. «On ne peut cependant pas refuser l’inscription des personnes situées sur le territoire de l’école ou dans les villages voisins et dont l’école de Tinlot reste la plus proche. Il pourra aussi y avoir des dérogations pour les enfants
dont le frère est scolarisé dans l’école, ou encore s’il s’agit d’un élève qui y a fait ses maternelles. »
La mesure se limite à l’année scolaire 2016-2017. «Nous allons voir comment ça se déroule à l’avenir », déclare l’échevin. «On constate qu’en maternelle, les enfants sont également très nombreux. On craint un effet boule de neige. » Selon l’échevin, une poignée d’élèves sont concernés par cette limitation. «C’est difficile à dire, il y a peut-être 5 ou 6 enfants concernés », continue Pascal Lejeune, avant d’ajouter : «Si à l’avenir nous avons 15 enfants inscrits en plus, alors nous pourrons bénéficier d’un enseignant à temps plein supplémentaire. »
JÉRÔME GUISSE. La Meuse du 25 juin.

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La route du Condroz un point commun prioritaire entre Tinlot et Nandrin en matière de mobilité.

Autre point discuté lors de ce conseil: Un nouveau plan de mobilité avec Nandrin
Contactée par téléphone, la bourgmestre Cilou Louviaux nous explique que Tinlot rejoint Nandrin dans le cadre du Plan Intercommunal de Mobilité. «C’est un plan qui permettra d’avoir une analyse plus globale de la région afin de mieux cerner les problèmes tels que la vitesse excessive sur certaines routes », explique-t-elle. «Nous aurons ainsi des réunions avec la commune de Nandrin, sous le regard de la Région wallonne. »
J.G. (voir également le compte-rendu du conseil  sur ce blog).

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