Marchin, des déchets pour chauffer les infrastructures et maisons

Comme à Clavier, l’innovation est également dans l’air à Marchin (voir l'article d' hier sur ce blog)! Une enquête publique vient d’être rentrée auprès de l’administration communale de Marchin par l’entreprise Jouletec pour l’octroi d’un permis d’urbanisme. Le but? Installer une station de biométhanisation qui se situerait au bout du chemin de Sandron.

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«Celle-ci se trouverait dans une zone d’équipement communautaire où les vents dominants ne soufflent pas en direction des habitations. Le GAL pays des Condruzes a identifié cet endroit», explique Marianne Compère, bourgmestre faisant fonction.Ici aussi, le système est comparable au projet de Clavier puisque le lisier, le fumier, la tonte de pelouse, et toute sorte de déchets agricoles seront utilisés afin d’en extraire le méthane pour produire de l’électricité et de la chaleur. Comment? Grâce à la biométhanisation, procédé qui permet d’extraire du biogaz suite à la dégradation du matériel organique. «Il y aura très peu voire pas du tout de nuisance olfactive», insiste Marianne Compère.
La production via ce système servira, en partie, pour chauffer le home la Belle-Maison, le bâtiment communal, le hall sportif, l’école communale ainsi que l’athénée. «Mais nous n’en oublions pas pour autant les riverains. En effet, les maisons se situant sur le chemin du réseau pourront se raccorder à un prix tout à fait moindre que celui pratiqué sur le marché.» L’électricité produite sera reversée sur le réseau public. La société demandeuse d’un permis souhaite travailler au maximum avec les producteurs de la région. C’est ainsi qu’elle a établi une collaboration avec les agriculteurs de la commune. En tout 2 véhicules par jour disposés sur 2 axes feront les trajets. Les résidus issus de la biométhanisation seront dispersés sur les terrains agricoles comme engrais naturel. «La capacité de cette station de 600 watts permet de faire vivre 1.500 habitations sur un an et équivaut à 400.000 litres de mazout», précise Michel Marlot, fondateur de l’entreprise. «Contrairement aux panneaux photovoltaïques, l’énergie distribuée est continue.» Autant dire qu’il s’agit là d’un pas supplémentaire vers l’utilisation répandue des énergies renouvelables dans les communes. Une grande première à Marchin! Le promoteur du projet sera présent le jeudi 1er septembre de 15h à 17h30 à l’administration communale. S’en suivra une réunion d’information jusque 19h.-C.L.(La Meuse du 20 août)

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