Bégaiement après 4 ans : de 10 à 15.000 enfants en souffrent

LA MINISTRE PRÉPARE UN PLAN D’ACTION

Le bégaiement est assez fréquent chez l’enfant de 2 à 4 ans… Mais il y a lieu de s’inquiéter lorsque l’enfant persiste à bégayer au-delà de 4 ans. Cela ne concerne peut-être « que » 5% des enfants, mais si l’on ne considère que la population de troisième maternelle et celle des premières années de l’enseignement primaire, on parle quand même ici de 10 à 15.000 enfants. Le garçon bégaie plus souvent que la fille et on observe souvent des antécédents familiaux. Le souci, c’est que les moqueries, les réactions d’inquiétude ou d’agacement tendent à augmenter l’anxiété de l’enfant et son bégaiement.
Après 5 ans, il est préconisé de consulter un logopède pour entreprendre une rééducation.

capture ecran 2016-08-04 à 15.42.52.jpgSi le bégaiement est associé à un retard de langage, la prise en charge doit être plus précoce. La question est, bien sûr, de savoir ce que l’école fait ou peut faire dans ce cas. «Dans les milieux d’accueil, les puéricultrices devraient surtout être attentives à favoriser le développement langagier des enfants, l’équipe médicale ayant à accorder une attention, aux signes d’alerte ou de retard langagier, voire les retards plus globaux (retards psychomoteurs associés et pathologies neurologiques) », explique la ministre de l’Enseignement, Marie-Martine Schyns. «C’est plus au niveau des maternelles qu’il faut être attentif au bégaiement. En 2016-2017, une campagne sera centrée sur le langage et une journée est prévue en 2017 à destination des milieux d’accueil et écoles/PSE/PMS. » La ministre rappelle que l’ONE a soutenu une recherche-action, clôturée en 2014. «Les résultats sont très encourageants car ils montrent, dans cette phase expérimentale, des résultats probants au niveau du rattrapage des retards de langage grâce à la formation des parents à soutenir l’éclosion du langage de leurs enfants de 18 à 36 mois », dit-elle.
PLAN D’ACTION
Ce travail a aussi mis au point un outil de dépistage précoce des retards de langage. La ministre précise qu’elle réfléchit avec les Collèges médicaux, la Direction Santé et les autres directions concernées à un plan d’action. «Celui-ci prendra place lors de la prochaine campagne thématique de l’Office 2016-2017 qui se centrera sur la question du développement du langage chez l’enfant », conclut-elle.-
D.SW.(La Meuse du 3 août)

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