Faillites en 2016: en baisse partout sauf à Huy-Waremme à la traîne (+ 8,5%)

A Huy-Waremme, alors qu’en 2015, le nombre de faillites avait chuté de 15%, l’année 2016 est nettement moins réjouissante puisqu’une hausse de 8,5% de faillites a été observée. 102 entreprises ont mis la clé sous le paillasson contre 94 en 2015. Ce qui représente une perte d’une centaine d’emplois.

Selon les dernières statistiques, la tendance est pourtant à la baisse partout. Pour 2016, 10.066 faillites ont été enregistrées en Belgique, soit 539 de moins (-5,1%) que l’année précédente. En Wallonie, le bulletin est encore meilleur puisqu’elles plongent de 13,9%. Dans l’arrondissement de Liège, elles chutent de 10,94%, et dans celui de Verviers de 16%. Pour la province de Liège, il n’y a que l’arrondissement de Huy-Waremme qui affiche un mauvais bulletin.
capture ecran 2017-01-10 à 19.52.59.jpgLes secteurs d’activité les plus touchés sont l’Horeca, principalement les cafés et les snacks. Ensemble, ils représentent 11% des faillites. Autre secteur touché: l’alimentation (3,40% contre 1,14% en 2015) et la construction générale (4,08% contre 1,71% en 2015). «Beaucoup de petits indépendants (chauffage, sanitaire, soins de la personne, etc.) sont également fragilisés» ajoute Marcel Rulot, e directeur de l’UCM Huy, qui reconnaît «être dans le creux de la vague».
Comment l’expliquer?
«Ce que je constate, c’est qu’à Huy-Waremme, ce sont surtout des activités traditionnelles comme l’Horeca ou des entreprises de construction qui sont développées alors que dans les autres arrondissements, on est passé à des activités de pointe au niveau technique et industriel», analyse Me Benoît Stévart, curateur à la division hutoise du tribunal de commerce de Liège. «Ces activités plus pointues génèrent de l’emploi et ont un effet d’entraînement sur les autres secteurs d’activité. Il y a un peu plus d’argent qui circule et on le voit, qui profite à l’Horeca ou encore à l’habillement.»
Me Stévart reste cependant optimiste pour Huy-Waremme. Il est convaincu que cet effet d’entraînement constaté chez nos voisins va ressurgir sur notre arrondissement, «dans les 6 mois à venir, qui sait ? J’ai bon espoir».
Pour l’échevin hutois en charge du commerce, cette hausse des faillites est aussi une conséquence du dumping social. «C’est un vrai problème pour les petites entreprises», avance Christophe Pire. «Il doit être pris à bras-le-corps au niveau européen avec des répercussions au niveau des États». Au niveau de Huy, il dit mettre tout en œuvre pour relancer le commerce en rappelant les 500.000 euros débloqués pour favoriser le commerce de proximité et aider les jeunes indépendants.
Extrait de l'article de MARIE-CLAIRE GILLET dans le Meuse du 10 janvier.

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